Bachelière du Congo, ex enfant des rues Laetitia a aujourd’hui 18 ans, nous l’avons connue alors qu’elle n’en avait que huit. Elle est l’aînée d’une famille de deux enfants, un garçon et une fille.
Après le décès du papa, suivant une coutume locale, la maman et les enfants ont été chassés par la famille paternelle qui a récupéré tous les biens du papa. Ils sont allés se réfugier chez la grand-mère maternelle, mais celle-ci vivait dans la misère et était incapable de subvenir aux besoins de ses petits-enfants. C’est à ce moment que la petite Laetitia a commencé à fréquenter la rue. Elle mendiait et vendait des sachets d’eau afin de gagner un peu d’argent. Elle n’avait pas 7 ans. Pourtant, elle a tenu plus d’un an dans la rue avant que nous la trouvions sur le marché où elle travaillait.
Notre éducatrice l’a écoutée, puis est allée voir la grand-mère qui n’a pas posé de problèmes pour l’accueillir, malgré la misère. Nous l’avons fait entrer à l’école primaire et nous avons accordé un microcrédit à sa maman pour qu’elle puisse vendre du pain.
Laetitia a toujours été très motivée dans ses études, à chaque visite l’éducatrice la trouvait en train de relire ses cahiers et de réviser ses leçons. C’est ainsi qu’elle a pu terminer ses études secondaires en section pédagogique et obtenir en juillet son diplôme d’état avec 57%. Maintenant, elle voudrait trouver une place d’enseignante dans une école proche de chez elle afin de pouvoir soutenir sa famille.

Bachelier du Congo, ex enfant des rues Le papa de Trésor était militaire, il est décédé quand l’enfant avait 9 ans. Ses tantes paternelles ont accusé Trésor de sorcellerie et l’ont maltraité, disant que c’est lui qui avait « mangé » son papa. L’enfant s’est enfui dans la rue pour y survivre, c’était en 2007. Il a rencontré notre éducateur qui l’a écouté et a pu le réunifier chez sa maman qui vivait dans une grande misère, prenant également en charge sa propre maman veuve. Nous avons inscrit l’enfant en 4ème année primaire où il a repris la scolarité qui avait été interrompue par le décès du papa, les conflits familiaux et la misère. Depuis lors, l’enfant a toujours été régulier et motivé dans son parcours scolaire.
En 2013, un premier microcrédit de 40$ a été donné à la maman pour développer son petit commerce de maïs. Après le bon remboursement de ce premier crédit, nous lui avons donné un crédit de 60 puis de 80$ ; aujourd’hui, elle est en train de rembourser son cinquième crédit de 100$.
Grâce à sa volonté farouche de s’en sortir, la maman a ainsi fait fructifier son commerce et vu augmenter ses revenus. Elle a réussi à améliorer progressivement les conditions de vie de sa famille, jusqu’à prendre en charge elle-même la scolarité de son fils dès 2015.
Trésor a réussi en juillet 2017 son diplôme d’état dans la section mécanique avec 53%. Maintenant, son projet est de trouver un travail dans un garage pour améliorer ses connaissances pratiques.

