Les témoignages de leurs parents sont tous encourageants.
On les voit bien progresser dans leur apprentissage mais aussi au sein de leur famille, avec leur voisinage. Ils montrent tous beaucoup d’application dans toutes les tâches qu’on leur demande de réaliser, à l’atelier Aprojed mais aussi à la maison.

Et les tâches ne manquent pas … A la maison, on se lève vers 5h30, il faut aller puiser l’eau et se préparer. Certains de nos jeunes parcourent 1h30 de marche pour atteindre le centre d’apprentissage. Ils pourraient monter dans des bus mais ils n’en ont pas les moyens.
L'atelier de formation des enfants soldats en apprentissage de menuiserie à Goma Les portes du centre Aprojed ouvrent un peu avant 8h pour accueillir les premiers qui arrivent. Jusqu’à 12h30, on travaille, on apprend le dessin technique, on mesure, on taille, on rabote, on fabrique des tabourets, des chaises, des tables !

Adrien le formateur encadre les jeunes et les aide dans leur travail. Il est secondé par Amos, un ancien de nos apprentis qui a en parallèle ouvert son propre atelier de menuiserie avec deux de ses amis, formés eux aussi par Aprojed.

Pendant ce temps, nos deux cuisinières Ghislaine et Evelyne préparent le repas.
Les cuisinières préparent le repas de midi pour les enfants soldats démobilisés apprentis menuisiers à Goma La plupart de nos jeunes quittent la maison le ventre vide, certains peuvent acheter un beignet en cours de route mais ce repas de midi est sans doute le seul qu’ils pendront de toute la journée. Le soir, le dîner dépend de ce que les parents auront pu trouver dans la journée et au mieux, on partage une assiette avec sa famille.

C’est pour cela qu’après avoir quitté le centre vers 13h30, tout le monde se dépêche de rentrer à la maison pour aider la maman dans ses travaux domestiques ou dans le petit commerce qu’elle peut tenir.

Les familles reconnaissent que maintenant ces jeunes se participent plus volontiers à ces tâches depuis qu’ils ont rejoint l’atelier d’Aprojed. Les animateurs le constatent aussi quand ils font les visites à domicile.

Ainsi, la tante d’Elia déclare que son neveu l’aide souvent dans son petit commerce de vente de pommes de terre et qu’il est très honnête dans l’argent qu’il lui rend à la fin de la journée. Elle est heureuse qu’Elia soit maintenant chez elle. A Sake d’où il est originaire, il aurait certainement été à nouveau recruté par les groupes armés.

Tous les témoignages illustrent la même chose, ces jeunes sont maintenant sur le chemin d’un avenir meilleur. Ils sont devenus la fierté de leur famille et un espoir pour les autres jeunes de leur quartier.
Fabrication d'un tabouret par un enfant soldat démobilisé en formation de menuiserie à Goma

Merci très sincèrement de nous aider à rendre espoir à ces jeunes et à leurs familles.



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