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Tag - Enfants des rues

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15 septembre 2017

RD Congo : nos enfants des rues bacheliers !

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Des enfants des rues lauréats du baccalauréat au Congo

Il y a peu de temps encore, ils étaient dans la rue.
Aujourd’hui, ils sont diplômés d’état !!

En juillet 2017, 13 jeunes de la rue que nous avons réunifiés dans leur famille ont présenté et réussi leur diplôme d’état après six années d’école secondaire. Ces jeunes, qui étaient condamnés à vivre dans la rue comme des exclus et des marginaux, ont pu retrouver leur fierté et leur dignité et révéler tous leurs talents.

Ils sont pour tous les enfants encore dans la rue une espérance et un modèle. Témoignages vivants que tout est possible, ils permettront à d’autres jeunes de suivre le même chemin et de se forger grâce à leur volonté un avenir digne de ce nom, pour eux-mêmes et pour leur famille.

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21 janvier 2017

Encadrement récréatif pendant les vacances au Rwanda

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L’année scolaire au Rwanda s’achève au mois de novembre pour reprendre fin janvier. Deux longs mois de vacances pour les enfants...
Enfants vulnérables, enfants des rues et orphelins de Gisenyi au Rwanda
Sauf que le mot « vacances » n’a pas la même résonnance pour les enfants du Point d’Ecoute. Pour eux, c’est synonyme de travail dans les parcelles, de recherche d’un petit job pour soutenir sa famille, comme par exemple transporter sur la tête des cannes à sucre. A tout âge, un enfant a des tâches ménagères qui lui sont réservées. Et plus encore durant les vacances...

Au Rwanda, vacances ne signifie en rien loisirs !

C’est dire la joie de ces enfants lorsqu’on leur a annoncé que trois semaines d’encadrement et d’activités ludiques, ce qu’on appellerait chez nous un centre aéré, seraient organisées pour eux au mois de décembre !

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3 janvier 2017

Noël et Bonne Année 2017 à Ndako Ya Biso

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Depuis de nombreuses années déjà, nous avons l’habitude de dire :
« pas d’enfant dans la rue le jour de Noël » et nous cherchons à sensibiliser nos amis et nos connaissances du quartier et de la paroisse à pouvoir accueillir un enfant de la rue pour la journée de Noël.
Comme chaque année, nous avons commencé par acheter des vêtements neufs pour que chacun trouve sa joie et sa dignité ce jour-là.
Noêl des enfants des rues à Kinshasa La veille de Noël, tous les enfants ont mis leurs beaux habits et sont montés ensemble jusqu’à la paroisse Sainte Christine pour participer à la messe des enfants à 18h. Ils étaient cette année 53 enfants, c’était un bon groupe dans l’église. Au départ, ils étaient un peu intimidés mais le prêtre les a bien accueillis, leur a dit sa joie de les recevoir et puis, ils ont pu chanter et danser avec l’assemblée présente, puis aller admirer la crèche de Noël avec le petit Jésus dormant dans la paille d’une mangeoire, un peu comme eux....
A la sortie de la messe, ils ont partagé une boisson sucrée et un gâteau avant de redescendre dormir au Centre jusqu’au lendemain.

Et le jour de Noël, ils se sont retrouvés dans la cour de l’école Sainte Christine, vêtus de leurs beaux habits, là où les familles sont venues les inviter. Certains avaient un peu peur : « Est-ce qu’ils ne vont pas nous battre et nous injurier comme notre propre famille ? », mais nous les avions rassurés et chacun a pu être invité dans une famille.

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15 novembre 2016

Pourquoi et comment un enfant en vient-il à choisir de vivre dans la rue plutôt qu’auprès de sa famille ?

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Enfants vulnérables et enfants des rues de Gisenyi au RwandaOn pouvait imaginer que notre aide aux enfants vivant dans la rue allait peu à peu disparaitre, les raisons qui ont poussé le Point d’Ecoute à débuter son action à Gisenyi en 1998 n’étant plus d’actualité. Plus de 20 ans après, la guerre et le génocide sont loin
Hélas, aujourd’hui, ce sont les difficultés économiques des familles qui poussent les enfants à partir vivre dans la rue.

Le Rwanda fait pourtant bonne figure dans les magazines économiques, le taux de croissance est correct, le pays fait son possible pour améliorer les conditions de vie de la population.
Cependant, le fossé continue malgré tout de se creuser pour les plus vulnérables et il est malheureusement impossible pour eux d’envisager un avenir meilleur.

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31 août 2016

Microcrédits pour les mamans, quelles perspectives ?