Bachelier du Congo, ex enfant des rues Jonas est un des premiers enfants accueillis au Centre en 2005. Il avait 8 ans, c’était l’ainé d’une famille nombreuse et très démunie. Son père travaillait comme gardien de nuit, sa mère était une femme de ménage qui ne gagnait presque rien. Ils n’arrivaient pas à subvenir aux besoins fondamentaux de leurs enfants. Suite aux difficultés énormes de la famille, Jonas est descendu dans la rue autour du Rond point Ngaba où il occupait sa journée à mendier et à ramasser des braises pour les revendre. Par son regard, son sourire et son comportement, il attirait le regard compatissant des gens. Il était malin et savait éviter les autres enfants et les grands de la rue pour ne jamais consommer de drogues et autres stupéfiants.
Un jour, il est arrivé au Centre. Nous l’avons accueilli, écouté, et les informations qu’il nous a confiées nous ont permis d’effectuer des enquêtes exploratoires pour retrouver la famille et entamer des médiations en vue d’une réinsertion sociale.
Après plusieurs tentatives, nous sommes parvenus à ramener l’enfant dans sa famille et assurer sa scolarité en 2ème année d’école primaire. Afin d’amener la famille à la responsabilisation et à l’autonomie, le Centre a octroyé un microcrédit à la maman pour l’aider à vendre du charbon de bois. Mais cela n’a pas suffi à équilibrer la famille et l’enfant est redescendu dans la rue.
Quand il est revenu au Centre, nous avons analysé ensemble sa situation. Nous l’avons conscientisé et lui avons assuré un soutien psychologique. Il a accepté de regagner de nouveau sa famille. Malgré tout, il est retourné une troisième fois dans la rue et, à la demande de la famille, nous l’avons encore ramené à la maison.
Hélas la maman, à nouveau enceinte, est décédée en mettant au monde des jumeaux, ses 10ème et 11ème enfants. Nous avons alors confié Jonas à une gentille famille d’accueil mais celui-ci a choisi de retourner chez son père. A dater de ce jour, il a cessé de fuguer, il s’est montré régulier à l’école et en juillet 2017, âgé de 20 ans, il a obtenu son diplôme d’état en section pédagogique avec 57 %. Le jour même de la proclamation des résultats, il est venu tout heureux nous remercier pour toute l’aide que nous lui avons apportée et nous annoncer qu’il fêtait son 20ème anniversaire. Il souhaite maintenant trouver très rapidement un emploi d’enseignant pour pouvoir soutenir ses nombreux frères et soeurs.

Bachelière du Congo, ex enfant des rues Agée de 19 ans aujourd’hui, Naomie est née d’une rencontre occasionnelle de sa mère. Quand la maman est tombée enceinte, elle est retournée au village auprès de sa mère. Malheureusement, celle-ci est décédée peu de temps après. La maman de Naomie est revenue avec son bébé à Kinshasa où elle a fini par trouver un homme qui l’a épousée et avec qui elle a eu trois autres filles et deux garçons. Naomie a été scolarisée jusqu’en 3ème année d’école secondaire. Mais la famille vivait dans une grande pauvreté et les moyens de subsistance ont commencé à manquer de plus en plus. Le beau-père a décidé alors qu’il ne pouvait prendre en charge que ses enfants biologiques et il a chassé Naomie en lui disant de chercher son vrai père. Mais Naomie n’avait pas de père, alors elle est partie dans la rue.
Lorsque nous l’avons rencontrée sur le marché local en 2014, elle avait 15 ans et vivait depuis 6 mois dans la rue. Pour survivre, elle vendait de l’eau en sachets et faisait des petits travaux de vaisselle pour les mamans commerçantes. Nous avons recherché la maman de Naomie et après avoir parlé avec elle et son mari, nous sommes parvenus à les convaincre de reprendre la jeune fille chez eux.
Nous avons ramené Naomie à la maison, nous avons donné une garantie locative pour aider la famille à trouver un meilleur logement, nous avons octroyé un microcrédit à la maman pour démarrer une activité commerciale et nous avons inscrit Naomie en 3ème année secondaire section coupe-couture. La jeune fille a montré de grandes capacités, toujours 1ère de sa classe jusqu’en juillet dernier où elle a o  Je ne croyais plus pouvoir un jour obtenir mon diplôme mais Dieu m’a fait grâce  » nous a-t-elle dit. Elle remercie infiniment le Centre et tous les responsables qui ont tout fait pour qu’elle soit valorisée et retrouve sa place dans la société. Aujourd’hui, elle rêve de devenir une grande couturière.

Bachelier du Congo, ex enfant des rues Shadrack est le cadet d’une famille de 7 enfants vivant dans une très grande misère. Leur toute petite maison ne compte qu’une seule pièce. Le papa est sentinelle dans une école proche mais ne perçoit qu’un très petit salaire.
La misère avait conduit Shadrack et deux de ses frères dans la rue, pour mendier et chercher de quoi manger sur le petit marché local où notre éducateur les a rencontrés. C’était en 2006, l’enfant, avait 8 ans. Nous avons pu le ramener chez ses parents avec ses deux frères. A cette époque, le projet de l’enfant était de devenir chauffeur mais il ne voulait pas aller en classe. Nous l’avons malgré tout inscrit en 3ème année primaire dans une école proche de chez lui mais il a fallu beaucoup de patience à nos différents éducateurs pour le ramener à l’école, le suivre et l’encourager à persévérer. Dans le dossier de l’enfant, on ne compte pas moins de 130 fiches de visites de suivi au domicile familial et à l’école  !
Nous avons également pris en charge les deux frères de Shadrak pour leur formation scolaire, mais ils ont abandonné en cours de route, seul Shadrack est parvenu au bout de ses études secondaires. Il a réussi son diplôme d’état en section pédagogique avec 62%.
Il a maintenant 19 ans et recherche une école où il pourrait commencer à enseigner tout de suite et gagner de quoi aider sa famille.

