12 août 2011
Par Ndako Ya Biso le 12 août 2011, - Kinshasa - Les enfants des rues
Pour nous aider, vous pouvez parrainer les enfants
des rues de Kinshasa.
Mubema
Mubema a 11 ans et est né à l’intérieur du pays. Le papa est décédé en premier
et la maman l'a rapidement suivi dans la tombe. L’oncle maternel a pris en
charge l’enfant puis l’a emmené chez la grand–mère à Kinshasa. Mais quelques
mois plus tard la grand-mère décède elle aussi.
L’enfant est alors accusé d’être le sorcier qui a mangé ses parents et sa
grand-mère et on commence à le persécuter. Il est conduit dans des églises du
réveil, forcé à des jeûnes et prières, torturé pour avouer qu’il est
sorcier.
Finalement la famille décide de le tuer, mais l‘oncle qui cherche à le protéger
le dépose dans une église du réveil à Makala. L’enfant fuit l’église et nous le
retrouvons dans la rue. Nous avons écouté l’enfant qui nous a donné l’adresse
de son oncle. Mais quand nous sommes arrivés à la maison, toute la famille a
refusé de nous recevoir en disant que l’enfant était un sorcier
dangereux.
Nous avons malgré tout pu prendre du temps avec l’oncle et lui expliquer que si
l’enfant l’avait été, en tout cas nous avions pu constater qu’il n’était plus
un sorcier aujourd’hui. L’oncle nous a demandé de venir prier avec l’enfant et
toute la famille. Cette dernière a finalement pu accepter l’enfant qui a repris
le chemin de l’école.
15 juillet 2011
Par Ndako Ya Biso le 15 juillet 2011, - Kinshasa - Les enfants des rues
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des rues de Kinshasa.
Arnold
Du haut de ses 16 ans, Arnold a déjà une longue histoire à raconter. Il est le
deuxième d’une fratrie de trois enfants. Son père était militaire et a servi
durant la guerre. A son retour des combats, il a regagné la maison accompagné
d’une deuxième femme. La première n’a pas supporté la chose et a quitté son
mari avec ses enfants.
Après un certain temps, la maman s’est remariée, abandonnant alors ses enfants
aux grands parents paternels. A ce moment-là, le père est tombé malade et sa
seconde femme l’a quitté. Il est donc retourné chez ses parents où vivaient ses
enfants.
Au lieu de l’amener à l’hôpital, les grands parents ont consulté une église de
réveil qui a fait retomber la responsabilité sur Arnold et ses frère et sœur,
les accusant d’être sorciers. Les grands parents ont clamé partout que les
enfants voulaient tuer leur père et appauvrir toute la famille. Ils sont
devenus sorciers aux yeux de la famille, notamment Arnold considéré comme le
meneur. Les grands parents maltraitaient les enfants, menaçant Arnold de le
lapider. Ils les confiaient à l’église de réveil où ils subissaient diverses
tortures sensées exorciser leur sorcellerie. Pour échapper à ces horreurs,
Arnold a quitté la maison et a vécu dans la rue plusieurs années. Pendant ce
temps, le père poursuivait les séances de délivrance à l’église du réveil en
espérant guérir de sa maladie.
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Par Ndako Ya Biso le 15 juillet 2011, - Kinshasa - Les enfants des rues
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des rues de Kinshasa.
Hénock
Hénock est le cadet d’une famille nombreuse. Son père, polygame, a deux femmes
et la deuxième n’avait mis au monde que des filles jusqu’à l’arrivée d’Hénock.
Il fut alors le bienvenu dans la famille et grandissait paisiblement jusqu’à ce
que les difficultés cumulées éprouvent la famille. Il y a d’abord eu le
commerce de la maman qui a subitement fait faillite. Puis les sœurs ne
trouvaient pas de maris. Malgré son jeune âge, Hénock fut accusé d’être la
source de ces malheurs et taxé de sorcier. La famille l’a alors chassé et il
s’est retrouvé dans la rue.
Il y a survécu un an avant de rencontrer un éducateur de Ndako Ya Biso.
