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Haïti - L'école Saint-Alphonse


L'école Saint-Alphonse au coeur de la Cité Soleil en Haïti, pour la scolarisation des enfants les plus démunis et les plus vulnérables du bidonville.

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6 février 2010

Haïti : premier bilan après le séisme

Un nouveau mail de Denis Puthiot depuis Port au Prince

La situation générale du pays n’est pas toujours très claire pour la population. Les gens sont toujours dans la rue, dans des camps provisoires ou pour beaucoup regroupés près de leurs habitations, attendant des aides en logement, alimentation, eau et médicaments.

La grande majorité des habitants de Cité Soleil et de la Plaine sont restés sur place. Rares sont ceux qui sont partis en province, contrairement aux habitants de Port-au-Prince ou Delmas, les communes les plus touchées. Près de 500.000 personnes seraient déjà parties en province.

La vie reprend petit à petit, la plupart des stations services, magasins, banques, marchés, marchandes ambulantes, non touchés par le séisme, reprennent leurs activités. Seule, l’électricité n’est pas encore revenue. Au niveau des secousses, celles-ci sont devenues plus rares. Officiellement, il y a toujours des risques, même de séismes majeurs. Tout le monde est donc dans la rue, rares sont ceux qui se risquent à dormir à l’intérieur de leur maison, certains à cause des nuits fraîches. Jusqu’à présent, nous n’avons pas encore eu de pluies, chose que redoutent les instances médicales. Les camps provisoires annoncés par le gouvernement (à Croix des Bouquets notamment) ne sont toujours pas ouverts. Chaque jour, les distributions de nourriture, eau et autres provoquent violence, gros mouvements de foules, frustrations, …

Officiellement, les derniers chiffres dénombrent :
  • plus de 200.000 morts identifiés (donc sans compter tous ceux qui sont toujours sous les décombres, il faudra plusieurs semaines encore avant de tout déblayer) et ceux enterrés ou brûlés immédiatement par la population. (près de 3 % de la population).
  • Plus de 300.000 blessés, dont près de 4.000 cas d’amputation de pieds, jambes ou bras (de nombreux abus ont d’ailleurs été dénoncés).
  • Plus de 250.000 maisons détruites à Port-au-Prince.
  • 500.000 personnes déplacées en province.
  • Près de 75 % des écoles et universités détruites à Port-au-Prince et sa banlieue.
Au niveau des écoles Saint-Alphonse, Cité Soleil et Fourgy, la presque totalité des employés et élèves sont présents et disponibles pour reprendre des activités. Il faut compter près de 520 familles à aider, élèves et employés compris.
Les familles de Fourgy sont dans l’ensemble plus touchées que celles de Cité Soleil, près des ¾ des maisons sont à reconstruire… Les familles sont donc dans la rue pour un bout de temps… n’ayant plus rien. Presque tous ont perdu leur travail ou leurs activités de petits commerces. Ils sont donc obligés de survivre au jour le jour, sans possibilités de penser à reconstruire leur maison détruite. Ce problème de logement est donc un problème majeur, surtout avec les saisons des pluies à venir, dès le mois de février avec une grosse saison en mai, juin. La saison cyclonique démarre le 1er juin.

Actuellement, un sac de riz de 25 kg coûte environ 29 €. Il coûtait 18 € avant le séisme. Le taux de change n’est plus que de 38,50 gourdes pour 1 USD, au lieu de 41 gourdes. Les prix augmentent petit à petit. Une aide vraiment minime de 50 euros par famille permettrait aux familles de survivre pendant une semaine ou 10 jours. Très peu de familles ont accès aux distributions de nourriture qui n’atteignent pas encore la Plaine. Dans la Cité Soleil, il faut être vraiment très actif pour espérer en profiter.

Le coût d’une pièce de maison (blocs et tôles avec une porte en bois, serait d’environ 1300 € actuellement.

Le coût de location d’une pièce de maison était environ 300 € pour un an (Cité Soleil ou La Plaine), mais étant donné le nombre de maisons détruites, les pièces disponibles sont beaucoup plus rares et donc beaucoup plus chères. Une aide pour une location serait très utile aux familles ayant perdu totalement leur maison.

Au niveau du renforcement des micro-crédits, je pense qu’il faudrait voir cela dès le mois de mars car il est très important aux familles de reprendre des activités de commerce.
(...)
Pour la cantine, le PAM n’a pas encore repris ses activités au niveau des écoles. Ils sont pour le moment débordés par les problèmes de distribution de la nourriture aux familles déplacées dans les abris provisoires ou dans la rue.

Pour l’état des bâtiments de Saint-Alphonse, je suis venu avec un ingénieur ce matin pour une première expertise des dommages. Selon lui, le bâtiment abritant le dispensaire, sur le côté droit en entrant, avec deux étages, n’est pas sécuritaire. Environ la moitié des poteaux (6 sur 12) sont craqués, la première dalle s’est un peu affaissée. Ce bâtiment devra donc être détruit. Nous allons le plus rapidement possible étayer la dalle (10 douzaines d’étais métalliques) pour la soutenir et sécuriser la cour. Je pense qu’il faudra démolir le bâtiment étage par étage.
Les autres bâtiments, bien que touchés, sont aisément réparables. Les travaux sont nombreux, certains anciens murs sont à détruire. La partie des classes non refaites l'an dernier est à reconstruire.
Il faudra cependant attendre une expertise officielle du gouvernement ou du Ministère de l’Education Nationale avant de reconstruire. Nous ne savons pas encore quand cela pourra se faire, les besoins sont tellement immenses.
Le gouvernement a cependant déjà annoncé par voie de presse l’interdiction de toutes nouvelles constructions, celles-ci devront répondre désormais aux normes antisismiques.
Il nous faut donc attendre encore avant de pouvoir reprendre des constructions, qu’en sera-t-il des anciennes constructions ? A suivre toujours. Nous pouvons cependant faire des réparations au niveau des murs de clôture, des travaux de consolidation, démolitions et nettoyage.