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Chaque année, Ndako Ya Biso arrive à réunifier près de 200 enfants de la rue auprès d’un membre de sa famille. Pour stabiliser la réunification et éviter la rechute de l’enfant dans la rue, différents outils sont utilisés et spécialement les six suivants : la scolarisation de l’enfant, la formation professionnelle du jeune âgé de plus de 15 ans, le microcrédit accordé à la maman responsable de l’enfant, la garantie locative apportée à la famille afin de l’aider à trouver un meilleur logement, la gestion des conflits familiaux et les rencontres d’échange entre parents.
Enfant des rues de Kinshasa réunifié dans sa famille

Visite de deux éducateurs dans la famille d’un enfant des rues réunifié

Les enfants qui vivent au Centre on fêté Noël et Nouvel An eux aussi. Ils ont revêtu ces jours-là les habits neufs que nous avons pu leur donner grâce à vos cadeaux et vos dons pour ces fêtes de fin d’année.

Près de 300 crédits sont octroyés chaque année aux mamans des enfants : un premier crédit de 40$ est accordé après (et si possible même avant) la réunification de l’enfant dans la famille en vue de favoriser le démarrage ou la reprise de l’activité génératrice de revenus de la maman. Si elle gère bien son activité et rembourse bien son premier crédit, elle peut recevoir un 2ème crédit d’un montant plus élevé, de 60$ à 100$.

L’accent est surtout placé sur le travail de la maman : bonne identification de la marchandise et du lieu de vente, formation à la gestion des stocks et des finances, suivi régulier de cette gestion. Une journée de formation est donnée aux mamans avant qu’elles ne reçoivent le crédit.

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6 juillet 2016

Et si nous faisions en sorte qu’il n’y ait plus d’enfants des rues à Gisenyi ?

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Les jeux des enfants des rues au Rwanda Faire en sorte qu’il n’y ait plus d’enfants qui vivent dans la rue : c’est la mission que se sont donnée le Point d’Ecoute et SOS Enfants. Mais le chemin est long et semé d’embuches.

Depuis toutes ces années, bon nombre d’enfants ont retrouvé leur famille. Le Point d’Ecoute poursuit son accompagnement pour s’assurer que l’enfant va bien et que ses relations avec les siens sont bonnes. Mais les conditions de vie restent difficiles. La faim qui avait poussé l’enfant à partir dans la rue est trop souvent l’élément qui met en péril la stabilisation de la famille. Les mamans seules qui élèvent leurs enfants sont souvent dépassées et quand la maladie survient, c’est tout le fragile équilibre qui s’effondre.

Aujourd’hui, on assiste à une recrudescence du nombre d’enfants quittant leur famille. Les principales causes peuvent être le décès d’un des parents, voire des deux, ou encore l’incapacité des parents à trouver un travail régulier. Les mauvaises conditions de vie ne font alors que s’aggraver.

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13 février 2016

Enfants des rues de Kinshasa : petit bilan de l’année 2015

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Des enfants des rues du Centre d'Accueil Ndako Ya Biso à Kinshasa Voilà la nouvelle année déjà bien entamée, quand vous repenserez aux cadeaux reçus pour Noël et Nouvel An, ayez une petite pensée pour vos amis, les enfants de la rue de Kinshasa !

Les enfants qui vivent au Centre on fêté Noël et Nouvel An eux aussi. Ils ont revêtu ces jours-là les habits neufs que nous avons pu leur donner grâce à vos cadeaux et vos dons pour ces fêtes de fin d’année.

Comme déjà à plusieurs reprises, nous avons lancé l’opération pas d’enfant dans la rue pour le 25 décembre » en demandant aux familles de la paroisse si elles pouvaient accueillir un enfant pour la journée de Noël. Une trentaine de familles ont accepté de recevoir un enfant. Mais nous avons auparavant dû rassurer les enfants qui craignaient de partir dans ces familles : « ils vont nous injurier et nous battre comme nos propres familles ».

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6 octobre 2015

Des enfants de la rue diplômés d’Etat !

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Des enfants des rues qui ont réussi leur baccalauréat à Kinshasa En juillet dernier, 11 enfants suivis par NYB depuis plusieurs années ont terminé leurs études secondaires et réussi l’examen national sanctionné par un diplôme d’état équivalent au baccalauréat.
Ce diplôme suffit en général à leur procurer un emploi stable. Car, dans la mesure du possible, nous encourageons les jeunes à choisir une section qui leur permet de trouver rapidement du travail, soit une section pédagogique qui ouvre la voie de l’enseignement à l’école primaire, soit une section technique.
Nous sommes fiers et heureux de vous livrer ici leurs témoignages.