L’équipe a entamé plusieurs médiations avec la famille d’Hénock avant qu’elle
n'accepte d'accueillir à nouveau son enfant. Nous l’avons inscrit à l'école en
3ème année primaire. Aujourd’hui, il termine la 6ème année primaire et reste
invariablement parmi les cinq premiers de la classe. Comme il excelle à
l’école, les responsables de l’école l’apprécient beaucoup. En poursuivant nos
visites et nos échanges avec la famille, celle-ci s’est rendue à l’évidence
qu’Hénock n’est pas un sorcier. Il s’est d’ailleurs bien réintégré à la vie de
famille et celle-ci a retrouvé une certaine harmonie propice à l’épanouissement
complet d’Hénock.
17 septembre 2010
Par Ndako Ya Biso le 17 septembre 2010, - Kinshasa - Les enfants des rues
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L'histoire terrifiante de deux frères, Shadrack et Isaac…

Nous avons recueilli ces
deux garçons dans une église de réveil, accusés de sorcellerie, en train d’être
traumatisés pour être exorcisés. Nous les avons confiés à la garde de leur mère
biologique mais, quelques temps après, Isaac a du partir vivre chez sa
grand-mère car leur maman ne pouvait plus les garder tous les deux. Après le
départ d'Isaac, Shadrack a subi les maltraitances les plus atroces par sa mère.
Heureusement, nous avons visité cette famille au bon moment, nous avons trouvé
l'enfant presque mourant et nous l'avons conduit à l’hôpital, puis confié à une
famille d’accueil où il a été bien accepté et où il évolue très bien.
Entre temps, le père avait repris le travail et voulait récupérer ses enfants.
Isaac a été de retiré de chez la grand-mère maternelle pour habiter avec son
père. Mais hélas, la nouvelle femme de celui-ci a commencé à le
maltraiter.
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27 mars 2010
Par Ndako Ya Biso le 27 mars 2010, - Kinshasa - Les enfants des rues
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Bob a 8 ans. Après le
divorce de ses parents, Bob est resté chez sa maman avec son frère Enock.
Quelques temps plus tard, s'étant remariée avec un policier qui n'acceptait pas
ses enfants, elle les a ramenés chez leur père qui les a accueillis avec ceux
de sa nouvelle épouse. Mais bientôt, le commerce du papa commence à décliner.
Sa femme va voir alors son pasteur qui déclare que Bob et Enock sont les
sorciers qui détruisent le commerce du papa. Les enfants ont été immédiatement
internés dans une église et torturés en vue de les forcer à reconnaître qu'ils
sont des sorciers. Nous avons retrouvé les deux garçons malades et traumatisés
dans l'église et nous avons du négocier leur libération. Les enfants ont été
alors soignés dans un hôpital pour malnutrition, puis ramenés chez leur
belle-mère, mais nous nous sommes rapidement rendus compte qu'elle continuait à
les maltraiter. Nous avons recherché la maman et l'avons retrouvée à nouveau
seule, son deuxième mari l'ayant quittée. Aussi elle n'a pas hésité à accepter
d'accueillir ses enfants.
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4 décembre 2009
Par Ndako Ya Biso le 4 décembre 2009, - Kinshasa - Les enfants des rues
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En ce début de mois de
décembre, nous célébrons déjà le cinquième anniversaire du commencement de
notre travail avec les enfants de la rue à Kinshasa: Pour mémoire, c'est ainsi
dès les premiers mois de 2004 que, avec l'aide d'Arnold, jeune anthropologue
résidant dans le quartier, nous avons commencé à faire une enquête pour mieux
connaître ces jeunes de la rue très nombreux autour du rond-point Ngaba. SOS
Enfants a alors décidé de prendre le salaire d'un animateur, et c'est ainsi
que, suite à notre étude, Arnold a officiellement commencé le 1er décembre 2004
son travail d'appui aux enfants dans la rue, sans avoir encore à ce moment de
maison d'accueil, nous la louerons à partir de septembre 2005. Mais en ouvrant
nos archives, je revois tous nos rapports mensuels depuis celui de décembre
2004, soit déjà 61 rapports !
Quel chemin parcouru en cinq ans ?
