27 mars 2010
Par Ndako Ya Biso le 27 mars 2010, - Kinshasa - Les enfants des rues
en savoir plus sur ce centre d'accueil pour enfants des rues à Kinshasa

Bob a 8 ans. Après le
divorce de ses parents, Bob est resté chez sa maman avec son frère Enock.
Quelques temps plus tard, s'étant remariée avec un policier qui n'acceptait pas
ses enfants, elle les a ramenés chez leur père qui les a accueillis avec ceux
de sa nouvelle épouse. Mais bientôt, le commerce du papa commence à décliner.
Sa femme va voir alors son pasteur qui déclare que Bob et Enock sont les
sorciers qui détruisent le commerce du papa. Les enfants ont été immédiatement
internés dans une église et torturés en vue de les forcer à reconnaître qu'ils
sont des sorciers. Nous avons retrouvé les deux garçons malades et traumatisés
dans l'église et nous avons du négocier leur libération. Les enfants ont été
alors soignés dans un hôpital pour malnutrition, puis ramenés chez leur
belle-mère, mais nous nous sommes rapidement rendus compte qu'elle continuait à
les maltraiter. Nous avons recherché la maman et l'avons retrouvée à nouveau
seule, son deuxième mari l'ayant quittée. Aussi elle n'a pas hésité à accepter
d'accueillir ses enfants.
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15 février 2010
Par SOS Enfants le 15 février 2010, - Kinshasa - Les enfants des rues
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L’année 2010 commence
dans le grand froid chez nous ! A Kinshasa, « Moì eza makasi » (« Le soleil est
très fort ! ») m’a dit une amie au téléphone il y a quelques jours ! Alors
pensons à eux, ça nous réchauffera peut-être !
L’histoire que je vais vous conter aujourd’hui devrait d’ailleurs vous
transmettre un peu de chaleur ! Elle a commencé dans la froideur d’un rejet,
mais elle est aujourd’hui pleine de soleil et reflète le patient travail de
longue haleine du centre Ndako Ya Biso !
Cette histoire, c’est celle de Magloire… Quand j’ai rencontré ce jeune garçon,
il avait 14 ans. Quelque chose de précieux s’est tout de suite construit entre
nous deux, une relation simple, pleine de complicité et de rires ! Il
m’apprenait avec patience des mots dans sa langue et baragouinait le français
en disant que, un jour, il partirait en Europe. C’était son grand rêve :
quitter ses souffrances et trouver en France la vie idéale qu’il s’était
imaginé. Les pensées paradisiaques sur notre pays ne manquent pas là bas. Elles
sont complètement faussées par les images de bonheur liées à la richesse
matérielle qui sont véhiculées par les médias en général, et malheureusement
aussi par les chanteurs du pays. Magloire, plein de ce rêve, ne voulait pas
regarder sa réalité en face. A chaque « blanc(he) » qui venait, il disait avec
de grands yeux : « Nakende na yo !» (« Je pars avec toi !»). Nous avions beau
lui expliquer que ça ne pouvait pas se passer comme ça, qu’il fallait qu’il
change de vie et qu'il se reprenne en main, il n’arrivait pas à se
décider…
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4 décembre 2009
Par SOS Enfants le 4 décembre 2009, - Kinshasa - Les enfants des rues
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En ce début de mois de
décembre, nous célébrons déjà le cinquième anniversaire du commencement de
notre travail avec les enfants de la rue à Kinshasa: Pour mémoire, c'est ainsi
dès les premiers mois de 2004 que, avec l'aide d'Arnold, jeune anthropologue
résidant dans le quartier, nous avons commencé à faire une enquête pour mieux
connaître ces jeunes de la rue très nombreux autour du rond-point Ngaba. SOS
Enfants a alors décidé de prendre le salaire d'un animateur, et c'est ainsi
que, suite à notre étude, Arnold a officiellement commencé le 1er décembre 2004
son travail d'appui aux enfants dans la rue, sans avoir encore à ce moment de
maison d'accueil, nous la louerons à partir de septembre 2005. Mais en ouvrant
nos archives, je revois tous nos rapports mensuels depuis celui de décembre
2004, soit déjà 61 rapports !
