Rwanda : Aide aux enfants des rues, rapport d'activité
Par le Point d'Ecoute le 26 novembre 2009, - Rwanda - Les enfants des rues - Lien permanent
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Enfants identifiés
Le Point d’Ecoute procède régulièrement à l’identification des nouveaux cas des enfants qui arrivent dans la rue. Pour la période de Juillet – Septembre, il a été identifié 15 nouveaux cas et l’on peut présentement estimer un nombre de 75 enfants se trouvant encore dans la rue.La déception des enfants
Pour contribuer à la résolution des problèmes auxquels se heurtent les enfants de la rue dans leur quotidien dont le problème d’abri en particulier, l’administration de notre District en collaboration avec le Ministère du Genre et de la Promotion Féminine - MIGEPROF a décidé, sans trop de concertation, de créer un centre de transit à Gisenyi. Beaucoup de publicité a été faite pour que les enfants de la rue viennent, on leur promettait beaucoup de choses gratuites, nourriture, abri, activités etc. Au début, tous les enfants de la rue y sont allés, même certains qui avait déjà réintégré leur famille, attirés par la nourriture, abandonnant ainsi leur foyer et leur école.Hélas, on signale avec regret que l’initiative n’a pas duré et les enfants n’ont pas pu fréquenter le centre très longtemps car, peu de temps après le démarrage, les fameuses activités ont cessé et il restait à peine entre 25 et 30 enfants dans le centre de transit.
Le Point d’Ecoute a voulu
d’abord connaître les raisons qui ont poussé les enfants à quitter le centre de
transit ; plusieurs raisons ont été avancées par les enfants et les
principales sont les suivantes :
Ils demandaient pourquoi les avoir fait venir dans ce centre si on ne propose rien pour eux et leur avenir.
Une fois que les enfants ont quitté ce fameux centre de transit, on les a alors de nouveau retrouvés dans la rue, ce qui a obligé le Point d’Ecoute a recommencer les démarches de réunification pour des enfants déjà réunifiés auparavant !!!
Voilà un bel exemple d’action non concertée qui, au lieu de faire du bien, fait du tort aux enfants et à ceux qui s’en occupent.
Les animateurs ont beaucoup insisté sur le bienfait de vivre en famille, de recevoir une éducation et être sous la protection des parents, avoir une formation professionnelle pour être plus tard autonome.
Durant toute cette période, beaucoup d’enfants se sont mobilisés pour venir aux rassemblements et voir que leurs animateurs étaient toujours là pour les écouter.
Nous avons même vu revenir Claude, un garçon de 15 ans qui est dans la rue depuis 9 ans. Orphelin et après plusieurs échecs de réinsertion dans des familles d’accueil, Claude part souvent pour Goma où il vit de petits trafics. Voilà un mois, il est revenu malade, son organisme est affaibli, on a du l’hospitaliser. Par deux fois il est venu par surprise le mardi matin témoigner aux autres enfants de ne pas faire comme lui, de ne pas rester dans le rue. Il a beaucoup d’émotion quand il parle aux autres comme cela. Il pense que pour lui c’est trop tard. Un animateur qui a sa confiance essaie de lui dire que non, que tout est possible et qu’on va trouver une famille qui voudra bien le prendre.
C’est dans ce cadre qu’a été organisée au mois d’Août une tournée générale à travers laquelle 98 familles ont été visitées.
On a constaté que pour les enfants scolarisés, il n’y a pas de gros problèmes sauf quelques cas isolés d’enfants qui s’absentent de l’école assez souvent. Pour les non-scolarisés, ils se sont intégrés, ils vivent très bien dans leur communauté et participent activement à la survie de leur famille.
Quelques problèmes rencontrés au niveau des familles :
- L’oisiveté,
- Pas de projets d’avenir,
- Une discipline trop rigoureuse,
- Des animateurs qui n’étaient pas gentils,
- Une vie de prisonnier.
Ils demandaient pourquoi les avoir fait venir dans ce centre si on ne propose rien pour eux et leur avenir.