Je me souviens encore des premiers enfants que nous avions rencontrés dans la
rue avec Arnold. Il y a parmi eux Junior dont nous avions retrouvé la maman à
Kisangani. Il va terminer cette année-ci ses six ans de secondaire et passer
son diplôme de fin d'études ; il a écrit un mot aux enfants du centre qui le
connaissaient encore pour leur dire « plus jamais la rue ». Il y a Gloire qui a
pu être réunifié chez sa maman et qui réussit bien à l’école secondaire ; il
voudrait devenir enseignant ! Christian est devenu le plus qualifié des
apprentis du garage où nous l'avons placé...
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6 janvier 2009
Par Ndako Ya Biso le 6 janvier 2009, - Kinshasa - Les enfants des rues
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Joie de pouvoir penser à
chacun de vous en ce début d’année, à me réjouir de votre amitié et de vos
nouvelles. Mais, moi-même je ne vous écris guère, je suis tellement pris par
toutes nos activités ici à Kinshasa ; et puis la poste n’existe pas et le
courant est tellement irrégulier !
Le premier janvier, j’ai commencé par visiter l’oncle et la tante de Franck,
surnommé Kabila. Franck a 15 ans, il a fait 4 ans dans la rue. Ses deux parents
sont morts du sida. Son oncle avait bien voulu le recevoir mais son épouse
l’avait refusé. Nous l’avions placé alors dans l’internat d’une école primaire,
rentrant chez son oncle pour les vacances. Il avait tenu ainsi une année
entière, mais au mois de juillet dernier il était retourné dans la rue. En
octobre nous avons pu le placer dans un centre de formation professionnelle des
Salésiens, et l’oncle en a été très content : l’enfant est apaisé, changé. Dans
ce centre de formation, il a retrouvé confiance en lui-même et veut poursuivre
sa formation.
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19 juillet 2008
Par Ndako Ya Biso le 19 juillet 2008, - Kinshasa - Les enfants des rues
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Devant le nombre sans
cesse croissant d’enfants suivis par le centre Ndako Ya Biso, une
réorganisation en profondeur était devenue nécessaire et l’organigramme a été
remis au point : placées sous la tutelle de Jean-Pierre Godding, responsable du
projet, trois directions d’activités ont été définies.
Fanny est nommée à la tête de la maison d’accueil et Roger devient le
responsable des activités d’intégration (micro-crédits, garanties locatives,
formation professionnelle). Arnold reste quant à lui le coordinateur du projet
tout en étant le responsable des activités de réunification familiale.
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15 juillet 2008
Par Ndako Ya Biso le 15 juillet 2008, - Kinshasa - Les enfants des rues
Réunifications familiales, quelques mois après…
CHRIS
Réunifié Août 2006
Chris a 18 ans. Ses deux parents sont décédés et, après
deux ans de rue, il a été accueilli par une famille amie
de ses parents. Nous l'avons placé en 2006 chez un
garagiste de son quartier qui l'a bien formé en mécanique
et a même commencé à lui apprendre la conduite automobile.
Mais le garagiste est parti ailleurs et a abandonné le
jeune tout en lui faisant de belles promesses.
Chris a heureusement été patient ; suivant nos conseils,
il a pu trouver un autre garagiste qui l'a aidé à bien
maîtriser la conduite. Chris a passé en mars 2008 l'examen
de conduite automobile.
Il est le premier enfant que nous suivons qui a obtenu son
permis de conduire, il pourra maintenant grâce à cela
trouver du travail comme chauffeur et mécanicien.
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27 mars 2008
Par Ndako Ya Biso le 27 mars 2008, - Kinshasa - Les enfants des rues
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enfants des rues à Kinshasa

Joël a 16 ans, il parle très peu mais agit avec une grande violence. Sa mère
n’avait que 15 ans à sa naissance et, lorsque son père est parti, Joël a été
confié à sa grand-mère. Rapidement, l’enfant été accusé de sorcellerie par sa
famille qui le rendait responsable de tous les malheurs. Il a subi de graves
tortures de la part de plusieurs pasteurs pour lui faire avouer sa
sorcellerie.
