Distribution des cadeaux offerts aux enfants Pygmées par leurs parrains et marraines
De retour de leur campement, les enfants ont eu droit à un deuxième Noël avec la distribution des cadeaux offerts par les parrains et marraines et par SOS Enfants. Par souci d’égalité, tous les dons ont été partagés et aucun enfant n’a été oublié. La majorité des cadeaux sont “utiles”: chaussures, vêtements, sous-vêtements, draps, lampes, savons…
Les pièces uniques ou en quantité réduite sont mises à la disposition de tous (poupées, voitures, ballons...).

Scolarité et formation professionnelle

Concernant la scolarité de nos enfants, le fait marquant cette année est le nombre important de jeunes adolescents ayant choisi de faire une formation qualifiante, en différents lieux, dans l’enseignement technique.

Formations à Bipindi
Deux établissements se sont ouverts cette année dans notre petit village de Bipindi, offrant ainsi une vraie opportunité à nos jeunes d’acquérir une formation professionnelle sans trop s’éloigner de leur famille et de leur lieu de vie. Il s’agit du collège d’enseignement technique industriel et commercial (CETIC) et du centre de promotion de la Femme et de la Famille (CPFF). Ces deux établissements proposent une formation professionnelle sur quatre ans et ont attiré des jeunes de niveau moyen, non désireux de poursuivre des études générales après le primaire, mais souhaitant plutôt apprendre un métier rapidement.
  • Le CETIC accueille 4 garçons Bagyeli, 3 en section électricité et un en maçonnerie. La première année est un tronc commun pour toutes les filières, la spécialisation se faisant à partir de la deuxième année.
  • Le CPFF dispense une formation à 4 adolescentes Bagyeli, 2 en section économie sociale et familiale (ESF) et 2 en section industrie de l’habillement (IH). L’année scolaire se divise en deux périodes : 6 mois de théorie et pratique, et 3 mois de stage dans les ateliers.
De l’avis des enseignants respectifs, il s’avère que les jeunes sont très motivés, assidus, disciplinés, et s’adaptent relativement bien à leur nouveau cadre d’études. Le démarrage des cours a connu quelques difficultés d’ordre matériel principalement : les filles n’avaient pas de tables-bancs et devaient travailler à même le sol. Le foyer a du prêter des bancs pour ses élèves.

Autre problème : le coût du matériel de formation est très élevé dans les centres et demande un effort financier au Fondaf. Concernant l’intégration des élèves Bagyeli, les filles principalement ont dû faire face au comportement discriminatoire de leurs camarades Bantous. Le foyer a dû intervenir auprès de la direction pour que ce genre de comportement soit sanctionné. Cet incident nous montre que la mission du Fondaf, qui est de faire une place dans la société à ce peuple Bagyeli, est loin d’être achevée.

Une troisième formation se fait aussi à Bipindi, au centre médical d’arrondissement :
  • Le CMA (Centre Médical d’Arrondissement) accueille en formation (soins infirmiers) pour 10 mois trois jeunes Bagyeli (2 filles et 1 garçon). Le médecin responsable de la formation est satisfait du travail accompli. Il remarque que la présence des stagiaires Bagyeli incite les Bagyeli à se faire soigner et à fréquenter un peu plus l’hôpital.
Formations à Kribi
Six élèves sont scolarisés à Kribi dans 2 établissements pour une formation de deux ans.
  • La SAR accueille les 4 garçons pour des formations en menuiserie et maçonnerie.
  • Le CPFF accueille les 2 filles.
Nos quatre appentis en formation à Kribi : NDONGO Jean, MABALLY Emmanuel, Mana Jean Ecart et NZIE Simon Ces élèves qui ont choisi d’aller à Kribi sont de grands adolescents qui ne voulaient pas s’engager dans une formation trop longue. Les garçons sont installés dans deux chambres louées pour eux. Les filles sont hébergées par des amis de leurs parents.
Ces jeunes ont une certaine indépendance. Ils reçoivent chaque semaine de l’argent de poche qu’ils gèrent très bien. Leur intégration ne pose aucun problème et les résultats scolaires sont très bons, et même excellents pour deux d’entre eux. C’est une grande satisfaction pour le Fondaf.

Ce long développement sur la scolarité de nos adolescents nous montre l’évolution de leur éducation et leur adaptation au monde moderne. Ils sont conscients de leur grande chance, et tiennent à remercier particulièrement leurs parrains et marraines et tous les donateurs à l’origine de cette profonde transformation.

Merci à tous de votre soutien généreux.

La Direction du Fondaf
Bipindi, Mars 2010

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