Bachelier du Congo, ex enfant des rues Jonathan a 18 ans, il est le cadet d’une fratrie de cinq filles et deux garçons. Lorsque le papa est décédé en 2008, Jonathan a été accueilli par une sœur ainée qui l’a pris en charge. Hélas, peu de temps après, elle décédait elle aussi, victime du Sida. L’enfant est retourné chez sa maman mais cette dernière était sans ressources, elle n’avait pas les moyens d’assurer la survie de sa famille et s’est usée à la tâche jusqu’à mourir à son tour trois ans plus tard.
Livré à lui-même, Jonathan a abandonné l’école alors qu’il était en 1ère année secondaire. Il est parti dans la rue pour mendier et se débrouiller pour trouver de quoi manger.
Quand nous l’avons rencontré sur le marché local en 2012, il avait 12 ans 1/2. Il nous a relaté son histoire et nous a donné des renseignements sur sa famille. Nous avons pu retrouver son grand frère qui a bien voulu l’accueillir chez lui. Nous l’avons réinscrit à l’école, il s’est très bien intégré, à la maison comme à l’école, il s’appliquait bien et figurait toujours parmi les meilleurs de sa classe.
Très apprécié par les responsables de l’école, il pu entrer ensuite en section pédagogique et cette année, il a réussi son examen d’état avec 65 %. Il est très fier de son diplôme, il a l’ambition de continuer ses études universitaires mais veut commencer par trouver un poste d’enseignant pour gagner un peu d’argent.

Bachelier du Congo, ex enfant des rues Daniel avait 8 ans et son frère Néhémie 15 ans quand ils sont arrivés dans notre Centre en 2006, après deux années passées dans la rue. C’est Néhémie qui avait entrainé son petit frère avec lui. Nous avons pu les réunifier assez facilement chez leurs parents qui vivaient pourtant dans une très grande misère.
Daniel est le 6ème d’une famille de 8 enfants. Le papa se débrouillait comme il pouvait dans diverses petites activités qui ne lui rapportaient rien ou presque, la maman a reçu plusieurs fois un microcrédit pour son petit commerce qu’elle n’a jamais réussi à bien gérer. La famille n’arrivait pas à payer son loyer et déménageait presque chaque année. Nous avons placé Néhémie en formation professionnelle dans un garage et inscrit Daniel en 2ème année d’école primaire. Il s’est toujours montré très appliqué et en 2011, il a fini sa dernière année de primaire et a pu entrer à l’école secondaire.
Alors que la famille vivait dans des conditions matérielles et familiales déjà très difficiles, le papa est décédé brusquement en 2014. Malgré cela, à force de persévérance, Daniel a réussi à terminer son école secondaire en juin 2017 et il a obtenu son diplôme d’état en section biochimie avec 52%. Aujourd’hui, il a 20 ans et il voudrait pouvoir continuer des études supérieures dans le domaine de la santé afin de pouvoir soigner ses amis malades.

Bachelier du Congo, ex enfant des rues Franklin est âgé aujourd’hui de 19 ans, il est le cadet et l’unique garçon d’une très pauvre famille de 7 enfants. Sa maman est la deuxième épouse de son père. Quand l’enfant avait dix ans, il faisait encore pipi au lit et volait tout ce qu’il pouvait vendre dans la maison afin de s’acheter de quoi manger, malgré les exhortations et les punitions.
La famille commença à accuser Franklin de sorcellerie et sa mère l’accompagna dans une église du réveil chez un prophète qui confirma que l’enfant était sorcier. Enoch a dû suivre des séances de délivrance, il a été enfermé à l’église pour un temps de jeune et de prière. Mais ces pratiques de délivrance étaient si douloureuses que l’enfant a pris la fuite et s’est réfugié dans la rue. Pendant toute une année, il continuait à voler sur le marché pour survivre et subissait tortures et maltraitances dans la rue.
Quand nous l’avons rencontré, il a pu nous donner l’adresse de sa famille et nous sommes allés à la rencontre de sa maman qui nous a raconté toute l’histoire et toute la souffrance de la famille en nous expliquant les mauvais comportements de l’enfant. Au bout de plusieurs médiations, nous avons réussi à convaincre les parents que l’enfant n’était pas un sorcier. Nous avons alors réunifié Franklin en famille et nous l’avons pris en charge et inscrit à l’école en 3ème année primaire. Bon élève, il a été orienté ensuite en section pédagogie. Nous l’avons suivi et accompagné jusqu’à l’obtention de son diplôme cette année avec 65 % de points, au bout de 9 ans de prise en charge scolaire.
Il a maintenant 19 ans, il nous remercie pour tant de sacrifices consentis pour sa réinsertion et et souhaite trouver rapidement un poste d’enseignant pour aider sa maman.