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11 mars 2015

La nouvelle année 2015 des enfants du Centre Ndako Ya Biso

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Les débuts d’année créent à chaque fois beaucoup d’espoir chez les enfants comme chez les adultes. Chacun prend des résolutions pour rendre meilleure l’année à venir. 2015 n’a pas échappé à la tradition : les derniers jours de 2014 du Centre Ndako Ya Biso ont été consacrés à préparer la fête de la nouvelle année et la rencontre des enfants avec leur famille à l’occasion du 1er janvier.
Repas de fête de Nouvel An pour les enfants des rues du Centre Ndako Ya Biso à Kinshasa Le 31 décembre, une grande fête réunissait toute la famille Ndako Ya Biso, éducateurs, enfants, garçons et filles, pour célébrer la nouvelle année. A midi, nous étions tous invités à partager un moment de joie, de rires et d’amitié autour d’un bon repas arrosé de bouteilles de coca. La fête s’est prolongée par des danses et des chants, ponctués de souhaits de bonne année 2015. Tout le monde était content et heureux, chacun a pu oublier un peu ses soucis…

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11 juin 2014

Quelle réalité aujourd’hui pour les enfants du Rwanda ?

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A la création du Point d’Ecoute en 1999, l’objectif était clair : travailler avec les quelque 700 enfants qui se retrouvaient dans les rues de la petite ville de Gisenyi à la suite du Génocide et de la guerre qui avait suivi. Beaucoup avaient vu leurs parents mourir, dans d’autres cas, les familles s’étaient complètement disloquées, les enfants avaient été séparés de leurs parents ou s’étaient perdus et ne les avaient jamais retrouvés. A cette époque, au Point d’Ecoute, chacun pensait qu’il suffirait de partir avec les enfants à la recherche de leurs parents ou de membres de leur famille pour les réinsérer.
Orphelins du Rwanda La réalité a été tout autre. Les animateurs du Point d’Ecoute se sont vite rendu compte que le travail ne s’arrêtait pas à la porte de la maison familiale. Il fallait bien souvent mener une médiation pour que l’accueil de l’enfant se passe bien. En cas de retour chez un oncle, une tante, un parent un peu plus éloigné, des situations de spoliation ont été fréquemment constatées. Et surtout, dans tous les cas, c’était le problème alimentaire qui pouvait faire échouer la réunification, l’enfant préférant partir dans la rue pour trouver de quoi manger. L’activité du Point d’Ecoute qui ne devait être que ponctuelle s’est alors inscrite dans le temps.

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16 mai 2013

Rwanda : implication des parents d'enfants des rues

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Afin de pérenniser la réinsertion des enfants des rues ramenés dans leur famille, le Point d'Ecoute multiplie ses actions pour que la communauté participe et soutienne le processus de réunification des enfants.
Rassemblement des enfants des rues au Point d'Ecoute de Gisenyi
Depuis plusieurs années, le Point d’Ecoute soutient et encadre l’association Tabarabana qui regroupe des parents dont un enfant a vécu dans la rue à un moment donné.
Au sein de l’association, les parents s’entraident et apprennent l’importance de travailler ensemble. Ils échangent leur savoir faire, confrontent leurs expériences et se rendent compte de leurs faiblesses et de leurs forces en matière d’éducation de leurs enfants.

Chaque membre de l’association pratique une activité génératrice de revenus qui lui permet d’assurer la survie de sa famille. Le Point d’Ecoute épaule les familles dans leurs activités économiques pour qu’elles puissent subvenir aux besoins primaires de leurs enfants.

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19 mars 2013

Kinshasa : Kasondo, enfant des rues devenu brillant élève

Kasondo, enfant des rues de Kinshasa

Kasondo,
enfant réinséré

Kasondo a 17 ans. Il est le 3ème d'une famille de 5 enfants. A la mort de son père, en 2003, suivant la coutume, la famille paternelle est venue prendre tous les biens de la famille et chasser la maman et ses enfants de la parcelle familiale.

La maman n’a eu d’autre solution que d’aller rejoindre son frère dans un quartier périphérique de la ville, mais celui-ci était dépourvu de toutes ressources. Kasondo a alors été obligé d'abandonner l'école, il n'avait plus aucune occupation et il a commencé à descendre dans la rue. Il allait dans les petits restaurants autour du marché où il pouvait manger en échange de petits travaux comme faire la vaisselle. Au fil des jours, il rentrait de moins en moins chez lui et il a fini par rester définitivement dans la rue

Nous avons fait sa connaissance en 2008, il nous a donné l'adresse de sa maman qui était très heureuse de retrouver son fils. Nous avons alors inscrit Kasondo dans une école. Et depuis lors, il s’est montré très motivé par les études. Il n'a jamais manqué un jour d’école et a toujours été parmi les 3 premiers de sa classe, malgré les conditions difficiles à la maison.