Quel chemin parcouru en cinq ans ?
Je me souviens encore des premiers enfants que nous avions rencontrés dans la
rue avec Arnold. Il y a parmi eux Junior dont nous avions retrouvé la maman à
Kisangani. Il va terminer cette année-ci ses six ans de secondaire et passer
son diplôme de fin d'études ; il a écrit un mot aux enfants du centre qui le
connaissaient encore pour leur dire « plus jamais la rue ». Il y a Gloire qui a
pu être réunifié chez sa maman et qui réussit bien à l’école secondaire ; il
voudrait devenir enseignant ! Christian est devenu le plus qualifié des
apprentis du garage où nous l'avons placé...
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26 novembre 2009
Par le Point d'Ecoute le 26 novembre 2009, - Rwanda - Les enfants des rues
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Rwanda
Enfants identifiés
Le Point d’Ecoute procède régulièrement à l’identification des nouveaux cas des
enfants qui arrivent dans la rue. Pour la période de Juillet – Septembre, il a
été identifié 15 nouveaux cas et l’on peut présentement estimer un nombre de 75
enfants se trouvant encore dans la rue.
La
déception des enfants
Pour contribuer à la résolution des problèmes auxquels se heurtent les enfants
de la rue dans leur quotidien dont le problème d’abri en particulier,
l’administration de notre District en collaboration avec le Ministère du Genre
et de la Promotion Féminine - MIGEPROF a décidé, sans trop de concertation, de
créer un centre de transit à Gisenyi. Beaucoup de publicité a été faite pour
que les enfants de la rue viennent, on leur promettait beaucoup de choses
gratuites, nourriture, abri, activités etc. Au début, tous les enfants de la
rue y sont allés, même certains qui avait déjà réintégré leur famille, attirés
par la nourriture, abandonnant ainsi leur foyer et leur école.
Hélas, on signale avec regret que l’initiative n’a pas duré et les enfants
n’ont pas pu fréquenter le centre très longtemps car, peu de temps après le
démarrage, les fameuses activités ont cessé et il restait à peine entre 25 et
30 enfants dans le centre de transit.
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31 juillet 2009
Par le Point d'Ecoute le 31 juillet 2009, - Rwanda - Les enfants des rues
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Rwanda
L’enfant des rues et les divertissements

Malgré les conditions de vie difficile dans lesquelles vivent les enfants de la
rue, eux aussi ont besoin de se divertir. Dans la rue, les distractions
occupent une place importante car chaque soir, après avoir trouvé de quoi
acheter à manger, un peu d’argent pour payer du chanvre, de l’herbe à fumer, de
la colle à respirer ou tout autre stupéfiant pour oublier ses peines et ses
maux, les enfants n’ont plus vraiment d’autres soucis. L’enfant de la rue se
contente du présent, il ne se pose pas de questions pour le lendemain et ne
pense guère à l’avenir.
Le Point d’Ecoute a jugé bon de se servir de l’organisation des jeux comme
moyen d’action pour familiariser les enfants avec les règles de conduite de la
société, favoriser leur apprentissage de la vie sociale et, par ce biais, les
amener progressivement sur la voie de la réinsertion. C’est ainsi que, lors des
rassemblements hebdomadaires, une belle part est faite au jeu sous toutes ses
formes, mais surtout les jeux et sports collectifs qui permettent aux enfants
d’apprendre des règles de vie et de sociabilité élémentaires, comme la
rencontre avec autrui, le respect, la tolérance, l’insertion dans le groupe,
l’entraide, la persévérance, l’endurance etc. Ainsi, le sport et le jeu font
plus qu’apporter de la joie, de la détente et du plaisir aux enfants des rues :
en leur apprenant des règles sociales basiques et en promouvant une culture de
la paix, ils créent les conditions nécessaires à leur bon développement et à
leur réintégration dans la société. Et à terme, ils peuvent aussi leur
permettre de retrouver le chemin vers l’école.