Au niveau de la Plaine, les bâtiments ne sont pas gravement touchés mais nécessitent quelques réparations, ainsi que la clôture. Je fais faire un devis pour une réparation rapide de la clôture pour la sécurité de l’établissement.

Pour la reprise des activités, des réunions sont prévues avec les professeurs et les parents dans les prochains jours. Nous ne savons toujours pas si l’on aura la possibilité de recevoir des tentes pour la reprise des activités scolaires. Les tentes sont très difficiles à obtenir, nous n’avons pas encore pu en avoir pour les familles. Un terrain de football, à 100 mètres de l’école, pourrait servir aux activités provisoirement, d’autres écoles effondrées de la zone pourraient s’y joindre.
La cour de Fourgy peut également accueillir ces activités qui pourraient démarrer au mois de mars.

J’essaie d’envoyer des photos … mais c’est très dur d’avoir le signal Internet, je reste sans connexion souvent plusieurs jours de suite.

Bises à tous

Denis

27 janvier 2010

Des nouvelles d'Haïti, 15 jours après le séisme

Un courriel de Denis Puthiot depuis Port au Prince

La situation de Port-au-Prince évolue très lentement. Les secours d’urgence et recherches de personnes vivantes s’arrêtent pour laisser place aux secours humanitaires. Samedi, cependant, un jeune garçon de 23 ans a été retiré des décombres. Il avait eu la « chance » de travailler dans une épicerie. Depuis, quelques appels ont toujours lieu mais le travail de déblaiement et de recherche des cadavres sous les décombres a démarré. Il était temps car les rues sentent mauvais, partout des cadavres pourrissent sous les décombres. Il faudra de nombreux jours et semaines pour arriver à le faire. De très nombreuses maisons écroulées, des fois à plusieurs étages, se trouvent dans des corridors non accessibles aux véhicules.
Beaucoup de gens, plusieurs centaines de milliers sont déjà partis en province où se posent là aussi des problèmes d’organisation de camps, d’alimentation. Les autres dorment dans la rue, la plupart se regroupant en plusieurs familles dans la rue, près de leur maison, d’autres, très nombreux se regroupent dans des camps improvisés, sur des places, terrains vides. Là, les secours arrivent au compte goutte, au grand désarroi de la population qui se plaint de ne pas recevoir d’aides. De tous côtés, à la radio, des groupes appellent en déplorant n’avoir reçu aucune aide jusqu’à présent.
D’après les dernières informations de spécialistes, il y a encore de fortes chances de secousses pendant un mois surtout et même sur une longue période de plusieurs mois et même de plusieurs années.
Il y aurait actuellement un peu moins de 3 % de probabilité de secousses de 7° et plus, 25 % de 6° et plus, et 90 % de secousses de 5° et plus. Une secousse de 5,5° s’est produite encore hier mais plus au sud de Port-au-Prince. Pendant au moins un mois, il faudra attendre d’éventuelles secousses importantes avant de pouvoir se réinstaller dans les maisons qui devraient être contrôlées auparavant par des experts. Les épicentres se déplacent pour le moment vers le sud. Les villes de Gressier, Léogâne, Grand Goâve, Petit Goâve, Jacmel, Miragoâne ont été très touchées et se retrouvent dans la ligne des épicentres. Léogâne a été touchée à 80 % déjà lors du premier séisme du mardi 12.
Pendant un mois, tout le monde devra donc rester dehors la nuit. Cependant, certaines personnes sont déjà rentrées dans leur maison car elles ont peur la nuit (elles disent qu’il y a une importante quantité de diables et de loup garous profitant de cette aubaine …) et ont peur pour leurs enfants.

Pour la reconstruction en général, et des écoles Saint-Alphonse en particulier, il faudra attendre un plan de l’Etat de reconstruction. Des dizaines de milliers de maisons ont été détruites qui menacent elles mêmes de nombreuses autres. On parle déjà de plan Marshall, des réunions regroupant les principaux pays étudient le problème de la reconstruction, notamment de constructions para sismiques. Les nouvelles constructions ou réparations des anciennes seront donc sûrement interdites pour le moment et devront répondre aux exigences des directives de l’Etat. Il est donc à l’heure actuelle difficile d’estimer ce qui doit être fait et d’en avoir des premiers devis provisoires.

Une estimation de la situation des élèves, employés et parents de l’Ecole Saint-Alphonse est en cours, à la Cité Soleil et à Fourgy. Si l’école de Cité Soleil n’est pas assez sécuritaire avec ses bâtiments de deux étages, les locaux de Fourgy accueillent plusieurs familles sur le terrain de football, dans la première cour. Elles se sont regroupées là pour plus de sécurité. Nous pouvons déjà dire que les maisons des parents et employés de Fourgy sont détruites ou endommagées à près de 100 %. Il n’y en a pas une seule qui n’ait rien. Seules les maisons en terre et bois tissés ont tenu. Nous ne savons pas encore quand des experts pourront venir constater les dégâts dans les deux écoles.
En attendant de pouvoir faire plus, nous fournissons aux familles des aides ponctuelles comme par exemple la distribution de cachets de purification de l’eau.

Les banques, les supermarchés ont repris timidement depuis samedi. Les banques et les bureaux de transfert sont surchargés comme on pouvait s’y attendre. Des files de personnes, de plusieurs centaines parfois, attendant calmement leur tour pour y rentrer. Il est donc encore difficile de pouvoir entamer des aides plus importantes, d’autant plus que les sommes pouvant être retirées sont souvent de 5000 gourdes seulement (environ 100 €). Les stations d’essence donnent maintenant du carburant sans difficultés, cependant, il n’y a pas encore d’électricité, les communications téléphoniques reprennent très lentement et restent difficiles, Internet est encore excessivement difficile.
La situation à venir est donc encore sombre, car personne ne pourra rentrer vivre chez elle avant au moins un mois. Sans travail, sans ressources, les prix augmentant déjà fortement, la population devra être soutenue durant un moment. Des maladies et épidémies sont à redouter surtout en ville et dans les quartiers populeux et dans les camps.

