SOS Enfants, le Blog

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Tag - Enfants sorciers

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19 juillet 2008

Kinshasa, nouvelles du centre Ndako Ya Biso

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lessive des enfants des rues dans la cour de Ndako Ya Biso, Kinshasa Devant le nombre sans cesse croissant d’enfants suivis par le centre Ndako Ya Biso, une réorganisation en profondeur était devenue nécessaire et l’organigramme a été remis au point : placées sous la tutelle de Jean-Pierre Godding, responsable du projet, trois directions d’activités ont été définies.

Fanny est nommée à la tête de la maison d’accueil et Roger devient le responsable des activités d’intégration (micro-crédits, garanties locatives, formation professionnelle). Arnold reste quant à lui le coordinateur du projet tout en étant le responsable des activités de réunification familiale.

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15 juillet 2008

Kinshasa : Nouvelles des enfants réinsérés

Réunifications familiales, quelques mois après…
                       CHRIS
                Réunifié Août 2006
Chris a 18 ans. Ses deux parents sont décédés et, après 
deux ans de rue, il a été accueilli par une famille amie 
de ses parents. Nous l'avons placé en 2006 chez un 
garagiste de son quartier qui l'a bien formé en mécanique 
et a même commencé à lui apprendre la conduite automobile. 
Mais le garagiste est parti ailleurs et a abandonné le 
jeune tout en lui faisant de belles promesses. 
Chris a heureusement été patient ; suivant nos conseils, 
il a pu trouver un autre garagiste qui l'a aidé à bien 
maîtriser la conduite. Chris a passé en mars 2008 l'examen 
de conduite automobile. 
Il est le premier enfant que nous suivons qui a obtenu son 
permis de conduire, il pourra maintenant grâce à cela 
trouver du travail comme chauffeur et mécanicien.

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27 mars 2008

Kinshasa : Après 5 ans de rue, retour en famille pour Joël

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Joel Joël a 16 ans, il parle très peu mais agit avec une grande violence. Sa mère n’avait que 15 ans à sa naissance et, lorsque son père est parti, Joël a été confié à sa grand-mère. Rapidement, l’enfant été accusé de sorcellerie par sa famille qui le rendait responsable de tous les malheurs. Il a subi de graves tortures de la part de plusieurs pasteurs pour lui faire avouer sa sorcellerie.
Joël a fui alors la maison et a passé cinq longues années dans la rue. Depuis plus d’un an, il fréquente notre centre. Nous avons peu à peu réussi à l’apprivoiser, l’écouter et l’apaiser, même s’il garde un fond de violence latente. A sa demande, nous avons entamé les démarches de réunification et, après plusieurs rencontres avec la famille, la grand-mère a finalement accepté de le reprendre. Nous l’avons ramené chez lui une première fois mais il n’a pas voulu rester.

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Kinshasa : Josué, l'enfant sorcier que sa maman aimait tant

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Josué a dix ans, il a 2 petits frères et 2 frères aînés décédés de maladie. Polygame, le père vit hors de Kinshasa et la mère, sans ressources, fait appel à sa sœur pour sa survie et celle de ses enfants. Mais cette sœur est morte subitement et son mari affirme qu’il a vu en rêve Josué « tuer sa tante par sorcellerie ». Dès lors, la famille a fait passer l’enfant dans diverses églises pour exorciser son démon.
Elle a également fait pression sur la maman pour qu’elle se débarrasse de son fils, menaçant de lui supprimer toute aide tant que Josué serait là.
Découragée, la mère a dit un jour à l’enfant : « Je dois me débarrasser de toi et je vais t’empoisonner. » Josué a eu peur, il a compris qu’il n’avait plus personne et est parti dans la rue.

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Kinshasa : Rodrigue, orphelin chassé pour sorcellerie

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Joel Rodrigue a 13 ans, il vient d’un petit village de province. Après le décès de ses deux parents, sa tante l’a recueilli et est venue vivre avec lui à Kinshasa. Mais bientôt, influencée par son milieu de vie, la tante a commencé à considérer l’enfant comme un sorcier et l’a chassé de la maison.

Nous avons recueilli l’enfant après 4 mois passés dans la rue et il s’est très vite confié à nous. Au début, la tante refusait tout dialogue, elle ne voulait plus entendre parler de Rodrigue et proposait simplement de le renvoyer dans son village. Mais finalement, après plusieurs rencontres, elle a admis qu’elle seule pouvait prendre l’avenir de l’enfant en charge. Elle a donc accepté de le reprendre, nous l’avons ramené chez lui et inscrit à l’école où il a bien repris ses études.

Vous pouvez nous aider et parrainer les enfants des rues de Kinshasa.