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18 juin 2009
Par SOS Enfants le 18 juin 2009, - Kinshasa - Les enfants des rues
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A Kinshasa, la saison des
pluies continue avec ses tempêtes violentes qui surviennent d’une minute à
l’autre après des heures de soleil brûlant ! Ces changements sont
impressionnants et causent parfois de gros dégâts, surtout dans les quartiers
pauvres où les maisons ne sont pas solides et les caniveaux absents.
Malheureusement, cela n’améliore pas non plus les conditions de vie des enfants
qui vivent au Rond Point Ngaba : pas simple de trouver un coin abrité pour
passer la nuit... Le plus souvent, ils iront se réfugier au dépôt : un
grand hangar où sont stockés les énormes sacs de charbon et de nourriture
importés du Bas Congo qui seront revendus sur le marché.

C’est aussi là que
dorment les « grands » de la rue, qui assurent plus ou moins la
sécurité des « petits ». Les « grands » sont très nombreux,
je ne crois pas qu’on puisse avoir une idée de leur nombre ! A partir de
18 ans, ils ne sont plus comptabilisés comme « enfants des rues »
dans les statistiques, et rares sont les centres ou les associations qui les
aide à s’en sortir. Pourtant, ces jeunes sont souvent des victimes de la rue
depuis de longues années et sont tout aussi délaissés par la société et jugés
pas la population.
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Par SOS Enfants le 18 juin 2009, - Kinshasa - Les enfants des rues
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Bob dit n'avoir jamais
connu l'amour de ses parents. Ce dont il se souvient, c'est de leur rejet
constant et de ce terrible sentiment de ne pas être désiré. Petit à petit, sa
vie familiale est devenue insupportable et l’illusion d’une vie plus épanouie
dans la rue l’a poussé à tout quitter. Il avait 10 ans. Comme Yannick, il a
intégré l'Etat Major et a subi les aléas de la rue. Ses bras marqués de larges
cicatrices en témoignent, bien que Bob soit d'un naturel calme
impressionnant ! Après quelques années, Bob a rencontré Lætitia, en
rupture familiale elle aussi. Son histoire ? Une grosse crise
d'adolescence mal comprise par sa famille, l'absence d'écoute et d'attention,
et cette impression tenace que la rue la rendra plus libre...
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Par SOS Enfants le 18 juin 2009, - Kinshasa - Les enfants des rues
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Imaginez un marché
bondé, des couleurs à n'en plus finir, et les yeux qui se tournent, curieux,
quand on arrive près du dépôt, où on sait que les « grands » passent la majeure
partie de la journée. Un jeune gaillard s'approche tout sourire pour dire
bonjour, la démarche marquée de gauche à droite, les poings serrés, les bras
arqués sur les côtés pour se donner de la consistance : c'est Yannick, dit
aussi Nicky !
A 22 ans, il a déjà 10 ans de vie dans la rue derrière lui. Son père est décédé
quand il avait 10 ans d'un accident de bus (il était chauffeur). Vivre seul
avec sa mère, c'était difficile, l’enfant avait besoin d'autorité,
d’encadrement… Alors, vers l'âge de 12 ans, Yannick est parti de la maison.
Rapidement, il a rencontré d'autres jeunes qui sont devenus ses compagnons de
galère et il a intégré le groupe de l'État Major.
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26 avril 2009
Par le Point d'Ecoute le 26 avril 2009, - Rwanda - Les enfants des rues
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Rwanda
Enfants
identifiés

L’identification est une
opération qui se fait tout le long de l’année. Ainsi, au cours de l’année 2008,
62 enfants provenant des différents districts ont été identifiés.
Mis à part au centre ville et au marché de Nyakabungo, les enfants de la rue
sont aussi identifiés à la Boucherie de Cyanika, au Centre de Mahoko et au
marché de Nyaruhonga.
D’emblée, nous nous réjouissons de constater qu’il y a diminution de l’effectif
des enfants de la rue. De plus, leur présence varie selon les saisons. Au
moment de la récolte, il y a beaucoup moins d’enfants dans la rue qu’à la
saison de culture. Ceci est une indication pour confirmer que c’est trop
souvent la faim qui pousse les enfants dans la rue.