A bientôt,

Denis

22 janvier 2010

Séisme Haïti : des nouvelles de Cité Soleil

Un courriel der Denis Puthiot depuis Port au Prince

Hier, une forte secousse d’une dizaine de secondes a eu lieu au lever du jour, créant une panique dans la population. Il y a eu près de 60 secousses plus ou moins fortes depuis mardi dernier. Jusqu’à présent, environ 75.000 corps recensés ont été enterrés mais il y a sûrement beaucoup plus que 200.000 victimes. De très nombreux corps (la plupart) sont toujours sous les décombres. Il y a plus de 250.000 blessés. Près de la moitié des maisons de Port-au-Prince sont détruites ou très fortement endommagées. Avec une population de près de 3 millions d’habitants, Port-au-Prince avec sa proche banlieue, la plupart sont donc sans abri actuellement, dormant dans la rue, dans des places, terrains, en groupe, parfois de plusieurs milliers de personnes.

Les pertes sont énormes, presque tous les bâtiments publics, les écoles, universités, magasins sont détruits. De nombreux étudiants et professeurs, médecins sont morts. Cela crée une véritable psychose et affectera le mental de la plupart des personnes. L’exode urbain est très importante et cela va bientôt créer des difficultés en province avec cet afflux de population.
De tous côtés, les regroupements de gens dans tous les quartiers réclament de l’aide, eau, vivres, médicaments, beaucoup se plaignant de ne pas avoir encore vu aucune instance. A certains endroits, il y a toujours des cadavres dans les rues.
De nombreux appels font état de personnes toujours vivantes sous les décombres mais la plupart des recherches s’arrêtent.

A mon niveau, l’état de ma jambe m’empêche de me déplacer. Gilles arrive demain et pourra m’assister. La Cité Soleil et la Plaine donnent l’impression d’avoir un peu moins de dégâts que la ville, c’est surtout parce qu’il y a peu de maisons en béton. La population y est cependant très touchée, dort également dans la rue, avec tous les problèmes que cela comporte, eau, nourriture, vêtements, hygiène, … Il leur faut également des couvertures, tentes, prélats.
Il y a eu plusieurs morts et de nombreux blessés. De nombreuses maisons sont effondrées ou endommagées. Un recensement au niveau des écoles de la Cité Soleil et de La Plaine est en cours, cela n’est pas toujours facile car il faut passer dans toutes les maisons, beaucoup sont également partis en province. Ce recensement ne sera que partiel. Un autre décès d’une élève de 2e année de Fourgy a été confirmé.

L’intervention à court terme est donc une aide aux familles en eau, nourriture, vêtements, matériel de cuisine,…
A moyen terme, il faudra reconstruire les écoles, avec éventuellement une démolition du bâtiment du dispensaire. Nous ne savons pas encore quand une évaluation officielle pourra être faite. Il faudra également aider les familles sinistrées à rentrer dans leur maison, les équiper.

Nous avons le programme de micro crédit dont nous devons également faire une évaluation des bénéficiaires. Beaucoup d’entre eux auront perdu maison, commerce, eu des parents décédés ou blessés. Une évaluation sera donc faite le plus rapidement possible. Georges, l’animateur était avec moi lors du séisme, mardi, dans une réunion sur le micro crédit. Il a ensuite tenté de regagner sa maison à Carrefour. Je n’ai pas encore de ses nouvelles depuis mais les communications téléphoniques ne sont toujours pas bonnes du tout.

Au niveau scolaire, je ne sais pas la décision que prendra de l’Etat en ce sens mais je pense que nous pourrons toujours, après le mois de mars ou avril, assurer des cours et des activités avec les enfants dans la cour de Fourgy en attendant la reprise des activités scolaires.

Aujourd’hui est venu me voir Maître Moïse, professeur de Mathématiques à l’école et responsable des problèmes informatiques. Il se trouvait au 3e étage de son école Infotronique en ville. Il a été projeté à l’extérieur et s’est retrouvé inconscient. Il avait plusieurs blessures à la tête, des dents cassées et blessé sur le corps. Il a passé plusieurs jours à Saint-Domingue dans un hôpital et rentré aujourd’hui même. Son école est complètement effondrée avec de nombreux élèves sous les décombres. Il a eu beaucoup de chance.

Je ne serai pas plus long car j’ai trop de difficultés à écrire et à envoyer ces messages. Il me faudrait un autre ordinateur car travailler dans ces conditions c’est vraiment décourageant.