Cette année, il est en 5ème année secondaire et au premier trimestre, il était une fois de plus 2ème de sa classe.
Sa famille est très fière de lui et espère pour son avenir. Il voudrait pouvoir faire des d'études d'infirmier pour pouvoir soigner les autres.

Pour nous aider à sauver d'autres enfants comme Kasando, vous pouvez parrainer nos
enfants des rues de Kinshasa.

25 février 2013

Rwanda : Rentrée scolaire des enfants des rues

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Distribution de fournitures scolaires aux enfants des rues pour la rentrée des classes 2013 La rentrée scolaire a eu lieu à la fin du mois de janvier. Comme chaque année, nous avons payé les frais d’inscription, nous avons distribué aux enfants le matériel et les fournitures scolaires dont ils ont besoin et aujourd’hui, le 1er trimestre est bien entamé. Le nombre d’enfants réunifiés familialement augmente toujours en début d’année, les enfants sont motivés pour reprendre le chemin de l’école.

Ainsi ce début de l’année 2013 a vu 235 anciens enfants des rues faire leur rentrée scolaire dans les classes du Primaire.
Pourtant, au Point d’Ecoute en janvier, on ne parlait plus que d’une chose : les incroyables résultats des premiers jeunes du Point d’Ecoute qui ont passé l’équivalent du baccalauréat français.

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31 janvier 2013

Kinshasa : La vie des enfants des rues au Centre Ndako Ya Biso

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Durant le dernier trimestre de l’année 2012, nous avons suivi environ 500 jeunes garçons et 70 jeunes filles.
Accueil des enfants des rues au Centre Ndako Ya Biso à Kinshasa
Chaque mois, nous rencontrons d’autres jeunes en rupture familiale et sociale mais la prise de contact avec les nouveaux identifiés n’est pas toujours facile car ces jeunes sont très méfiants. Se faire accepter d’eux est un travail de longue haleine…

« Réunification » des enfants de la rue dans leur famille

Au cours de ce dernier trimestre, nous avons réussi à « réunifier » dans leur famille, une trentaine de garçons et une quinzaine de jeunes filles. Pour nous, cette réunification est une étape importante dans la vie des enfants et une première victoire. Le challenge est d’arriver à ce qu’ils se maintiennent dans leur famille car c’est malgré tout, le meilleur moyen qu’un jeune parvienne à se réinsérer dans la vie, et ce malgré la misère des familles.

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10 janvier 2013

Fête de Noël pour les enfants des rues de Kinshasa

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Distribution de vêtements neufs pour le Noël des enfants des rues du Centre Ndako Ya Biso à KinshasaLe 24 décembre, les nouveaux habits achetés pour les enfants grâce à l'aide des parrains et marraines leur ont été offerts. Notre devise pour Noël cette année était, comme l’an dernier :

PAS D'ENFANTS DANS LA RUE LE JOUR DE NOËL !

Comme l’an dernier, nous avons contacté des familles pour leur demander d’accueillir nos enfants. C’est ainsi que, le 25 décembre, les enfants des rues du Centre Ndako Ya Biso ont été placés dans les familles d’accueil volontaires pour la journée de fête. Aucun enfant n’a été laissé de côté. A leur retour, le soir, aussi bien les enfants que les familles étaient ravis de la journée.

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31 décembre 2012

Rwanda : enfants des rues réinsérés ce trimestre

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Enfants réinsérés lors d'un rassemblement des enfants des rues au Point d'Ecoute
Durant les derniers mois de l’année 2012, nous avons eu la joie de ramener dans leur famille vingt enfants qui avaient fui dans la rue simplement pour venir y trouver de quoi manger.
Ils vont reprendre le chemin de l’école dès la rnetrée de janvier, conscients que la clé de leur avenir passe par là.
Les animateurs ont mené un suivi très strict des enfants, aussi bien au niveau de la famille qu’au niveau de l’école, pour s’assurer que la réinsertion se faisait bien. Les enseignants apprécient que le Point d’Ecoute suive et facilite le retour de l’enfant à l’école. Quelle que soit la durée de son séjour dans la rue, l’enfant noue toujours des liens forts avec l’animateur : c’est celui qui l’a écouté, qui lui a tendu la main au moment où il était rejeté de tous. Et l’enfant est rassuré de voir que son animateur continue de s’intéresser à lui et de le protéger.