Cependant, il y a toujours lieu de parler de la responsabilité des parents dans
le phénomène des enfants de la rue. La majorité des enfants affirment qu’ils
sont envoyés par leurs parents pour chercher de l’argent et ceci concerne
surtout les enfants migrateurs.
| Enfants identifiés en
2008 |
| Jan |
Fév |
Mar |
Avr |
Mai |
Juin |
Juil |
Août |
Sept |
Oct |
Nov |
Déc |
TOTAL |
| 7 |
5 |
5 |
6 |
7 |
4 |
3 |
4 |
4 |
5 |
4 |
8 |
62 |
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27 janvier 2009
Par Ndako Ya Biso le 27 janvier 2009, - Kinshasa - Les enfants des rues
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Je m’appelle Fanny, j’ai
21 ans, et je reviens d’une année de mission en RDC, dans l’immense capitale de
Kinshasa. Au centre Ndako Ya Biso, j’ai rencontré ces enfants appelés « shégués
», ces enfants des rues dont plus personne ne veut dans la société et qui
grandissent avec leurs propres forces et leurs propres lois. Passer une année à
les connaître, à les écouter, à les voir grandir a été passionnant pour moi, et
je suis heureuse de pouvoir partager avec vous un peu de ce concret que vous
rendez possible.
Je vais vous parler de Gloria, cet enfant qui avait été réinséré il y a
quelques mois. Son histoire empreinte d’épreuves montre à quel point le retour
d’un enfant est fragile, sa réintégration longue et sa volonté essentielle. Les
éducateurs ne pourront jamais forcer un enfant à retourner en famille, ni
changer complètement les paramètres familiaux (conditions de vie, chômage,
éducation…) dans lesquels il est accueilli. Des imprévus peuvent bouleverser la
stabilité de l’enfant, c’est ce qui est arrivé à Gloria.
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Par Ndako Ya Biso le 27 janvier 2009, - Kinshasa - Les enfants des rues
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27 Avril 2007, nous sommes vendredi matin au centre Ndako ya Biso. Un garçon de
14 ans est assis et discute. Cet enfant est beau. Ses yeux pétillent de vie
mais son être est cabossé. Des cicatrices, des blessures, autant sur son corps
que sur son cœur, sûrement. Des réactions souvent démesurées, des phrases trop
souvent perçues comme des coups de poignard… Il a toujours le sourire mais il
est blessé !
Cet enfant si attachant s’appelle Gloria, il a 14 ans. Il a grandi dans une
famille de 13 enfants. Il avait un papa et une maman. Son enfance aurait pu
être pleine d’amour et de joie, mais il n’en fut pas ainsi. Un jour, la maman,
pilier de la famille est décédée. A partir de ce moment, tout a changé. La
famille a explosé. Gloria, du haut de ses 7 ans, a quitté la maison avec un de
ses grands frères pour aller vivre dans la rue. Malheureusement, il n’imaginait
pas que la souffrance existait là aussi. Il passait de rond-point en
rond-point, toujours en quête d’affection, celle d’une maman partie trop
vite.
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6 janvier 2009
Par Ndako Ya Biso le 6 janvier 2009, - Kinshasa - Les enfants des rues
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Joie de pouvoir penser à
chacun de vous en ce début d’année, à me réjouir de votre amitié et de vos
nouvelles. Mais, moi-même je ne vous écris guère, je suis tellement pris par
toutes nos activités ici à Kinshasa ; et puis la poste n’existe pas et le
courant est tellement irrégulier !
Le premier janvier, j’ai commencé par visiter l’oncle et la tante de Franck,
surnommé Kabila. Franck a 15 ans, il a fait 4 ans dans la rue. Ses deux parents
sont morts du sida. Son oncle avait bien voulu le recevoir mais son épouse
l’avait refusé. Nous l’avions placé alors dans l’internat d’une école primaire,
rentrant chez son oncle pour les vacances. Il avait tenu ainsi une année
entière, mais au mois de juillet dernier il était retourné dans la rue. En
octobre nous avons pu le placer dans un centre de formation professionnelle des
Salésiens, et l’oncle en a été très content : l’enfant est apaisé, changé. Dans
ce centre de formation, il a retrouvé confiance en lui-même et veut poursuivre
sa formation.