Bachelier du Congo, ex enfant des rues Isaac est le cadet d’une famille de 4 enfants. Après la séparation de ses parents, il s’est retrouvé dans la rue, abandonné par son père. Il a été accueilli par un des éducateurs de Ndako Ya Biso, c’était en 2006 et l’enfant avait 9 ans. Il n’est resté que trois semaines dans la rue avant de nous rencontrer et a pu être réunifié rapidement chez sa maman dans le quartier de Kisenso. La maman se débrouillait en fabriquant de l’alcool qu’elle revendait. La misère était grande et l’enfant, mal-nourri, n’avait pas beaucoup de volonté pour aller à l’école.
Grâce à l’appui permanent d’une éducatrice de notre Centre qui l’encourageait régulièrement, il a repris la 2ème année d’école primaire et a poursuivi ses classes jusqu’au bout.
La maman vivait dans une petite maison en ruine mais, grâce à notre appui, elle a pu petit à petit construire une nouvelle maison et mieux subvenir aux besoins de sa famille.
Isaac a progressivement pris goût aux études et il est arrivé au bout de ses études secondaires dans la section mécanique générale. En juillet 2017, il a obtenu son diplôme d’état avec un pourcentage de 63%.
Agé de 20 ans, il cherche maintenant un garage où il pourrait faire un stage professionnel et se perfectionner dans la pratique de son métier.

Bachelier du Congo, ex enfant des rues Guillaume a 18 ans. Ses parents se sont séparés quand il avait un an et il a été élevé par la nouvelle femme de son père. Celui-ci était militaire mais il a perdu sa fonction et son logement de service dans l’armée en 2013. La famille a dû s’abriter chez des amis et la situation est devenue très difficile, il n’y avait plus rien à manger. A l’église du réveil où ils allaient prier, le pasteur a déclaré que Guillaume était le sorcier à l’origine de leurs malheurs, mais que lui pouvait le délivrer de sa sorcellerie si la famille voulait bien payer pour cela.
Guillaume n’a pas supporté ces accusations, il n’a pas supporté les douloureuses séances de délivrance alors qu’il ne se sentait pas du tout sorcier. C’est pourquoi il s’est sauvé pour se réfugier dans la rue. C’est là qu’une femme bienveillante qui vendait du pain l’a trouvé, elle lui a montré le chemin de notre Centre où nous l’avons accueilli. Nous avons mené plusieurs enquêtes et entrepris de nombreuses médiations avec la famille ; et finalement, le papa a bien voulu reprendre son fils chez lui.
Nous l’avons pris en charge au niveau scolaire depuis sa 2ème année secondaire jusqu’à ce qu’il obtienne cette année son diplôme d’état en section biochimie avec 57%. Réconcilié avec sa famille, Guillaume espère pouvoir poursuivre des études supérieures avec l’appui de celle-ci.

