Enfants vulnérables, futurs enfants des rues de Gisenyi au Rwanda
On constate que c’est toujours la faim qui domine, qui pousse l’enfant à tout faire pour la recherche immédiate d’un peu d’argent ou de quelque chose à manger. Pour cela, il est prêt à abandonner l’école et la famille.

Jusqu’à présent, la perspective de retourner à l’école était une motivation forte pour retourner parmi les siens ou dans une famille d’accueil.

Aujourd’hui, la promesse d’aller à l’école ne représente plus rien pour l’enfant, on peut mesurer ainsi à quel point le fond du désespoir est atteint. Seule l’idée de manger à sa faim peut encore le motiver.

C’est pourquoi le Point d’Ecoute offre depuis plusieurs années un repas quotidien aux enfants qui sont encore dans la rue, mais aussi à ceux qui ont pu être réunifiés en famille et réinsérés scolairement. Une moyenne de 600 repas sont ainsi servis chaque mois.
Journée de rassemblement des enfants des rues de Gisenyi au Rwanda Ces moments de partage sont très importants pour les enfants qui n’ont pas encore pu retourner en famille. Les témoignages des anciens de la rue qui viennent les rencontrer sont toujours très forts et aident à leur réinsertion.

Le Point d’Ecoute doit assurer un encadrement de la famille pour approcher peu à peu un point d’équilibre où l’enfant et ses parents vont évoluer en harmonie. On rencontre bien sûr encore des familles unies, mais les parents sont tellement dépassés par la recherche d’un job journalier qui leur permettra de préparer le repas du soir qu’ils ne parviennent plus à encadrer et surveiller leurs enfants.
C’est tout un travail d’accompagnement qu’il faut mener avec ces familles. Ce n’est qu’en permettant aux parents de mieux se prendre en charge économiquement que l’enfant pourra s’épanouir et avoir un avenir meilleur.

Il existe maintenant quatre associations Tabarabana composées de parents d’enfants qui ont vécu dans la rue. Un esprit d’entraide et de grande solidarité règne entre les membres. Peu à peu, on voit des situations qui s’améliorent. On commence à entendre que le repas du soir peut être assuré, on constate qu’on a pu acheter des vêtements aux enfants qui n’ont souvent que leur uniforme scolaire à se mettre, que la maman porte un nouveau pagne. Des travaux commencent à être envisagés : construction d’une toilette par exemple. Ces aménagements sont la plupart du temps menés collectivement entre les membres.

Maison en tôles où vit une famille très vulnérable de Gisenyi au Rwanda Mais l’appui du Point d’Ecoute demeure nécessaire quand les travaux sont de trop grande envergure. De nombreuses familles vivent dans des maisons en ruine, ou des maisons de tôle, et l’aide de tous est alors nécessaire.
Dans le cas de cette famille, il s’agissait de construire intégralement une maison, rien de pouvait être récupéré du « tas de tôles » dans lequel elle vivait.
Construction d'une maison pour une famille très vulnérable au Rwanda Chaque enfant, chaque famille a sa propre histoire.
Il faut pouvoir composer avec tous les services du Point d’Ecoute (appui à la scolarisation, accès à une mutuelle de santé, appui au logement, au petit élevage, dons de matériels domestiques, dons alimentaires, etc...) pour permettre à l’enfant et à sa famille de retrouver espoir et dignité.
Enfants des rues du Point d'Ecoute de Gisenyi au Rwanda Peu à peu il faut amener ces familles à sortir de la situation de survie dans lesquelles elles se trouvent et qu’elles subissent pour les faire évoluer vers une prise en main de leur destin.

L’avenir de tous ces enfants en dépend.

Pour favoriser sa réinsertion, vous pouvez parrainer un enfant vulnérable au Rwanda.