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6 décembre 2008
Par le Point d'Ecoute le 6 décembre 2008, - Rwanda - Les enfants des rues
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Rwanda

Au 3
ème
trimestre, les activités ont porté essentiellement sur la réinsertion sociale
des enfants en situation de rue et le renforcement des capacités des parents en
vue de maintenir les enfants réintégrés dans leurs familles respectives.
Un nouveau volet pour la formation des jeunes filles mères vient d’être intégré
dans le programme de réinsertion des enfants des rues du Point d’Ecoute et un
premier groupe a été identifié.
Enfin, après le passage de la tornade de septembre dernier, les maisons d’une
quinzaine de familles parmi celles qui ont accueilli des enfants viennent
d’être réhabilitées par le Point d’Ecoute.
Enfants identifiés
Les animateurs visitent régulièrement les enfants sur leurs sites respectifs.
Lorsque les nouveaux cas dans la rue sont identifiés, signalés par les autres
enfants ou par les enfants qui viennent d’eux-mêmes demander une aide, ils sont
immédiatement emmenés au bureau pour le remplissage des fiches d’identification
afin d’entamer le processus de réintégration. Au cours de ce trimestre, 24
enfants ont été identifiés.
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11 août 2008
Par le Point d'Ecoute le 11 août 2008, - Rwanda - Les enfants des rues
en savoir plus sur le parrainage d'enfants au
Rwanda
Enfants identifiés
Le Point d’Ecoute procède régulièrement à l’identification des enfants de la
rue dans Gisenyi et ses alentours.
Mis à part au centre ville et au marché de Nyakabungo, les enfants de la rue
sont aussi identifiés à la Boucherie de Cyanika, au Centre de Mahoko et au
marché de Nyaruhonga.
D’emblée, nous nous réjouissons de constater qu’il y a diminution de l’effectif
des enfants de la rue. De plus, leur présence varie selon les saisons. Au
moment de la récolte, il y a beaucoup moins d’enfants dans la rue qu’à la
saison de culture. Ceci est une indication pour confirmer que c’est trop
souvent la faim qui pousse les enfants dans la rue. Présentement, on dénombre
environ 75 enfants dans la ville de Gisenyi et le marché de Nyakabungo, et 28
au centre de Mahoko.
On ne peut pas dire avec exactitude le nombre d’enfants se trouvant à Cyanika
car on retrouve souvent ces mêmes enfants au centre ville et à
Nyakabungo.
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19 juillet 2008
Par Ndako Ya Biso le 19 juillet 2008, - Kinshasa - Les enfants des rues
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Devant le nombre sans
cesse croissant d’enfants suivis par le centre Ndako Ya Biso, une
réorganisation en profondeur était devenue nécessaire et l’organigramme a été
remis au point : placées sous la tutelle de Jean-Pierre Godding, responsable du
projet, trois directions d’activités ont été définies.
Fanny est nommée à la tête de la maison d’accueil et Roger devient le
responsable des activités d’intégration (micro-crédits, garanties locatives,
formation professionnelle). Arnold reste quant à lui le coordinateur du projet
tout en étant le responsable des activités de réunification familiale.
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15 juillet 2008
Par Ndako Ya Biso le 15 juillet 2008, - Kinshasa - Les enfants des rues
Réunifications familiales, quelques mois après…
CHRIS
Réunifié Août 2006
Chris a 18 ans. Ses deux parents sont décédés et, après
deux ans de rue, il a été accueilli par une famille amie
de ses parents. Nous l'avons placé en 2006 chez un
garagiste de son quartier qui l'a bien formé en mécanique
et a même commencé à lui apprendre la conduite automobile.
Mais le garagiste est parti ailleurs et a abandonné le
jeune tout en lui faisant de belles promesses.
Chris a heureusement été patient ; suivant nos conseils,
il a pu trouver un autre garagiste qui l'a aidé à bien
maîtriser la conduite. Chris a passé en mars 2008 l'examen
de conduite automobile.
Il est le premier enfant que nous suivons qui a obtenu son
permis de conduire, il pourra maintenant grâce à cela
trouver du travail comme chauffeur et mécanicien.