Joël a fui alors la maison et a passé cinq longues années dans la rue. Depuis
plus d’un an, il fréquente notre centre. Nous avons peu à peu réussi à
l’apprivoiser, l’écouter et l’apaiser, même s’il garde un fond de violence
latente. A sa demande, nous avons entamé les démarches de réunification et,
après plusieurs rencontres avec la famille, la grand-mère a finalement accepté
de le reprendre. Nous l’avons ramené chez lui une première fois mais il n’a pas
voulu rester.
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Par Ndako Ya Biso le 27 mars 2008, - Kinshasa - Les enfants des rues
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Josué a dix
ans, il a 2 petits frères et 2 frères aînés décédés de maladie. Polygame, le
père vit hors de Kinshasa et la mère, sans ressources, fait appel à sa sœur
pour sa survie et celle de ses enfants. Mais cette sœur est morte subitement et
son mari affirme qu’il a vu en rêve Josué « tuer sa tante par sorcellerie ».
Dès lors, la famille a fait passer l’enfant dans diverses églises pour
exorciser son démon.
Elle a également fait pression sur la maman pour qu’elle se débarrasse de son
fils, menaçant de lui supprimer toute aide tant que Josué serait là.
Découragée, la mère a dit un jour à l’enfant :
« Je dois me débarrasser de
toi et je vais t’empoisonner. » Josué a eu peur, il a compris qu’il n’avait
plus personne et est parti dans la rue.
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Par Ndako Ya Biso le 27 mars 2008, - Kinshasa - Les enfants des rues
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Rodrigue a 13 ans, il vient d’un petit village de province. Après le décès de
ses deux parents, sa tante l’a recueilli et est venue vivre avec lui à
Kinshasa. Mais bientôt, influencée par son milieu de vie, la tante a commencé à
considérer l’enfant comme un sorcier et l’a chassé de la maison.
Nous avons recueilli l’enfant après 4 mois passés dans la rue et il s’est très
vite confié à nous. Au début, la tante refusait tout dialogue, elle ne voulait
plus entendre parler de Rodrigue et proposait simplement de le renvoyer dans
son village. Mais finalement, après plusieurs rencontres, elle a admis qu’elle
seule pouvait prendre l’avenir de l’enfant en charge. Elle a donc accepté de le
reprendre, nous l’avons ramené chez lui et inscrit à l’école où il a bien
repris ses études.
Vous pouvez nous aider et parrainer les
enfants des rues de Kinshasa.
Par Ndako Ya Biso le 27 mars 2008, - Kinshasa - Les enfants des rues
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enfants des rues à Kinshasa
Frida et Asia sont deux sœurs
de 10 et 12 ans, orphelines de mère. Nous les avons réunifiées chez elles en
mai 2007 après qu’elles aient été chassées de la maison par leur père qui les
traitait de sorcières. Mais récemment, la belle-mère a rencontré des
difficultés pour accoucher et en a jeté la responsabilité sur les fillettes qui
ont à nouveau été accusées de sorcellerie.
Leur père les a attendues à la sortie de l’école et conduites chez un pasteur.
Elles ont été battues et torturées avant d’être rejetées dans la rue. Au bout
de quelques jours, la belle-mère a fini par accoucher et nous avons pu ramener
Frida et Asia chez elles. Mais la situation familiale reste très tendue et nous
sommes déjà intervenus plusieurs fois pour assurer leur protection.
Vous pouvez nous aider et parrainer les
enfants des rues de Kinshasa.
10 novembre 2007
Par Ndako Ya Biso le 10 novembre 2007, - Kinshasa - Les enfants des rues
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Une des préoccupations
essentielles du trimestre aura été la présence croissante de filles à notre
dispensaire. C’est pour nous un signe très fort du besoin urgent d’un appui de
notre part adapté à leurs besoins particuliers. Nous souhaitons ardemment
ouvrir une maison pour les filles de la rue dès que possible. Nous avons été
spécialement frappés le mois dernier en découvrant trois filles de la rue
dormant dehors, cachées sur le barza d’une maison avec leurs trois bébés en
très bas âge.
C’est une situation cruelle et intolérable contre laquelle nous sommes plus que
jamais décidés à réagir car les exemples se multiplient : En septembre, parmi
les filles de la rue fréquentant notre dispensaire, nous avons enregistré pas
moins de six grossesses. Cela nous a décidé à mettre en place des formations
spéciales pour le groupe des filles afin de les informer sur leur cycle
menstruel et sur les méthodes de contraception.
