Alphabétisation des filles, apprentissage de la lecture au Centre d'accueil pour enfants des rues Ndako Ya Biso à Kinshasa Elles demandent parfois des heures d’alphabétisation supplémentaires parce qu’elles veulent aller plus loin, arriver à un résultat concret et prouver à ceux qui les méprisent qu’elles peuvent elles aussi être utiles à la société.

Citons ici l’exemple de Ruth qui a quitté les bancs de l’école à l’âge de 8 ans mais qui, après avoir été accueillie, rassurée et réconfortée, a repris confiance en elle et s’est dite contente et satisfaite de réapprendre à écrire et à lire.

« Peut- être qu’avec les petites notions dans les différentes matières que je reçois à Ndako Ya Biso par l’alphabétisation je pourrai bien reprendre l’école et passer ne fut-ce que le certificat d’études primaires, puis penser à faire une formation professionnelle » dit-elle. Alphabétisation des filles au Centre d'accueil pour enfants des rues Ndako Ya Biso à Kinshasa Il en est de même pour Noëlla qui déclare se sentir mieux à chaque fois qu’elle participe avec les autres aux cours d’alphabétisation. Apprendre à lire lui donne une certaine assurance, elle se montre concentrée et attentive car elle souhaite reprendre l’école pour étudier comme les enfants qui n’ont pas connu la rue. Elle fait preuve de bonne volonté et ses progrès sont rapides.

Tout cela crée un climat d’émulation entre les jeunes filles et les pousse à développer leurs capacités.
Fille de la rue de Kinshasa accueillie au Centre Ndako Ya Biso et réunifiée en famille
Témoignage de Laetitia
Laetitia a perdu ses deux parents et a été accueillie par sa tante maternelle qui vit dans une grande pauvreté. Nous l’avons trouvée dans la rue en 2013, elle avait alors 16 ans et avait quitté la maison pour fuir la misère de son foyer et le désœuvrement dans lequel elle était plongée depuis le décès de ses parents car sa tante n’avait pas les moyens de payer sa scolarité.

Après un séjour dans notre centre d’hébergements pour les filles, nous avons pu la réunifier chez sa tante et prendre en charge sa scolarité jusqu’à ce qu’elle obtienne son diplôme de fin d’études secondaires en Biologie et Chimie, l’équivalent du baccalauréat. Mais malgré ce diplôme, elle n’a pas trouvé de travail. Nous lui avons alors proposé de faire une formation en esthétique durant une année. Elle a été d’accord et a suivi sa formation avec assiduité. Aujourd’hui, elle réalise de belles coiffures. Elle a terminé son stage avec succès et commence à gagner sa vie régulièrement grâce à sa maitrise du métier.

Grâce à vous, nous sommes confiants pour l’avenir de ces enfants. Votre soutien nous permet de les ouvrir à d’autres horizons en réalisant des activités auxquelles ils ne pourraient jamais accéder. Il nous permet de leur faire entrevoir un avenir meilleur que celui de leurs parents grâce à l’accès au savoir.

MERCI très sincèrement pour votre aide.

Si vous voulez nous aider, vous pouvez parrainer les enfants des rues de Kinshasa.