Sur l’île Ste Marie, je suis arrivée dans un orphelinat en pleine effervescence. J’ai participé, avec toutes vos protégées, à la préparation de la bénédiction d’une nouvelle école. De la plus petite à la plus grande chacune a préparé, cuisiné, astiqué. La bonne humeur était telle que c’était déjà la fête, trois jours avant la cérémonie. Le jour venu, elles ont dansé et chanté avec un entrain qui faisait plaisir à voir.

Le terrain de basket de l'orphelinat des Filles de Marie de l'Ile Ste Marie Les festivités achevées, elles sont revenues à leur quotidien assez chargé entre les études et les corvées domestiques.

Heureusement, le mercredi après-midi et le week-end, les plus grandes organisent régulièrement des matchs de basket avec les jeunes de la ville d’Ambodifotatra. Les plus jeunes pensionnaires y participent en supportrices extrêmement attentives et motivées. Et puis, lorsqu’elles le peuvent, les sœurs organisent des grands pique-niques à la plage, véritables expéditions dans de grands éclats de rire.

Les enfants de l'orphelinat des Filles de Marie lisent les courriers des parrains et marraines La remise des lettres et des petits cadeaux des Parrains et Marraines a été un grand moment de joie, les plus grandes lisaient leur courrier aux plus petites et, pour finir, tout à été collé sur les murs de la salle d’études pour que chacune y ait accès. De nombreux cadeaux ont été partagés, surtout avec les plus petites.

A Antalaha, j’ai trouvé Sœur Marie Goretti épuisée et déprimée par deux cambriolages successifs. Ne disposant que de faibles revenus pour faire vivre son foyer, elle s’est résolue à n’accueillir que 17 orphelines alors que 60 lits sont disponibles et elle a renoncé à payer un gardien de nuit pour faire des économies.
Les enfants jouent dans la venelle de l'orphelinat des Filles de Marie
Les bâtiments sont en mauvais état et certains travaux doivent être exécutés d’urgence pour éviter l’aggravation des problèmes. Certaines fillettes ont déjà été déplacées dans les autres orphelinats de la communauté des Filles de Marie. Alors, pour donner à chacune une chance égale, SOS Enfants a étendu son aide aux orphelines d’Antalaha et de Sambava.

Le réfectoire de l'orphelinat des Filles de Marie à Majunga A Majunga, j’ai retrouvé 60 orphelines que je connaissais déjà pour la plupart. J’ai revu Marie-Louise Lathame dont je vous ai déjà parlé, toujours aussi studieuse et motivée, elle est maintenant en 3ème année de Droit.

J’ai aussi retrouvé la petite Eva, si espiègle et attachante et qui a failli mourir de la fièvre jaune il y a quelques mois. Et aussi Sarah et Rosine, enfants des rues que Soeur Marie-Angèle avait recueillies pendant mon séjour en 2007.

Le réfectoire de l'orphelinat des Filles de Marie à Majunga

Ce sont toutes d’excellentes élèves qui trouvent au foyer Ste J. d’Arc la sécurité et les conditions favorables à l’étude.

Chers parrains et marraines, je suis revenue avec la conviction profonde que toutes ces orphelines ont eu une chance inespérée de vous trouver sur leur chemin. Lorsqu’on circule dans les rues de Madagascar on rencontre tellement d’enfants contraints à la mendicité, livrés à eux-mêmes, cherchant leur pitance dans les tas d’ordures et n’ayant d’autre espoir que de survivre au milieu de la misère… Votre aide est plus que jamais indispensable. Vous avez sorti Marie-Louise, Eva, Sarah, Rosine et toutes leurs camarades d’un destin terriblement sombre. Vous leur offrez les meilleures conditions pour préparer leur avenir et entrer dans la vie adulte avec de solides atouts en poche, une éducation, une bonne santé, un métier qui leur permettra de gagner leur vie dignement.

SOS Enfants, avec votre aide, poursuivra cette mission qui est de donner une chance aux enfants les plus démunis. Toute l’équipe vous remercie et vous est profondément reconnaissante de votre générosité qui ne se dément pas.

Sylvie NICOULIN
Responsable secteur Madagascar

Si vous le souhaitez, vous pouvez parrainer l'orphelinat Ste Marie à Madagascar.