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15 juillet 2007
Par Ndako Ya Biso le 15 juillet 2007, - Kinshasa - Les enfants des rues
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des rues de Kinshasa.

Jonathan a 8 ans et
habite avec ses deux parents, mais ceux-ci vivent dans une très grande misère.
Le papa assure un gardiennage, mais avec un très faible revenu, et la maman ne
fait rien. Peu à peu, l’enfant a commencé à être considéré comme un sorcier,
responsable de la grande pauvreté et du malheur de la famille. Ne supportant
plus cette chose, Jonathan est parti, il a passé trois semaines dans la
rue.
Nous l’avons rencontré un jour où d’autres enfants dans la rue le battaient en
le taxant de sorcellerie. Soulagé, il nous a suivi au centre et s’est confié à
nous. Il a pu nous donner son adresse, nous avons retrouvé sa famille dans une
pauvre petite hutte, les parents et trois autres de leurs enfants, sans compter
une fille qui vit elle aussi dans la rue. Les retrouvailles de l’enfant avec
ses parents ont été très émouvantes. Nous avons pu l’inscrire en classe de
1
ère année dans une école proche, nous espérons que le soutien
apporté à la famille et le suivi de la situation par les animateurs permettra à
l’enfant de se stabiliser définitivement dans son milieu.
28 mai 2007
Par Ndako Ya Biso le 28 mai 2007, - Kinshasa - Les enfants des rues
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C’est un semestre riche
en émotions que nous venons de passer. Le reportage télévisé diffusé sur TF1 en
mars a eu sur le fonctionnement de Ndako Ya Biso un impact que nous n’aurions
jamais soupçonné. Vous avez été nombreux à nous manifester votre solidarité et
nous vous en remercions très sincèrement. Les enfants ont largement bénéficié
de votre générosité qui a sensiblement modifié leurs conditions de vie. Le
Centre a pu être rénové et repeint à neuf, et c’est peu dire qu’il en avait
besoin car les locaux étaient vraiment vétustes. Des casiers individuels
fermant à l’aide d’un cadenas ont été installés et mis à leur disposition, en
réponse à une demande pressante qu’ils nous faisaient. En effet, ils
souhaitaient tous pouvoir mettre à l’abri les maigres biens qui sont les leurs
et qu’ils se font régulièrement voler lorsqu’ils prennent un peu de repos la
nuit dans la rue.
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25 avril 2007
Par Ndako Ya Biso le 25 avril 2007, - Kinshasa - Les enfants des rues
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des rues de Kinshasa.

Son nom est
FRANCK, ou plutôt KABILA comme on l’appelle dans la rue en raison de sa
corpulence et de sa petite taille, à l’image de l’ancien président du
Congo.
Ses deux parents sont décédés du sida alors qu’il avait deux ans et
aujourd’hui, à treize ans, il a déjà passé cinq ans dans la rue. Son oncle
paternel se considère comme responsable de l’enfant et veut bien l’accueillir,
mais ses enfants et sa femme actuelle ne veulent rien entendre et refusent de
voir Kabila qu’ils considèrent comme un sorcier dangereux qui ne pourrait
apporter que des malheurs dans la famille.
Kabila est un enfant éveillé et intelligent, il se débrouille en français, il
aime accueillir les visiteurs du Centre et rend facilement service pour la
vaisselle et le balayage mais, quand il se sent agressé, il peut devenir
terriblement violent.
Comment le sortir de la rue ? Après de longues discussions avec l’oncle et la
famille de l’enfant, après un essai raté de quelques jours dans sa famille,
nous avons enfin pu trouver ensemble une solution. L’oncle a souhaité placer
Kabila dans un internat, l’invitant à venir passer ses temps de vacances dans
sa famille et espérant que cette solution puisse être acceptable pour son
épouse.
C’est ainsi que nous avons pu habiller Kabila de neuf, lui donner sa petite
valise et son équipement scolaire et le conduire, avec son oncle, tout heureux
jusqu’à l’internat de garçons de l’école primaire où il a commencé ce
trimestre. Pour cet enfant qui rêvait de reprendre l’école, se retrouver en
uniforme scolaire en 5ème année primaire, dans un endroit calme au milieu de
nouveaux camarades, quelle joie et quelle dignité retrouvée !