A bientôt donc,
Denis

17 janvier 2010

Séisme Haïti : premier bilan de notre cooordinateur

Nouveau courriel envoyé de Port au Prince par Denis Puthiot

Je suis allé à l’école ce matin en moto. L’école est toujours debout. J’ai pu contrôler les bâtiments. Personnellement, je n’ai pas remarqué que les murs soient réellement penchés. Le sol de la cour est lézardé à plusieurs endroits. Il y a des fissures à plusieurs endroits.
Chaque bâtiment forme un bloc, il y a donc des écarts qui se sont formés aussi bien avec le sol de la cour qu’avec les autres bâtiments. Un petit mur dans le fond de la deuxième cour est tombé.
Les poteaux des bâtiments de la direction et du secondaire sont toujours droits et sans trop de fissures apparentes. Seuls trois poteaux du bâtiment du dispensaire (3 étages) sont très endommagés, dont l’un est cassé vers le haut. Ce bâtiment est donc vraiment très endommagé et représente un véritable danger dans la cour de l’école. Comme il est juste en face de celui du secondaire, s’il devait s’écrouler, il pourrait entraîner en partie ce deuxième bâtiment.
Je ne pense pas cependant qu’il y ait un danger très immédiat mais cela demande une surveillance continue.
Je signale quand même que la cantine et les salles de classes nouvellement reconstruites n’ont pas bougé. Il n’existe aucune fissure dans les murs ou les poteaux. Il y a cependant quelques lézardes dans le sol. Pour la cantine, il existe également un écart qui s’est créé entre celle-ci et l’ancien bâtiment de la cuisine, au niveau de la dalle et des poteaux. Un écart plus important existe au niveau du poteau extérieur.
Il existe également des fissures entre la dalle des salles de classes et le bâtiment du secondaire. Ceci est dû aux deux blocs en fait presque indépendants, constitués par le bâtiment du secondaire et des salles de classes. Ceux-ci ayant bougé séparément lors du séisme, cela a créé des fissures entre eux. De même au niveau du sol, des fissures se sont crées entre les bâtiments et le sol de la cour. Je ne pense pas que cela soit très grave.
De toute façon, il faudrait qu’un ingénieur ou un spécialiste fasse un contrôle général de tous les bâtiments de l’école. Pour mesure de sécurité, il est demandé que personne ne pénètre dans la cour.
Dans la cour d’en face, la plupart des murs de clôture sont tombés.
De même, pour la cour de Fourgy, une partie de la clôture, pourtant constituée de roches d’une épaisseur de près de 80 cm, je crois, est tombée.
Il existe également au niveau de la cité Soleil, une insécurité certaine due à un chef de gang « Bled » qui s’est échappé de la prison, a reconstitué un groupe et menace les jeunes et habitants près de l’école, accusés de l’avoir dénoncé et permis son arrestation.

Il existe un grand phénomène de brigandage, actuellement, en ville, par des groupes armées reconstituées après la fuite des prisonniers, qui profitent de la situation pour voler, violer, rançonner les gens, même dans les places où la population s’est regroupée.
C’est un vrai problème pour la sécurité des gens et pour la police que l’on ne voit pas encore beaucoup.

Nous avons au niveau de la cité Soleil, assuré un enterrement à deux jeunes. L’une est une élève de l’école Saint-Alphonse, Mislène Laplante, élève de 7e année et parrainée. Elle est décédée dans une église qui s’est effondrée dans la cité Soleil. Sa mère fait partie des bénéficiaires du Micro crédit. On me dit que sa mère se promène actuellement dans la rue comme folle. L’autre est la grande fille de 20 ans environ de Miss Evena, l’infirmière très ancienne de l’école Saint-Alphonse. Nancy est également une ancienne élèvede Saint-Alphonse qui était actuellement étudiante en université. Elle est morte suite à l’effondrement de son école en ville. Son corps avait pu être récupéré assez rapidement. Nancy était l’espoir de miss Evena qui est folle de douleur.
Les deux enterrements auxquels nous avons participé, se sont déroulés simplement avec une morgue de la Cité Soleil, dans un champ désert.
Jusqu’à présent ce sont les seules morts de l’école confirmées. Nous n’avons cependant, jusqu’à présent pas de nouvelles d’un certain nombre de professeurs habitant d’autres quartiers. Un certain nombre de professeurs sont également étudiants et nous espérons qu’ils s’en sont sortis.
La Cité Soleil et La Plaine ont un peu moins subi qu’à Port-au-Prince même, étant donné les maisons plus simples qui abritent les gens. Il y a eu cependant des écroulements de maisons, des fissures, des gens ont tout perdu. Mais dans l’ensemble, il y a un nombre limité de morts, avec surtout des blessés. L’école Nationale de la Cité Soleil et un collège important du quartier de Boston se sont effondrés.

De mon côté, c’est toujours une attente que les choses évoluent un peu. Le manque d’argent liquide nous empêche de rendre service tel que nous le voudrions. Nous espérons que les banques puissent ouvrir rapidement, que la livraison d’essence soit effective car il n’y aurait pas de problèmes de stocks. Les communications téléphoniques et d’internet se rétablissent progressivement. Jusqu’à présent, il n’y a toujours pas d’électricité, il faudra attendre que tous les réseaux soient vérifiés, de nombreux pylônes étant tombés. Ce qui peut se faire en quelques jours dans d’autres pays, peut prendre une éternité en Haïti.
Tout le monde déplore le manque de coordination et d’efficacité dans les actions du gouvernement qui se montre être complètement désemparé et impuissant. Le chef de l’Etat s’est réfugié dans un commissariat près de l’aéroport avec quelques uns de ses ministres. Les parlementaires se cherchent un local pour siéger, ne veulent pas cependant siéger dans un local fermé.
Des secousses se font toujours sentir régulièrement mais c’est normal. Tout le monde reste cependant dans le qui vive et comme je l’ai déjà dit, reste très choqué et traumatisé par cet événement exceptionnel.
Il est toujours difficile d’avoir des nouvelles de sa famille et de ses proches à cause des communications très difficiles et aussi parce que la plupart des téléphones sont complètement déchargés.
Moi-même, j’ai la chance d’avoir la batterie de la voiture et un inverter qui me permet d’avoir un peu de courant le soir. Seulement, l’essence diminue car il me faut de temps en temps démarrer pour recharger la batterie. J’ai suffisamment de denrées et de ressources pour tenir un certain temps. J’ai récupéré deux autres enfants de la famille de Bénita ainsi que son père, agé de plus de 80 ans.
La situation risque de devenir très difficile rapidement pour la population qui se retrouve dans la rue au niveau de l’eau, de nourriture mais aussi sanitaires, maladies et épidémies peuvent se développer rapidement avec tous les cadavres en décomposition se trouvant toujours sous les décombres. Les enterrements dans les fosses communes se poursuivent …

A bientôt pour plus de nouvelles
Denis

16 janvier 2010

Un nouveau message d'Haïti

Courriel envoyé depuis Port au Prince par Denis Puthiot

Depuis mardi, tout le monde est obligé de rester à l’extérieur. Des secousses se font toujours ressentir régulièrement jusqu’à présent. Les chances d’un autre séisme important diminuent de jour en jour mais reste encore la crainte de tous. Les consignes sont donc de rester en dehors des maisons encore quelque temps.