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29 septembre 2012

Rwanda : les rassemblements des enfants des rues

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‘’Ce que vous faites pour moi sans moi est contre moi‘’ a dit Gandhi.Rassemblement des enfants des rues au Point d'Ecoute
On ne peut pas prétendre résoudre le phénomène ‘’enfants des rues’’ sans dialoguer avec ceux qui sont les premiers concernés, c’est-à-dire les enfants eux-mêmes.
Approcher ces enfants, dialoguer avec eux permet de gagner leur confiance et les incite à s’ouvrir, à se livrer peu à peu, jusqu’à les amener enfin à participer activement à la recherche de solutions à leurs propres problèmes.

C’est dans ce but que sont organisées au Point d’Ecoute des séances quotidiennes de rassemblement. Les enfants y viennent en toute confiance et se sentent dans un climat de joie, dans une bonne ambiance où ils peuvent se détendre ; les enfants trouvent une opportunité de se défouler, de parler de leur identité, de leur passé au village et les informations reçues permettent à l’animateur de mieux cibler le travail à faire avec tel ou tel enfant.

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28 août 2012

Colonie de vacances pour les enfants des rues de Kinshasa

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Enfants des rues de Kinshasa Depuis plusieurs années, durant les grandes vacances d’été, le centre d’accueil des enfants des rues Ndako Ya Biso organise une colonie pour aider les enfants à prendre confiance en eux, affirmer leur volonté et résoudre les multiples conflits qui bouillonnent en eux et autour d'eux, dans leur univers familial et social.
Ce n'est en effet qu'à cette condition qu'ils parviendront à restaurer leur personnalité et reconstruire leur identité.

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29 février 2012

Kinshasa : des temps difficiles pour les enfants des rues

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Enfants des rues de Kinshasa La vie dans cette immense ville de Kinshasa et ses 10 millions d'habitants, est passionnante mais bien difficile.
La population des grands quartiers populaires où nous résidons est comme abandonnée par l'état : il n'y a ni travail, ni investissement, ni amélioration de l'infrastructure, pratiquement tous les produits de consommation courante sont importés : les poulets viennent en grande partie de Belgique, les meubles en kit et en faux bois de Chine ou d'ailleurs, l'huile de palme pour laquelle le pays était premier producteur mondial vient aujourd'hui de Malaisie. Le Congo est un pays où tout est possible et où presque rien ne se fait. Les dirigeants ne semblent pas avoir de projet sinon pour eux-mêmes et leur famille.

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20 décembre 2011

Kinshasa : Réunion avec les pasteurs des églises de Makala

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Ndako Ya Biso, repas des enfants des rues de Kinshasa Pour faciliter la prise en charge des enfants accusés de sorcellerie et améliorer l'aide qui leur est apportée, dans le cadre des activités du trimestre, nous avons organisé une réunion dont le thème portait sur ce que les responsables des églises locales peuvent faire pour éviter que les enfants quittent leur maison familiale. Divers problèmes ont été identifiés lors des discussions, des ébauches de réponses et des propositions positives et encourageantes en sont ressorties. Un bref résumé des échanges :
Problèmes conduisant les enfants dans la rue
  1. La séparation des parents : Les conditions de vie très difficiles augmentent les conflits et les violences qui conduisent à la séparation des parents découragés. Les enfants sont victimes de cette séparation. Souvent la nouvelle femme du papa n’accepte pas les enfants de la femme précédente, les persécute et découvre qu’ils sont sorciers, mais c’est en réalité une manière de se débarrasser d’eux.
  2. La misère familiale : Dans plusieurs familles, il n’y a plus rien à manger et les enfants ne peuvent même plus aller à l’école à cause des frais scolaires. Cette situation est liée à la maladie d’un parent, ou au fait que les parents n’ont pas réussi à trouver les moyens de se débrouiller dans la vie. Parfois l’enfant réside chez un grand parent ou un oncle trop âgé et fatigué, qui n’a plus l’énergie nécessaire pour travailler et personne pour le prendre en charge.
  3. La mauvaise éducation : Les parents vivant dans des conditions très difficiles sont très souvent absents, loin de la maison pour chercher quelque chose pour leur famille. Aussi, ils suivent peu l’éducation de leurs enfants, et quand ils sont à la maison, après toutes les violences subies par eux-mêmes, ils se défoulent sur leurs enfants. Les enfants, ne ressentant ni affection ni autorité, ne trouvent plus leur place dans leur famille et cherchent à se débrouiller en faisant n’importe quoi parfois en volant leurs parents. Les enfants ressentant une absence d’affection développent des réactions de violence et font leurs besoins au lit, par exemple. Ils sont alors vus comme anormaux et accusés de sorcellerie.
  4. Le décès d’un parent : Les orphelins sont confiés à un membre de la famille qui a déjà sa propre charge de famille et n’a pas les moyens suffisants. Des membres de la famille dénoncent alors l’orphelin comme un sorcier qui a mangé son parent et on le met dehors ou on le confie à une Eglise pour l’exorciser.