Bachelier du Congo, ex enfant des rues Oberly a 19 ans, il est le plus jeune d’une famille de deux enfants. Les parents se sont séparés quand il avait 10 ans, son père s’est remarié avec une femme qui a emmené dans le foyer les quatre enfants qu’elle avait eus d’un précédent mariage.
La maman d'Oberly, elle, a abandonné ses enfants pour rentrer au village et y prendre elle aussi un autre mari.
Pour Oberly, la vie avec la nouvelle femme de son père était très difficile, celle-ci ne l’aimait pas et le persécutait. La misère a grandi dans la famille, le papa n’a plus pu payer les frais de scolarité et l’enfant, mal aimé, mal nourri et privé d’école, a préféré partir dans la rue. Il a vécu sur le marché local avec les amis de son âge, à mendier et faire des petits boulots tels que la vaisselle, la vente de sachets d’eau, le ramassage de braises pour les étudiants et les petites commerçantes du site universitaire.
Il vivait ainsi depuis une année quand l’une de nos éducatrices l’a rencontré en 2007. Il avait alors 9 ans, elle l’a écouté lui confier son histoire douloureuse.
Nous avons rencontré le papa qui a accepté le retour de son fils  ; nous avons aussitôt inscrit l’enfant dans une école proche de la famille, nous avons pris en charge sa scolarité et il a repris avec joie sa 4ème année primaire. Deux ans plus tard, il obtenait son certificat d’études primaires et entrait au cycle secondaire.
Après 10 ans de suivi et d’accompagnement, nous avons été heureux de le voir réussir son diplôme d’état avec 57% en section pédagogique, une grande joie dans la famille. Le jeune veut rapidement trouver une place d’enseignant pour pouvoir procurer de quoi à manger à toute sa famille.

Bachelier du Congo, ex enfant des rues Chris est né en 1999 à l’intérieur du pays. Il a grandi jusqu’à 15 ans chez ses grands-parents maternels sans jamais connaître son père qui avait eu une relation passagère avec sa mère. En 2014, il a rejoint sa maman à Kinshasa. Celle-ci était mariée avec un autre homme.
Quand Chris est arrivé à Kinshasa, il a repris sa 4ème année secondaire ; mais son beau-père ne supportait pas sa présence dans la maison. Ils ne vivaient pas en bons termes. Le beau-père le taxait de tous les maux, jusqu’à l’accuser de sorcellerie. Il est allé jusqu’à obliger l’enfant à quitter l’école pour commencer des séances de délivrance dans une église de réveil. Au début, Chris allait à l’église le matin et rentrait le soir à la maison. Mais finalement, pour sauver son mariage, la mère l’a tout simplement abandonné aux mains de l’église et Chris y restait enchainé au pied d’une des colonnes pendant de longues journées et de longues nuits au prétexte de le délivrer de sa sorcellerie
Apprenant que son fils était arrivé à Kinshasa, le père biologique de l’enfant s’est rendu chez la maman pour rencontrer son fils. Quand il est arrivé dans la famille, il a été très mal accueilli et n’a pas pu voir Chris. Craignant le pire, le père nous a alors contactés grâce à un de ses amis qui connaissait notre travail. Nous avons appelé une assistante sociale du tribunal pour enfants qui accepté de nous accompagner sur place.
A notre arrivée, nous avons trouvé deux enfants, Chris et une fillette de 7 ans, enchainés chacun au pied d’une colonne au centre de l’église. Après une sévère mise en garde, l’assistante sociale a ordonné la libération des enfants et leur placement au Centre Ndako Ya Biso pour un hébergement provisoire.

Bachelier du Congo, ex enfant des rues Blanchard est un garçon de 20 ans, ainé d’une famille de trois enfants. Son père est décédé et sa maman est partie se remarier en Angola, abandonnant Blanchard, qui avait alors 14 ans, à sa tante paternelle. Hélas, la tante est tombée gravement malade en 2015 et n’a plus eu les moyens de subvenir aux besoins de son neveu.
Mais Blanchard voulait absolument poursuivre ses études secondaires et chaque jour, en sortant de l’école, il partait vendre de l’eau sur le marché pour payer ses frais scolaires.
Nous l’avons trouvé dans la rue en janvier 2016, nous l’avons écouté et ramené chez sa tante. Mais celle-ci, toujours très malade, ne pouvait ni travailler ni recevoir un microcrédit pour son commerce. Nous l’avons aidée et pris en charge les frais scolaires de Blanchard pour qu’il puisse terminer ses études.C’est ainsi qu’il a pu passer cette année son diplôme d’état en section littéraire avec 54%.
Il est maintenant très heureux et voudrait devenir professeur de français car c’est une langue qu’il aime bien.

De tout cœur merci pour eux
sans votre aide, ils n’y seraient pas arrivés…

Si vous voulez nous aider, vous pouvez parrainer les enfants des rues de Kinshasa.