Le problème, ce sont les très nombreuses maisons, plus nombreuses que celles qui se sont déjà écroulées, fissurées, lézardées, certaines ne tenant à pas grand-chose. Là réside un très grand danger pour tous les survivants et de nombreux morts sont encore à craindre. Le bilan des morts et disparus sous les décombres sera long et très important. De nombreuses personnes ont été enterrées à la va vite sans avoir été comptabilisées. De très nombreuses personnes restent sous les débris, seules quelques unes ont pu être retirées des décombres. Toute la journée, nous entendons des témoignages d’école, église, centre, maison écroulée avec de très nombreuses personnes dessous, sans que personne ne puisse rien faire. Le nombre de maisons écroulées ou fissurées est très important, près de la moitié pour Port-au-Prince. L'odeur des cadavres en décomposition incommode fortement le voisinage. On commence à craindre des épidémies et à parler d’évacuation de la population de Port-au-Prince.

En province, la ville de Jacmel a été très touchée, à près de trois quart détruite. Les villes du Sud de Port-au-Prince, telle que Gressier, Léogâne, Grand Goâve et Petit Goâve sont également très touchées. La route de Jacmel est coupée, sans donc de communication avec la capitale. Il n’y a ni électricité, ni commerces, banques, ni pompe à essence, la plupart des téléphones ne fonctionnent pas et sont déchargés. Il est donc presque impossible de communiquer avec des proches. De nombreuses personnes marchent dans les rues à la recherche de nouvelles de parents. L’eau commence à être rare et c’est un gros problème pour les sans abris. L’avenir est donc très, très sombre. L’école n’ouvrira sûrement pas ses portes avant la rentrée prochaine. La grande majorité des établissements scolaires sont détruits. Les survivants, professeurs, élèves ne sont pas prêts psychologiquement à rentrer en salle de classe, surtout un établissement en dalle de béton… Je crois qu’il faudra du temps, de nombreuses années, pour que les gens s’en remettent.

Concernant l’école Saint-Alphonse, apparemment les bâtiments qui ne se sont pas effondrés, ne sont pas solides et penchent. Cela demandera donc une inspection de spécialistes pour évaluer les dégâts et les bâtiments sécurisés. Mais quand ? Les urgences sont nombreuses et dureront de nombreuses semaines.

De mon côté, je ne peux pas encore vraiment sortir, les déplacements sont difficiles faute de carburant. J’ai cependant plusieurs collaborateurs à Cité Soleil qui font une évaluation progressive des dégâts au niveau physique et matériel de toutes les personnes des écoles Saint-Alphonse, employés et élèves, parents ou proches. Déjà, deux morts sont confirmées hélas, mais beaucoup restent sans nouvelles. De nombreuses maisons sont cependant complètement détruites. De petites distributions en eau ou masques sont effectuées pour les proches des écoles. Cependant, nous n’avons pas de moyens et les banques étant fermées pour une durée encore indéterminée, il n’est pas possible d’avoir de l’argent liquide pour acheter de quoi aider les gens dans le besoin.

Nous espérons que la situation va pouvoir évoluer rapidement, en attendant chacun attend avec ses propres problèmes.

Je vous tiens au courant, ne nous oubliez pas !!!!

Denis

15 janvier 2010

Séisme en Haïti : enfin des nouvelles !!!

Mail envoyé cette nuit par Denis Puthiot depuis Port au Prince

Je suis désolé de ne pas avoir pu communiquer plus tôt pour vous donner de nos nouvelles. Je n’arrive pas à avoir de signal pour l’internet.

Tout le monde va bien à la maison. Nous avons ressenti comme tout le monde une très forte secousse. Un gros son sourd provenant du sous-sol puis la terre a tremblé, nous avons ensuite senti la maison se soulever et se déplacer, cela a duré près d’une minute. Ensuite, tout le monde s’est retrouvé en bonne forme, la maison n’avait rien. Nous sommes sortis dehors voir les voisins. Là, de nombreux murs étaient tombés empêchant tout sortie en voiture. Il y avait plusieurs blessés. Nous avons appris que de nombreuses maisons s’étaient écroulées, faisant de nombreux morts et blessés dans les alentours

Les secousses se sont succédées, plus ou moins fortes, la plupart des personnes étaient complètement terrifiées et de nombreux appels s’entendaient. Tout le monde s’est regroupé dans les carrefours ou la rue, craignant d’autres secousses plus fortes.
24 h sont passées. Les secousses continuent régulièrement.

De très nombreux dégâts sont signalés à la radio. Tous les Ministères se sont effondrés, il ne reste plus que celui des Affaires Sociales, un ancien bâtiment. Il ne reste plus rien ou presque du Palais National, de la plupart des Ministères, du Parlement, de la Cathédrale, de la Poste, la Mairie de Port au Prince, de la Direction Général des Impôts, le Palais de Justice et de nombreux autres bâtiments publics. De nombreux hauts dirigeants se sont retrouvés sous les décombres, Sénateurs, Directeurs, Juges, avec de nombreux employés.