Kinshasa : Frida et Asia, persécutées pour sorcellerie

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Frida et Asia sont deux sœurs de 10 et 12 ans, orphelines de mère. Nous les avons réunifiées chez elles en mai 2007 après qu’elles aient été chassées de la maison par leur père qui les traitait de sorcières. Mais récemment, la belle-mère a rencontré des difficultés pour accoucher et en a jeté la responsabilité sur les fillettes qui ont à nouveau été accusées de sorcellerie.
Leur père les a attendues à la sortie de l’école et conduites chez un pasteur. Elles ont été battues et torturées avant d’être rejetées dans la rue. Au bout de quelques jours, la belle-mère a fini par accoucher et nous avons pu ramener Frida et Asia chez elles. Mais la situation familiale reste très tendue et nous sommes déjà intervenus plusieurs fois pour assurer leur protection.

Vous pouvez nous aider et parrainer les enfants des rues de Kinshasa.

10 novembre 2007

Kinshasa : Accueil et réinsertion des enfants des rues

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Ndako Ya BisoUne des préoccupations essentielles du trimestre aura été la présence croissante de filles à notre dispensaire. C’est pour nous un signe très fort du besoin urgent d’un appui de notre part adapté à leurs besoins particuliers. Nous souhaitons ardemment ouvrir une maison pour les filles de la rue dès que possible. Nous avons été spécialement frappés le mois dernier en découvrant trois filles de la rue dormant dehors, cachées sur le barza d’une maison avec leurs trois bébés en très bas âge.

C’est une situation cruelle et intolérable contre laquelle nous sommes plus que jamais décidés à réagir car les exemples se multiplient : En septembre, parmi les filles de la rue fréquentant notre dispensaire, nous avons enregistré pas moins de six grossesses. Cela nous a décidé à mettre en place des formations spéciales pour le groupe des filles afin de les informer sur leur cycle menstruel et sur les méthodes de contraception.

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15 juillet 2007

Kinshasa : Réinsertion familiale pour Jonathan

Pour nous aider, vous pouvez parrainer les enfants des rues de Kinshasa.

Jonathan a 8 ans et habite avec ses deux parents, mais ceux-ci vivent dans une très grande misère. Le papa assure un gardiennage, mais avec un très faible revenu, et la maman ne fait rien. Peu à peu, l’enfant a commencé à être considéré comme un sorcier, responsable de la grande pauvreté et du malheur de la famille. Ne supportant plus cette chose, Jonathan est parti, il a passé trois semaines dans la rue.
Nous l’avons rencontré un jour où d’autres enfants dans la rue le battaient en le taxant de sorcellerie. Soulagé, il nous a suivi au centre et s’est confié à nous. Il a pu nous donner son adresse, nous avons retrouvé sa famille dans une pauvre petite hutte, les parents et trois autres de leurs enfants, sans compter une fille qui vit elle aussi dans la rue. Les retrouvailles de l’enfant avec ses parents ont été très émouvantes. Nous avons pu l’inscrire en classe de 1ère année dans une école proche, nous espérons que le soutien apporté à la famille et le suivi de la situation par les animateurs permettra à l’enfant de se stabiliser définitivement dans son milieu.

28 mai 2007

Kinshasa : Accueil et réinsertion des enfants des rues

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Ndako Ya BisoC’est un semestre riche en émotions que nous venons de passer. Le reportage télévisé diffusé sur TF1 en mars a eu sur le fonctionnement de Ndako Ya Biso un impact que nous n’aurions jamais soupçonné. Vous avez été nombreux à nous manifester votre solidarité et nous vous en remercions très sincèrement. Les enfants ont largement bénéficié de votre générosité qui a sensiblement modifié leurs conditions de vie. Le Centre a pu être rénové et repeint à neuf, et c’est peu dire qu’il en avait besoin car les locaux étaient vraiment vétustes. Des casiers individuels fermant à l’aide d’un cadenas ont été installés et mis à leur disposition, en réponse à une demande pressante qu’ils nous faisaient. En effet, ils souhaitaient tous pouvoir mettre à l’abri les maigres biens qui sont les leurs et qu’ils se font régulièrement voler lorsqu’ils prennent un peu de repos la nuit dans la rue.

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25 avril 2007

Kinshasa : Kabila, orphelin du sida, 13 ans dont 5 dans la rue

Pour nous aider, vous pouvez parrainer les enfants des rues de Kinshasa.