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31 mars 2008
Par Ndako Ya Biso le 31 mars 2008, - Kinshasa - Les enfants des rues
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Après trois ans
d’existence du centre et de travail auprès des enfants de la rue à Kinshasa,
nous avons tenu au mois de janvier une réunion d’auto-évaluation qui a permis
de faire le point sur les relations des animateurs avec les enfants et les
familles, le travail de l’équipe et les attentes de chacun pour 2008.
Nous avons pu pour cela nous appuyer sur quelques chiffres extrêmement
encourageants : En 2007, selon les statistiques de Save The Children, Ndako Ya
Biso est la 3
ème ONG de Kinshasa en ce qui concerne le nombre de
réunifications familiales : nous avons pu ramener chez eux 80 enfants, avec
très peu de rechutes enregistrées.
Et, d’après Médecins du Monde qui supervise à Kinshasa le domaine de la santé
des enfants de la rue, notre dispensaire est le 2
ème de la ville en
terme de fréquentation !
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27 mars 2008
Par Ndako Ya Biso le 27 mars 2008, - Kinshasa - Les enfants des rues
en savoir plus sur le parrainage des
enfants des rues à Kinshasa

Joël a 16 ans, il parle très peu mais agit avec une grande violence. Sa mère
n’avait que 15 ans à sa naissance et, lorsque son père est parti, Joël a été
confié à sa grand-mère. Rapidement, l’enfant été accusé de sorcellerie par sa
famille qui le rendait responsable de tous les malheurs. Il a subi de graves
tortures de la part de plusieurs pasteurs pour lui faire avouer sa
sorcellerie.
Joël a fui alors la maison et a passé cinq longues années dans la rue. Depuis
plus d’un an, il fréquente notre centre. Nous avons peu à peu réussi à
l’apprivoiser, l’écouter et l’apaiser, même s’il garde un fond de violence
latente. A sa demande, nous avons entamé les démarches de réunification et,
après plusieurs rencontres avec la famille, la grand-mère a finalement accepté
de le reprendre. Nous l’avons ramené chez lui une première fois mais il n’a pas
voulu rester.
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Par Ndako Ya Biso le 27 mars 2008, - Kinshasa - Les enfants des rues
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enfants des rues à Kinshasa

Josué a dix
ans, il a 2 petits frères et 2 frères aînés décédés de maladie. Polygame, le
père vit hors de Kinshasa et la mère, sans ressources, fait appel à sa sœur
pour sa survie et celle de ses enfants. Mais cette sœur est morte subitement et
son mari affirme qu’il a vu en rêve Josué « tuer sa tante par sorcellerie ».
Dès lors, la famille a fait passer l’enfant dans diverses églises pour
exorciser son démon.
Elle a également fait pression sur la maman pour qu’elle se débarrasse de son
fils, menaçant de lui supprimer toute aide tant que Josué serait là.
Découragée, la mère a dit un jour à l’enfant :
« Je dois me débarrasser de
toi et je vais t’empoisonner. » Josué a eu peur, il a compris qu’il n’avait
plus personne et est parti dans la rue.
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Par Ndako Ya Biso le 27 mars 2008, - Kinshasa - Les enfants des rues
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enfants des rues à Kinshasa

Rodrigue a 13 ans, il vient d’un petit village de province. Après le décès de
ses deux parents, sa tante l’a recueilli et est venue vivre avec lui à
Kinshasa. Mais bientôt, influencée par son milieu de vie, la tante a commencé à
considérer l’enfant comme un sorcier et l’a chassé de la maison.
Nous avons recueilli l’enfant après 4 mois passés dans la rue et il s’est très
vite confié à nous. Au début, la tante refusait tout dialogue, elle ne voulait
plus entendre parler de Rodrigue et proposait simplement de le renvoyer dans
son village. Mais finalement, après plusieurs rencontres, elle a admis qu’elle
seule pouvait prendre l’avenir de l’enfant en charge. Elle a donc accepté de le
reprendre, nous l’avons ramené chez lui et inscrit à l’école où il a bien
repris ses études.
Vous pouvez nous aider et parrainer les
enfants des rues de Kinshasa.