De nombreuses Universités et écoles se sont effondrées, beaucoup avec les étudiants hélas en dessous. De nombreux hôpitaux, dont la Sodec, églises, hôtels, dont le Montana, l’Oloffson, le Christopher, supermarchés, commissariats de police et autres établissements se sont écroulés avec de nombreuses personnes à l’intérieur. Il était près de 17h. Et bien sûr de nombreuses maisons privées … De nombreux cadavres sont alignés le long des routes, les blessés ne savant où aller, les hôpitaux restants sont débordés.

La prison s'est aussi effondrée, la presque totalité des prisonniers se sont échappés. Beaucoup d’entre se trouvaient déjà dans la cité.
Le siège de l’ONU s’est également effondré, le représentant de l’ONU en Haïti est décédé ainsi que de nombreuses autres personnes et des soldats de la Minustha.

Nous n’avons toujours pas de nouvelles de la province …

Les deux écoles ont subi des dégâts, difficiles à évaluer pour le moment. Les bâtiments ne se sont pas écroulés, mais des murs de clôtures de Fourgy, les murs extérieurs de l’école dans la cité Soleil, dans le coin de la cuisine, se sont écroulés. Apparemment, les gens préfèrent ne pas rentrer à l’intérieur, à la cité Soleil, car certains bâtiments pencheraient ...

Hélas, nous pouvons déjà déplorer la mort ou des blessures imortantes de plusieurs élèves.

La maison de Ricot, le directeur, s’est totalement effondrée, ainsi que celle de plusieurs autres personnes de l’école.

Jusqu’à présent, il est difficile de sortir, rien ne fonctionne, pas de signal donc d’internet, de communication téléphonique, pas d’électricité, les pompes d’essence, banques, supermarchés et marchés ne sont pas ouverts. Nous ne pouvons qu’attendre, d’autant plus que les secousses continuent régulièrement.

Nous restons au maximum et passons la nuit dans la cour, ne rentrant à l’intérieur de la maison qu’en cas de besoins urgents. Toute la population se trouve d’ailleurs dans les rues et parcs.

Nous avons toujours une sensation de vertige, que le sol bouge. Nous ne savons pas toujours si le sol tremble réellement ou si c’est dans notre tête. Des fois, j’ai l’impression d’être dans un bateau. Certaines secousses sont néanmoins beaucoup plus fortes que d’autres. Cela peut durer encore un jour ou deux …

De nombreuses personnes, parents, employés auront perdu leur maison et tout ce qu’ils possèdent. Il nous faudra leur venir en aide... Et de gros travaux seront nécessaires dans les deux écoles.

Nous espérons que nous pourrons recevoir de l’aide rapidement pour soulager la souffrance de tous ces gens. Dès que je peux vous donner plus de renseignements et des photos, je vous les envoie.

Bises à tous

Denis

13 janvier 2010

Haïti ravagé par un violent tremblement de terre

URGENCE SEISME HAITI

Après le séisme d'une rare violence qui a frappé Haïti hier soir, nous sommes sans nouvelles de nos écoles St Alphonse de Cité Soleil et de Fourgy. Nous ne vous cachons pas que nous sommes extrêmement inquiets, tant pour les enfants que pour notre équipe sur place.

Nous vous tiendrons informés des nouvelles reçues et de l'évolution de la situation par le biais de ce blog.

Vous pouvez nous aider en faisant un don.
Nous vous remercions de votre soutien.

12 décembre 2009

Haïti : Rentrée scolaire à Cité Soleil et Fourgy

en savoir plus sur le parrainage d'enfants en Haïti

Situation générale en Haïti
Enfants en rang à l'école St Alphonse, bidonville de Cité Soleil en Haïti La faim est toujours présente partout en Haïti. C’est en fait une situation normale pour une population quasi sans salaires ! Selon les statistiques, plus de 85% de la population est au chômage.
La visite récente de Monsieur Bill Clinton, défenseur d’Haïti auprès des Nations Unies, a cependant fait renaître l’espoir. Accompagné de près de 200 investisseurs étrangers, il est venu chercher les opportunités d’investissements dans notre pays. Depuis, nous attendons…

Sur le plan politique, le Président René Garcia Préval a toujours opté pour un gouvernement pluriel. C’est un bon choix car depuis son arrivée, il n’y a plus d’opposition politique. En cas désaccord, le Parlement remplit son rôle de censeur. C’est ce qui est arrivé le 29 octobre dernier : Madame Duvivier Pierre Louis, la Première Ministre, s’est vue reprocher de n’avoir pas respecté les points présentés dans sa politique générale. Elle devrait être remplacée rapidement.

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22 juin 2009

Haïti : Ecole Saint Aphonse, Cité Soleil - Rapport 3ème trimestre 2009

en savoir plus sur le parrainage d'enfants en Haïti

Récréation dans la cour de l'école St Alphonse de Cité Soleil en HaïtiAujourd’hui, l'école Saint Alphonse est sur le point de redonner espoir et confiance. La cantine scolaire et le programme de micro crédit de SOS Enfants ne cessent d’attirer élèves et parents de Cité Soleil.

Les travaux de réhabilitation laissent entrevoir un avenir bien meilleur. Grâce à vous, nous sommes en train de remonter la pente. Votre appui continu témoigne de votre franche confiance en notre CASA.

Les habitants de Cité Soleil et de la Plaine croient également dans nos actions. Les élèves, de leur côté, sont de plus en plus motivés pour apprendre. Avec la stabilité relative du pays, nous sommes certains que l’on pourra réaliser d’autres projets intéressants pour le plus grand bénéfice des enfants et de leurs parents.

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20 février 2009

Haïti : Ecole Saint Aphonse, bidonville de Cité Soleil - Rapport 2ème trimestre 2008/2009

en savoir plus sur le parrainage d'enfants en Haïti

Situation générale en Haïti
Bidonville de Cité Soleil en Haïti après le cyclone Hanna La situation d’Haïti est dominée par les conséquences des cyclones Fay, Gustav, Hanna et Ike qui ont frappé l’été dernier (16 août à 7 septembre 2008). Le Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle avait reporté au 6 octobre la rentrée des classes prévue initialement pour le 2 septembre.
Les provinces les plus touchées par les intempéries se trouvent encore dans une situation très précaire.
A Belle-Anse, dans le département du Sud-Est, une soixantaine d’enfants déjà sont morts de faim alors qu'aux Gonaïves, la population est sérieusement contaminée par des maladies dues aux inondations.