Son nom est FRANCK, ou plutôt KABILA comme on l’appelle dans la rue en raison de sa corpulence et de sa petite taille, à l’image de l’ancien président du Congo.
Ses deux parents sont décédés du sida alors qu’il avait deux ans et aujourd’hui, à treize ans, il a déjà passé cinq ans dans la rue. Son oncle paternel se considère comme responsable de l’enfant et veut bien l’accueillir, mais ses enfants et sa femme actuelle ne veulent rien entendre et refusent de voir Kabila qu’ils considèrent comme un sorcier dangereux qui ne pourrait apporter que des malheurs dans la famille.
Kabila est un enfant éveillé et intelligent, il se débrouille en français, il aime accueillir les visiteurs du Centre et rend facilement service pour la vaisselle et le balayage mais, quand il se sent agressé, il peut devenir terriblement violent.
Comment le sortir de la rue ? Après de longues discussions avec l’oncle et la famille de l’enfant, après un essai raté de quelques jours dans sa famille, nous avons enfin pu trouver ensemble une solution. L’oncle a souhaité placer Kabila dans un internat, l’invitant à venir passer ses temps de vacances dans sa famille et espérant que cette solution puisse être acceptable pour son épouse.
C’est ainsi que nous avons pu habiller Kabila de neuf, lui donner sa petite valise et son équipement scolaire et le conduire, avec son oncle, tout heureux jusqu’à l’internat de garçons de l’école primaire où il a commencé ce trimestre. Pour cet enfant qui rêvait de reprendre l’école, se retrouver en uniforme scolaire en 5ème année primaire, dans un endroit calme au milieu de nouveaux camarades, quelle joie et quelle dignité retrouvée !
Et le 1er mai, premier week-end de sortie de l’internat, Kabila a pu le passer paisiblement parmi les autres enfants de son oncle. La femme de l’oncle nous a dit qu’elle avait regardé les cahiers de l’enfant et qu’elle était très contente des premiers résultats de son neveu !

11 mars 2007

Kinshasa : Pour aider Arnold, Kabila, Ruben et Joseph, les enfants sorciers du reportage de TF1

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Le reportage sur les enfants sorciers à Kinshasa diffusé le dimanche 11 mars 2007 aura très prochainement une suite. La situation a sensiblement changé pour Kabila, Ruben et Joseph, le journaliste Emmanuel REITZ en témoigne dans un nouveau reportage. Celui-ci sera diffusé dans l'émission 7 à 8 sur TF1 dans le courant du mois de mai.

Si vous souhaitez aider ces enfants de manière personnelle, plutôt que de leur envoyer un colis qui risque fort de ne pas leur parvenir ou d'être pillé au passsage, vous pouvez utiliser notre service de cadeaux en ligne en mentionnant leurs noms dans la case "filleul" du formulaire des cadeaux aux enfants sorciers.

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21 décembre 2006

Kinshasa : Accueil et réinsertion des enfants des rues

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Ndako Ya BisoCe jeudi, nous avons passé une merveilleuse journée avec 31 des enfants de la rue que nous accueillons dans notre centre « Ndako ya Biso ». Nous avions loué un vieux petit bus, où tous se sont entassés, et nous sommes partis au bord d’une petite rivière. Toute la journée, les enfants ont pu plonger dans l’eau et se détendre ainsi que profiter d’un bon pique nique : une journée de joie pour tous.
La responsable du petit centre où nous étions nous a bien accueillis et m’a dit qu’elle avait eu peur au départ, trouvant les enfants très agressifs, mais qu’elle avait été si heureuse de les voir progressivement de plus en plus joyeux et détendus au cours de la journée.

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15 décembre 2005

Kinshasa : Une maison pour l'accueil des enfants des rues

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Ndako Ya BisoDepuis le début du mois d'octobre, nous avons quitté nos locaux provisoires prêtés par la paroisse Sainte-Christine pour nous installer dans une maison que nous louons à présent et qui abrite toutes les activités du projet.

Nous avons demandé aux enfants de nous trouver un nom pour la maison ; mais ils ont eu beau chercher, rien ne leur est venu spontanément. Cependant, entre eux, ils ont rapidement pris l’habitude de dire : "nous nous rendons à notre maison", ou "nous venons de notre maison". Nous avons été très touchés par cette expression et avons dès lors retenu ce mot pour baptiser à la fois la maison et le projet lui-même :
NDAKO YA BISO
Notre maison

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18 octobre 2005

Kinshasa : Mon expérience auprès des enfants des rues

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Je m'appelle Violaine, j'ai 24 ans et j'ai interrompu mes études pendant un an l'année dernière pour me mettre au service d'une mission à Kinshasa. Ndako Ya Biso
En septembre 2004, je suis partie pour neuf mois à la découverte de cette ville immense et de sa population, impressionnante de vie malgré la misère.

J'avais pour tâche de donner des cours de français dans une école paroissiale au cœur d'un quartier pauvre de la ville, Makala. Ce quartier est situé à côté du rond-point Ngaba, qui est un carrefour important de la ville : les nombreux bus et taxis y croisent des camions chargés de marchandises en provenance du port de Matadi. J'ai été tout de suite plongée dans cette ambiance kinoise, où l'on est étourdi par la foule colorée et bruyante, les mamans portant sur leur tête les fruits ou le pain qu'elle vendront au marché, les vendeurs ambulants criant pour interpeller les passants, les vieilles voitures bondées servant de taxis (on se demande toujours comment elles font pour rouler encore…)

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