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28 novembre 2011

Kinshasa : un trimestre chargé auprès des enfants des rues

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Ndako Ya Biso, accueil des enfants des rues de KinshasaDurant ces trois derniers mois, nous avons accueilli chaque jour au Centre une cinquantaine d'enfants et comptabilisé chaque mois une moyenne de dix nouveaux enfants suivis. Au cours de nos tournées, nous approchons quotidiennement des enfants, des enfants leaders, des mamans commerçantes, des autorités locales, des policiers. Notre équipe d’infirmiers a également soigné pendant cette période, au dispensaire, 1.115 jeunes filles et 2.077 garçons.

Chaque mois, l’équipe de nos éducateurs effectue plus de 300 visites d’enfants déjà réunifiés. Ce suivi se fait à la fois dans leurs familles et dans leurs écoles et/ou centres de formation professionnelle. Nos éducateurs organisent également des visites de médiation auprès des familles.

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30 septembre 2011

Kinshasa : Réunion avec les directeurs d'école

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Ndako Ya Biso, accueil des enfants des rues de Kinshasa
En vue d‘assurer un bon lancement de l’année scolaire pour les enfants de la rue réunifiés dans leurs familles et scolarisés, nous avons organisé une réunion avec les directeurs des écoles accueillant nos enfants réunifiés en famille et rescolarisés.

Il a été rappelé qu’une convention régissant les relations entre Ndako Ya Biso et les écoles doit être signée par les parents, l’école et le Centre pour bien gérer les relations.

Les points suivants ont été abordés et rappelés :
  • Les parents s’engagent à veiller à ce que leurs enfants se rendent chaque jour à l’école, propres et avec un uniforme en bon état ;
  • Les écoles s’engagent à accueillir les enfants dans la discrétion (l’histoire des enfants doit rester confidentielle pour éviter de mauvaises conséquences) et à leur assurer un suivi pédagogique particulier favorisant une bonne intégration. Les directeurs s’engagent à ne jamais chasser un enfant, il risquerait de retomber dans la rue, mais de rester en contact permanent avec l’animateur responsable ;
  • Ndako Ya Biso s’engage à payer au début de chaque trimestre les frais scolaires, tels que précisés au début de l’année. Mais le Centre ne peut pas payer d’autres frais, sauf exception ;

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31 août 2011

Enfants des rues du Rwanda, les nouvelles

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Enfants des rues du Rwanda Approcher un enfant de la rue, l’écouter et dialoguer avec lui est l’une des stratégies appliquées par le Point d’Ecoute pour pouvoir l’identifier et espérer le réunifier dans sa famille ou en famille d'accueil.

C’est ce dialogue qui permet de mieux comprendre la venue de l’enfant dans la rue et pouvoir planifier ce qu'il est possible de faire ensemble pour l'amélioration de la vie de l'enfant, puis la sortie de la rue et la réinsertion familiale et scolaire.
Au cours de ce premier semestre, 100 enfants ont été identifiés, dont la majorité vient du secteur de Gisenyi. Lire la suite...

16 août 2011

Kinshasa : François, l'enfant sauvé in extremis

Pour nous aider, vous pouvez parrainer les enfants des rues de Kinshasa.

Enfant de la rue à Kinshasa

François

Après le divorce de ses parents qui s’étaient tous deux remariés François habitait avec son père dans la ville de Kananga, à 1000km de Kinshasa. Comme beaucoup de jeunes provinciaux de son âge, François aspirait à aller à la capitale pour découvrir autre chose. Un jour, tandis qu'il songeait en chemin (les routes sont longues entre les villages), des gens malintentionnés l’ont enlevé.
Ces gens en question étaient des trafiquants d’enfants. Ils lui ont promis qu'ils l'emmenaient à Kinshasa pour devenir vendeur de savon mais, en réalité, ils avaient un plan qui l’amènerait à devenir un voleur à leur service.

Une fois dans la capitale, quand il a compris leur projet, François s'est enfui. Peu après, il est venu au centre Ndako Ya Biso où il a été accueilli durant dix mois pendant lesquels nous cherchions sa famille.
Puis nous avons pu enfin entrer en contact avec son père qui attendait le retour de François comme celui du fils prodigue, d’après ce qu’il a écrit dans la lettre nécessaire à son transfert. Comme le déplacement vers sa ville est très complexe vu la distance, nous avons demandé l’assistance des Nations Unies et plus précisément de la Monusco. Il a fallu deux mois de démarches administratives et de persévérance avant que François ne prenne l’avion, accompagné d’une bénévole du centre qui connaît la région.