Et plus grave encore, à Port-au-Prince, le nombre des enfants des rues se multiplie chaque jour. Les parents de ces enfants viennent essentiellement de province et sont incapables de prendre soin de leurs enfants. S’ils ne dorment pas dans les rues, ils se fixent à Cité Soleil ou dans d’autres bidonvilles près du centre ville de Port-au-Prince.

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7 septembre 2008

SOS Urgence Cyclones en Haïti

Participer à l'aide d'urgence pour Haïti

Dégâts causés par le cyclone Hanna, école St Alphonse ,bidonville de Cité Soleil en HaïtiLe pays sombre vraiment dans une misère incroyable, avec le coût de la vie impossible et les méfaits de ces trop nombreux cyclones…

Nombreuses maisons détruites, nombreux dégâts matériels, perte de bétail, champs dévastés...

Des sinistrés de Gonaïves restent sans manger depuis 5 jours...
Des milliers de familles sont sinistrées...
De gros dégâts dans l'école St Alphonse, le toit de la cantine s’est effondré...
De nombreux parents et enseignants de St Alphonse et de La Plaine ont tout perdu...

Officiellement reportée au 8 octobre, la rentrée scolaire reste vraiment incertaine pour nous...

Nous lançons un appel au secours, aidez-nous !

Denis PUTHIOT
Coordinateur SOS Enfants
Port-au-Prince, 7 septembre 2008

5 septembre 2008

Cyclones sur Haïti : gros dégâts pour l'école St Alphonse...

Participer à l'aide d'urgence pour Haïti

Dégâts causés par le cyclone Hanna, école St Alphonse, bidonville de Cité Soleil en HaïtiL'école a subi de gros dégâts et nécessite de nombreuses réparations, comme vous pouvez le voir. Le toit de la cantine s'est effondré dans l'école. Les salles de classe ne sont plus sécurisées. Les tôles sont très abîmées et de gros trous sont apparents dans les murs.

A Thomazeau comme partout, beaucoup de pluie, l'eau recouvre les terrains heureusement très étendus.
Les bassins n'ont pas trop souffert mais le sol est déjà saturé.
Ike commence à faire son apparition, gros nuages, et petite pluie... Espérons qu'il ne fera pas trop de dégâts...

La situation est vraiment insupportable, aidez-nous !

Denis PUTHIOT
Coordinateur SOS Enfants
Port-au-Prince, 5 septembre 2008

2 septembre 2008

Après le cyclone Gustav, Hanna dévaste Haïti

Participer à l'aide d'urgence pour Haïti

Le cyclone Hanna en HaïtiHanna a vraiment créé d'énormes dégâts partout dans le pays, mais surtout encore une fois à Gonaïves. les gens au téléphone disent que c'était trois fois pire que pour Jeanne (3 jours de pluie au lieu de 3 heures).
Il y a eu 2 à 3 mètres d'eau, les premiers étages ont disparu de la vue. Personne ne peut se déplacer jusqu'à présent (et donc manger). Il n'y a pratiquement plus de nourriture disponible, les routes sont toujours inaccessibles... Jacmel et les Cayes étaient aussi sous les eaux, jusqu'à 2 mètres et plus parfois. Les dégâts sont immenses, et ce dans presque tous les départements. Les victimes seront encore une fois nombreuses.
A Port-au-Prince, beaucoup de pluies et donc des inondations, beaucoup de sinistrés. La rentrée va sûrement être encore retardée dans de nombreuses localités.
La Plaine a été encore inondée, environ 1m d'eau cette fois. La plaine de Thomazeau est aussi sous les eaux, les terrains sont vraiment imbibés d'eau et cela aura des conséquences sur le projet Tilapia. Impossible de creuser les bassins...
La Cité Soleil aussi inondée, des sinistrés, mais pas en comparaison avec certaines régions du pays. La pluie continue de tomber après une petite accalmie.

La situation est difficilement supportable, aidez-nous !

Denis PUTHIOT
Coordinateur SOS Enfants
Port-au-Prince, 2 septembre 2008

31 août 2008

Haiti ravagée par le cyclone Gustav

Participer à l'aide d'urgence pour Haïti

Le cyclone Hanna en HaïtiLe cyclone Gustav a fait pas mal de dégâts en Haïti. Beaucoup d'inondations, de victimes et de dégâts matériels.
A la Cité Soleil, de nombreux sans abris, maisons inondées, l'école n'est pas trop touchée.
A la Plaine, de nombreuses familles d'élèves se sont réfugiées dans la cour de l'école, pourtant elle aussi inondée.
A Thomazeau, pas trop de dégâts, petite inondation des terrains alentours, la voiture ne pouvant arriver au site. La nappe phréatique est cependant presque à ras du sol.
A Jacmel, beaucoup de dégâts. Tous les bananiers sont tombés ainsi que quelques avocatiers. Personnellement, ma maison est endommagée, un gros arbre est tombé sur la toiture et l'a complètement défoncée, elle est à refaire le plus rapidement possible... Les gens qui y habitaient (Elysee et sa famille) ont du se réfugier chez un voisin.

La rentrée scolaire est encore aléatoire vu les difficultés économiques de la population empirées par ce nouveau cyclone...
Elle est reportée officiellement au 8 septembre mais tout le monde attend aussi l'arrivée probable du nouveau gouvernement... pour savoir l'aide qui sera apportée pour cette rentrée scolaire difficile.

