Leurs témoignages ont permis de faire passer des messages constructifs aux enfants scolarisés. Ils ont également su donner des conseils avisés aux aînés chefs de ménages en ce qui concerne la scolarisation de des petits frères et sœurs ainsi que de nombreuses indications sages et utiles concernant le changement de comportement pour une vie meilleure et plus stable.Une classe d'une école primaire de Gisenyi au Rwanda Inutile de préciser que, emportés par l’enthousiasme, tous les enfants ont promis de redoubler d’efforts en classe pour suivre l’exemple de leurs aînés et préparer la réussite de leur vie future !

Nous estimons qu’il est important de maintenir et même de multiplier ces rencontres, tant individuelles que collectives. Elles sont pour la plupart des fratries le seul réel contact avec le monde extérieur. On note en effet que la vulnérabilité psychoaffective de ces enfants entraîne immanquablement un manque de confiance et une baisse de l’estime de soi dont découlent une perte des liens sociaux, un isolement progressif et une grande marginalisation des fratries.

Mais leur vulnérabilité prend également d’autres formes sur lesquelles il faut se montrer très vigilant.
  • la vulnérabilité sociale qui se traduit par la fragilité des mécanismes de tutorat, l’accentuation de la mobilité des orphelins, la dislocation de la cellule familiale, la séparation des fratries entraînant ainsi la manque de stabilité scolaire.
  • La vulnérabilité économique allant jusqu’à la paupérisation des familles, le travail précoce et le développement des situations de survie des fratries
  • La vulnérabilité juridique avec violation des droits successoraux et la violation des droits de l’enfant.

Aloys Kaberuka
Coordonnateur du Point d'Ecoute

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