Aujourd’hui, il a retrouvé sa famille qui l’a accueilli les bras ouverts et les yeux en larmes. Il espère commencer bientôt une formation professionnelle car il a déjà 17 ans, mais une bonne base scolaire grâce aux cours dont il a bénéficié à Ndako Ya Biso.

12 août 2011

Kinshasa : Mubema, menacé de mort pour sorcellerie

Pour nous aider, vous pouvez parrainer les enfants des rues de Kinshasa.

Enfant de la rue à Kinshasa

Mubema

Mubema a 11 ans et est né à l’intérieur du pays. Le papa est décédé en premier et la maman l'a rapidement suivi dans la tombe. L’oncle maternel a pris en charge l’enfant puis l’a emmené chez la grand–mère à Kinshasa. Mais quelques mois plus tard la grand-mère décède elle aussi.

L’enfant est alors accusé d’être le sorcier qui a mangé ses parents et sa grand-mère et on commence à le persécuter. Il est conduit dans des églises du réveil, forcé à des jeûnes et prières, torturé pour avouer qu’il est sorcier.
Finalement la famille décide de le tuer, mais l‘oncle qui cherche à le protéger le dépose dans une église du réveil à Makala. L’enfant fuit l’église et nous le retrouvons dans la rue. Nous avons écouté l’enfant qui nous a donné l’adresse de son oncle. Mais quand nous sommes arrivés à la maison, toute la famille a refusé de nous recevoir en disant que l’enfant était un sorcier dangereux.

Nous avons malgré tout pu prendre du temps avec l’oncle et lui expliquer que si l’enfant l’avait été, en tout cas nous avions pu constater qu’il n’était plus un sorcier aujourd’hui. L’oncle nous a demandé de venir prier avec l’enfant et toute la famille. Cette dernière a finalement pu accepter l’enfant qui a repris le chemin de l’école.

11 août 2011

Kinshasa : Daniel, enfant des rues

Pour nous aider, vous pouvez parrainer les enfants des rues de Kinshasa.

Enfant de la rue à Kinshasa

Daniel

Daniel est le cadet de trois enfants. La mère est décédée assez jeune et le père s’est alors remarié. La nouvelle maman n’a pas accueilli les enfants les bras ouverts, mais plutôt les poings serrés. Elle maltraitait Daniel et ses frère et sœur. Ils étaient traités de sorciers, de voleurs… Les aînés ont alors fui la maison et se sont retrouvés dans la rue. Daniel nous raconte que la marâtre lui disait que dès qu'elle aurait la preuve qu’il est sorcier, elle le mettrait dans un sac et le jetterait à l’eau. Quand il rentrait de l’école, Daniel n’avait pas le droit de jouer avec les autres enfants, il était enfermé dans la maison.

Un jour, Daniel avait alors onze ans, la marâtre lui confia une course à faire. En chemin, Daniel se fit voler l’argent par les grands de la rue. Craignant la réaction de sa belle-mère, il est resté dans la rue jusqu’à ce qu’on lui parle du centre Ndako Ya Biso. Avec une éducatrice, Daniel est allé voir sa famille dans l’espoir d’un retour possible. Mais le père était parti en voyage et la marâtre refusa de les accueillir. Lorsque le père est rentré, nous sommes retournés chez lui et avons longuement discuté avec lui du traitement que réservait sa femme à ses enfants, des besoins et des droits de l’enfant. Face à un retour en famille, Daniel était craintif et aurait préféré aller vivre chez ses grands parents. En temps voulu, après bien des promesses de changements, Daniel est finalement retourné chez son père et nous visitons souvent la famille afin de les sensibiliser sur les soins nécessaires aux enfants.