La situation est insoutenable, aidez-nous !

Denis PUTHIOT
Coordinateur SOS Enfants
Port-au-Prince, 31 août 2008

18 juillet 2008

Haïti : Ecole Saint Aphonse, bidonville de Cité Soleil - Rapport 3ème trimestre 2007/2008

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Situation générale en Haïti
La situation difficile de la vie socio-économique de la population a marqué et marque encore le quotidien haïtien depuis plus de deux mois. En outre, les actes de vol et de kidnapping refont déjà surface.

Dans les rues du bidonville de Cité Soleil en Haïti La vie chère
Le prix des produits de première nécessité ont augmenté pour certains de plus de 100 % entre 2007 et mai 2008. Parmi ces produits, il y a le riz et la farine de blé qui sont les produits les plus consommés par les haïtiens (pain, pâtes, petits gâteaux secs salés et sucrés).

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7 février 2008

Haïti : Ecole Saint Aphonse, bidonville de Cité Soleil - Rapport 2ème trimestre 2007/2008

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Situation générale en Haïti
Sortie des classes à l'école St Alphonse, Cité Soleil en Haïti Après les années de chaos de 2004-2006, Haïti connaît à présent une stabilité à encourager. Mais l’inflation bat son plein dans le pays. Le prix de tous les produits a considérablement augmenté ces derniers mois. Une situation qui remet en question le gouvernement Préval/Alexis. Celui-ci risque de tomber dans un avenir plus ou moins proche…
A Cité Soleil, le tableau n’est pas différent. La misère ronge la population. Le gouvernement souhaite mettre en place des cantines populaires pour réduire la faim qui étreint la majorité de la population.

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15 octobre 2007

Haïti : Ecole Saint Aphonse, bidonville de Cité Soleil - Rapport 1er trimestre 2007/2008

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Elèves de l'école St Alphonse en Haïti, ateliers de vacances
Situation générale en Haïti
Du point de vue sécurité, la situation générale d’Haïti s’est bien améliorée comparé aux trois dernières années. Aujourd’hui, l’Etat haïtien peut dire qu’il contrôle l’ensemble du pays. La préoccupation première des haïtiens n’est donc plus l’insécurité mais la situation économique de plus en plus critique.
Cité Soleil est très stable et accessible à tous. Les forces de l’ordre y sont présentes. Le local du tribunal et de l’Etat civil a été réaménagé et sert donc à la population. L’Administration communale a regagné son local au centre de la Cité. L’Etat est donc maintenant présent dans le plus grand bidonville haïtien.

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18 juin 2007

Haïti : Ecole Saint Aphonse, bidonville de Cité Soleil - Rapport 3ème trimestre 2006/2007

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L'extrême pauvreté des familles en Haïti
Situation générale en Haïti
Avec la venue au pouvoir de René Garcia Préval et Jacques Edouard Alexis, le peuple haïtien espéraient que leurs problèmes allaient se résoudre. C’est pourquoi ils ont voté LESPWA (l’espoir) ! Mais les choses ne peuvent pas s’améliorer du jour au lendemain. L’inflation continue, la population souffre de faim chronique, le chômage atteint son niveau le plus haut. Bref, la soif de la population reste entière. Il faut toutefois reconnaître une nette amélioration du point de vue de la sécurité. Le gouvernement actuel essaie de déstabiliser le fonctionnement des bandes armées. Les bandits opèrent à présent dans des points fixes bien connus de tous. Le centre ville de Port-au-Prince n’est plus une zone à risque. L’intensité du phénomène du kidnapping (au premier rang mondial ces derniers temps) diminue dans le pays, mais il ne disparaît pas totalement.

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6 février 2007

Ecole Saint Aphonse, bidonville de Cité Soleil, Haïti - Rapport 2ème trimestre 2006/2007

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Situation générale de Cité Soleil et de Fourgy
Contrairement à l’année dernière, il n’y a plus aucun obstacle à Cité Soleil pour le fonctionnement des écoles. Il se passe parfois plusieurs journées sans qu’on entende le son des cartouches, tant du côté des groupes rebelles du milieu que du côté de la Minustha. L'école St Alphonse dans le bidonville de Cité Soleil en Haïti La population peut facilement vaquer à ses occupations sans s’inquiéter, mais il reste difficile de savoir si le phénomène d’enlèvement des citoyens haïtiens et étrangers a totalement disparu.

Fourgy est un quartier généralement paisible. S’il y a une perturbation, son origine est souvent extérieure. L’insécurité n’est donc pas un obstacle pour le développement de ce milieu. Les deux écoles n’ont rencontré aucune difficulté pour et depuis la réouverture des classes.

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24 novembre 2006

Haïti : Cité Soleil et St Alphonse remportent la palme

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Un article du Nouvelliste en Haïti
Un article du Nouvelliste
Surprise aux examens du baccalauréat 2006 ! Le lauréat national de Philo A est un résident de Cité Soleil. Mieux. Son école, le Collège Saint-Alphonse, est dans le peloton de tête du tableau d'honneur du MENFP. De quoi gommer bien des stéréotypes.
Jean-Claude Bien-Aimé, premier lauréat national en Philo A et élève du Collège Saint-Alphonse de Cité Soleil, ne s'est pas présenté à la cérémonie officielle de remise de primes organisée vendredi par le ministère de l'Education à l'auditorium du Nouveau Collège Bird.

Son absence a déçu et intrigué les centaines de personnes endimanchées qui espéraient pouvoir mettre un visage sur le nom de celui qui fait honneur au plus grand bidonville du pays. Nous nous sommes rendus à Cité Soleil pour essayer de retrouver Jean-Claude et le Collège Saint-Alphonse. Chose surprenante, l'établissement dont il est question n'a pas de classe de terminale mais Jean-Claude était malgré cela inscrit par l'école pour participer aux examens officiels.

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