Une fois que les enfants ont quitté ce fameux centre de transit, on les a alors de nouveau retrouvés dans la rue, ce qui a obligé le Point d’Ecoute a recommencer les démarches de réunification pour des enfants déjà réunifiés auparavant !!!
Voilà un bel exemple d’action non concertée qui, au lieu de faire du bien, fait du tort aux enfants et à ceux qui s’en occupent.
Rassemblements hebdomadaires
Nous avons beaucoup parlé avec les enfants de cette expérience et au cours des derniers rassemblements nous avons surtout abordé les thèmes taxés sur le rôle du centre de transit et l’importance de la réunification familiale.
Les animateurs ont beaucoup insisté sur le bienfait de vivre en famille, de recevoir une éducation et être sous la protection des parents, avoir une formation professionnelle pour être plus tard autonome.
Durant toute cette période, beaucoup d’enfants se sont mobilisés pour venir aux rassemblements et voir que leurs animateurs étaient toujours là pour les écouter.
Nous avons même vu revenir Claude, un garçon de 15 ans qui est dans la rue depuis 9 ans. Orphelin et après plusieurs échecs de réinsertion dans des familles d’accueil, Claude part souvent pour Goma où il vit de petits trafics. Voilà un mois, il est revenu malade, son organisme est affaibli, on a du l’hospitaliser. Par deux fois il est venu par surprise le mardi matin témoigner aux autres enfants de ne pas faire comme lui, de ne pas rester dans le rue. Il a beaucoup d’émotion quand il parle aux autres comme cela. Il pense que pour lui c’est trop tard. Un animateur qui a sa confiance essaie de lui dire que non, que tout est possible et qu’on va trouver une famille qui voudra bien le prendre.

Suivi des enfants
Le suivi des enfants est l’une des voies qui permet au Point d’Ecoute de connaître le sort des enfants réintégrés, de leur réinsertion en famille et de leur considération par l’entourage après avoir passé une longue durée dans la rue.C’est dans ce cadre qu’a été organisée au mois d’Août une tournée générale à travers laquelle 98 familles ont été visitées.
On a constaté que pour les enfants scolarisés, il n’y a pas de gros problèmes sauf quelques cas isolés d’enfants qui s’absentent de l’école assez souvent. Pour les non-scolarisés, ils se sont intégrés, ils vivent très bien dans leur communauté et participent activement à la survie de leur famille.
Quelques problèmes rencontrés au niveau des familles :
- Fuite de responsabilités : On a identifié des cas des mamans qui sont parties se remarier et qui ont ainsi abandonné leurs enfants.
- Séparation des parents par divorce.
- Manque de stabilité des parents suite à l’incapacité de payer un loyer pour les parents qui habitent la ville.
- Les parents qui encouragent le travail des enfants et la mendicité, causant l’abandon de l’école.
- Des enfants chefs de ménages qui éprouvent de trop grandes difficultés pour la survie de leurs frères et sœurs.
Les familles et les enfants ont confiance dans le
Point d’Ecoute.
Ils disent que le Point d’Ecoute ne leur a jamais fait de fausses promesses et qu’il ne les a jamais abandonnés.
Ils savent que leurs animateurs sont avec eux dans la rue mais aussi quand ils retournent en famille.
Ils savent aussi qu’ils pourront toujours compter sur leurs animateurs et sur l’aide du Point d’Ecoute.
A vous tous qui nous permettez de les aider en soutenant notre action, merci
très sincèrement, au nom de ces Enfants.
Ils disent que le Point d’Ecoute ne leur a jamais fait de fausses promesses et qu’il ne les a jamais abandonnés.
Ils savent que leurs animateurs sont avec eux dans la rue mais aussi quand ils retournent en famille.
Ils savent aussi qu’ils pourront toujours compter sur leurs animateurs et sur l’aide du Point d’Ecoute.
Aloys
Kaberuka
Coordonnateur du Point d'Ecoute
Novembre 2009
Pour favoriser sa réinsertion, vous pouvez parrainer un enfant des rues au Rwanda.