15 juillet 2011

Kinshasa : Arnold, accusé de sorcellerie

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Enfant de la rue à Kinshasa

Arnold

Du haut de ses 16 ans, Arnold a déjà une longue histoire à raconter. Il est le deuxième d’une fratrie de trois enfants. Son père était militaire et a servi durant la guerre. A son retour des combats, il a regagné la maison accompagné d’une deuxième femme. La première n’a pas supporté la chose et a quitté son mari avec ses enfants.
Après un certain temps, la maman s’est remariée, abandonnant alors ses enfants aux grands parents paternels. A ce moment-là, le père est tombé malade et sa seconde femme l’a quitté. Il est donc retourné chez ses parents où vivaient ses enfants.
Au lieu de l’amener à l’hôpital, les grands parents ont consulté une église de réveil qui a fait retomber la responsabilité sur Arnold et ses frère et sœur, les accusant d’être sorciers. Les grands parents ont clamé partout que les enfants voulaient tuer leur père et appauvrir toute la famille. Ils sont devenus sorciers aux yeux de la famille, notamment Arnold considéré comme le meneur. Les grands parents maltraitaient les enfants, menaçant Arnold de le lapider. Ils les confiaient à l’église de réveil où ils subissaient diverses tortures sensées exorciser leur sorcellerie. Pour échapper à ces horreurs, Arnold a quitté la maison et a vécu dans la rue plusieurs années. Pendant ce temps, le père poursuivait les séances de délivrance à l’église du réveil en espérant guérir de sa maladie.

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Kinshasa : Hénock, déclaré enfant sorcier

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Enfant de la rue à Kinshasa

Hénock

Hénock est le cadet d’une famille nombreuse. Son père, polygame, a deux femmes et la deuxième n’avait mis au monde que des filles jusqu’à l’arrivée d’Hénock. Il fut alors le bienvenu dans la famille et grandissait paisiblement jusqu’à ce que les difficultés cumulées éprouvent la famille. Il y a d’abord eu le commerce de la maman qui a subitement fait faillite. Puis les sœurs ne trouvaient pas de maris. Malgré son jeune âge, Hénock fut accusé d’être la source de ces malheurs et taxé de sorcier. La famille l’a alors chassé et il s’est retrouvé dans la rue.

Il y a survécu un an avant de rencontrer un éducateur de Ndako Ya Biso. L’équipe a entamé plusieurs médiations avec la famille d’Hénock avant qu’elle n'accepte d'accueillir à nouveau son enfant. Nous l’avons inscrit à l'école en 3ème année primaire. Aujourd’hui, il termine la 6ème année primaire et reste invariablement parmi les cinq premiers de la classe. Comme il excelle à l’école, les responsables de l’école l’apprécient beaucoup. En poursuivant nos visites et nos échanges avec la famille, celle-ci s’est rendue à l’évidence qu’Hénock n’est pas un sorcier. Il s’est d’ailleurs bien réintégré à la vie de famille et celle-ci a retrouvé une certaine harmonie propice à l’épanouissement complet d’Hénock.

Kinshasa : La triste histoire de Jonas

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Enfant de la rue à Kinshasa

Jonas enfant des rues

La mère de Jonas a eu quatre enfants issus d’un premier mariage, puis son mari est décédé. Elle a continué d’habiter la parcelle de son mari et s’est remariée avec papa Kabasele, avec lequel elle a de nouveau eu quatre autres enfants, dont Jonas. En grandissant, les aînés ont commencé à avoir un comportement hostile à l’égard de Kabasele et de ses enfants. Ils les insultaient, les méprisaient et condamnaient leur présence sur la parcelle de leur défunt père. Papa Kabasele a alors proposé de déménager, mais la maman a refusé, attachée à ce lieu de vie et à ses voisins. Ne supportant plus la situation à la maison, Kabasele a alors décidé d’aller vivre ailleurs et il a abandonné sa femme et ses huit enfants. Il s’est remarié et a eu trois enfants avec sa nouvelle femme.

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13 juillet 2011

Kinshasa : Gracia, l'enfant sacrifié

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Enfant de la rue à Kinshasa

Gracia

Gracia est un jeune garçon de 10 ans, le deuxième d'une famille de cinq enfants. Son père était commerçant et partait régulièrement en voyage. Alors que Gracia avait trois ans, son père est allé dans une province à l’intérieur du pays, loin de Kinshasa. Il y prit une autre femme et se maria avec elle, délaissant complètement la mère de Gracia et ses frères et sœurs, alors que la cadette avait seulement 6 mois. N'ayant nul autre endroit pour vivre, la mère continua d’habiter chez sa belle famille avec ses enfants. Puis au bout de quatre ans, elle décida de retourner dans sa propre famille en ne prenant avec elle que ses trois derniers enfants, laissant Gracia et son grand frère livrés à eux-mêmes, abandonnés à la famille du père où les deux garçons subirent de mauvais traitements.

Pour échapper à ces souffrances et trouver de quoi se nourrir, Gracia choisit alors de descendre dans la rue. C'est là que nous l'avons rencontré. Après un long travail de médiation, Gracia fut réunifié provisoirement dans sa famille paternelle. Parallèlement, nous avons entrepris des démarches pour retrouver la mère.

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