Et le 1er mai, premier week-end de sortie de l’internat, Kabila a pu le passer
paisiblement parmi les autres enfants de son oncle. La femme de l’oncle nous a
dit qu’elle avait regardé les cahiers de l’enfant et qu’elle était très
contente des premiers résultats de son neveu !
11 mars 2007
Par Ndako Ya Biso le 11 mars 2007, - Kinshasa - Les enfants des rues
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Le reportage sur les enfants
sorciers à Kinshasa diffusé le dimanche 11 mars 2007 aura très prochainement
une suite. La situation a sensiblement changé pour Kabila, Ruben et Joseph, le
journaliste Emmanuel REITZ en témoigne dans un nouveau reportage. Celui-ci sera
diffusé dans l'émission 7 à 8 sur TF1 dans le courant du mois de mai.
Si vous souhaitez aider ces enfants de manière personnelle, plutôt que de leur
envoyer un colis qui risque fort de ne pas leur parvenir ou d'être pillé au
passsage, vous pouvez utiliser notre service de
cadeaux en ligne en mentionnant leurs noms dans la case "filleul"
du formulaire des
cadeaux aux enfants sorciers.
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21 décembre 2006
Par Ndako Ya Biso le 21 décembre 2006, - Kinshasa - Les enfants des rues
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Ce jeudi, nous avons
passé une merveilleuse journée avec 31 des enfants de la rue que nous
accueillons dans notre centre « Ndako ya Biso ». Nous avions loué un vieux
petit bus, où tous se sont entassés, et nous sommes partis au bord d’une petite
rivière. Toute la journée, les enfants ont pu plonger dans l’eau et se détendre
ainsi que profiter d’un bon pique nique : une journée de joie pour tous.
La responsable du petit centre où nous étions nous a bien accueillis et m’a dit
qu’elle avait eu peur au départ, trouvant les enfants très agressifs, mais
qu’elle avait été si heureuse de les voir progressivement de plus en plus
joyeux et détendus au cours de la journée.
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15 décembre 2005
Par Ndako Ya Biso le 15 décembre 2005, - Kinshasa - Les enfants des rues
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Depuis le début du mois
d'octobre, nous avons quitté nos locaux provisoires prêtés par la paroisse
Sainte-Christine pour nous installer dans une maison que nous louons à présent
et qui abrite toutes les activités du projet.
Nous avons demandé aux enfants de nous trouver un nom pour la maison ;
mais ils ont eu beau chercher, rien ne leur est venu spontanément. Cependant,
entre eux, ils ont rapidement pris l’habitude de dire : "nous nous rendons à
notre maison", ou "nous venons de notre maison". Nous avons été très touchés
par cette expression et avons dès lors retenu ce mot pour baptiser à la fois la
maison et le projet lui-même :
NDAKO YA BISO
Notre maison
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18 octobre 2005
Par Ndako Ya Biso le 18 octobre 2005, - Kinshasa - Les enfants des rues
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Je m'appelle Violaine, j'ai
24 ans et j'ai interrompu mes études pendant un an l'année dernière pour me
mettre au service d'une mission à Kinshasa.

En septembre 2004, je suis partie pour neuf mois à la découverte de cette ville
immense et de sa population, impressionnante de vie malgré la misère.
J'avais pour tâche de donner des cours de français dans une école paroissiale
au cœur d'un quartier pauvre de la ville, Makala. Ce quartier est situé à côté
du rond-point Ngaba, qui est un carrefour important de la ville : les nombreux
bus et taxis y croisent des camions chargés de marchandises en provenance du
port de Matadi. J'ai été tout de suite plongée dans cette ambiance kinoise, où
l'on est étourdi par la foule colorée et bruyante, les mamans portant sur leur
tête les fruits ou le pain qu'elle vendront au marché, les vendeurs ambulants
criant pour interpeller les passants, les vieilles voitures bondées servant de
taxis (on se demande toujours comment elles font pour rouler encore…)
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