SOS Enfants, le Blog

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Tag - Réinsertion

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4 décembre 2009

Cinq ans d'accueil des enfants des rues à Kinshasa

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Ndako Ya BisoEn ce début de mois de décembre, nous célébrons déjà le cinquième anniversaire du commencement de notre travail avec les enfants de la rue à Kinshasa: Pour mémoire, c'est ainsi dès les premiers mois de 2004 que, avec l'aide d'Arnold, jeune anthropologue résidant dans le quartier, nous avons commencé à faire une enquête pour mieux connaître ces jeunes de la rue très nombreux autour du rond-point Ngaba. SOS Enfants a alors décidé de prendre le salaire d'un animateur, et c'est ainsi que, suite à notre étude, Arnold a officiellement commencé le 1er décembre 2004 son travail d'appui aux enfants dans la rue, sans avoir encore à ce moment de maison d'accueil, nous la louerons à partir de septembre 2005. Mais en ouvrant nos archives, je revois tous nos rapports mensuels depuis celui de décembre 2004, soit déjà 61 rapports !
Quel chemin parcouru en cinq ans ?
Je me souviens encore des premiers enfants que nous avions rencontrés dans la rue avec Arnold. Il y a parmi eux Junior dont nous avions retrouvé la maman à Kisangani. Il va terminer cette année-ci ses six ans de secondaire et passer son diplôme de fin d'études ; il a écrit un mot aux enfants du centre qui le connaissaient encore pour leur dire « plus jamais la rue ». Il y a Gloire qui a pu être réunifié chez sa maman et qui réussit bien à l’école secondaire ; il voudrait devenir enseignant ! Christian est devenu le plus qualifié des apprentis du garage où nous l'avons placé...

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26 novembre 2009

Rwanda : Aide aux enfants des rues, rapport d'activité

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Rassemblement des enfants des rues au Point d'Ecoute
Enfants identifiés
Le Point d’Ecoute procède régulièrement à l’identification des nouveaux cas des enfants qui arrivent dans la rue. Pour la période de Juillet – Septembre, il a été identifié 15 nouveaux cas et l’on peut présentement estimer un nombre de 75 enfants se trouvant encore dans la rue.
La déception des enfants
Pour contribuer à la résolution des problèmes auxquels se heurtent les enfants de la rue dans leur quotidien dont le problème d’abri en particulier, l’administration de notre District en collaboration avec le Ministère du Genre et de la Promotion Féminine - MIGEPROF a décidé, sans trop de concertation, de créer un centre de transit à Gisenyi. Beaucoup de publicité a été faite pour que les enfants de la rue viennent, on leur promettait beaucoup de choses gratuites, nourriture, abri, activités etc. Au début, tous les enfants de la rue y sont allés, même certains qui avait déjà réintégré leur famille, attirés par la nourriture, abandonnant ainsi leur foyer et leur école.
Hélas, on signale avec regret que l’initiative n’a pas duré et les enfants n’ont pas pu fréquenter le centre très longtemps car, peu de temps après le démarrage, les fameuses activités ont cessé et il restait à peine entre 25 et 30 enfants dans le centre de transit.

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17 novembre 2009

Goma : Les jeunes démobilisés prêts à partir en stage

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Rapport d’activités octobre 2009

Apprenti menuisier s'entraînant à l'assemblage
La formation de nos jeunes apprenants menuisiers avance à grands pas et se profile doucement vers sa fin avec l’arrivée du stage pratique que les jeunes effectueront dans un atelier de la ville.
Au-delà de la professionnalisation qu’il apporte aux jeunes, l’intérêt de ce stage sera pour eux de découvrir l’outil machine. Jusqu’à aujourd’hui, ils n’ont travaillé qu’en atelier manuel avec des outils de base, je cite la scie, le rabot, la varlope, les tenailles, le vilebrequin, la lime, le bédane, le marteau, l’étau, le serre-joints, la presse etc., des outils que tous maîtrisent à présent. Dès leur arrivée sur le lieu de stage, nos apprenants seront confrontés à l’outil machine qu’ils sont appelés à maîtriser s’ils espèrent devenir des menuisiers accomplis. Ainsi ils seront capables de travailler aussi bien en atelier mécanisé qu’en échoppe artisanale.

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31 juillet 2009

Rwanda : A quoi jouent les enfants des rues...

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L’enfant des rues et les divertissements
Les enfants des rues font leur toilette dans le Lac Kivu Malgré les conditions de vie difficile dans lesquelles vivent les enfants de la rue, eux aussi ont besoin de se divertir. Dans la rue, les distractions occupent une place importante car chaque soir, après avoir trouvé de quoi acheter à manger, un peu d’argent pour payer du chanvre, de l’herbe à fumer, de la colle à respirer ou tout autre stupéfiant pour oublier ses peines et ses maux, les enfants n’ont plus vraiment d’autres soucis. L’enfant de la rue se contente du présent, il ne se pose pas de questions pour le lendemain et ne pense guère à l’avenir.

Le Point d’Ecoute a jugé bon de se servir de l’organisation des jeux comme moyen d’action pour familiariser les enfants avec les règles de conduite de la société, favoriser leur apprentissage de la vie sociale et, par ce biais, les amener progressivement sur la voie de la réinsertion. C’est ainsi que, lors des rassemblements hebdomadaires, une belle part est faite au jeu sous toutes ses formes, mais surtout les jeux et sports collectifs qui permettent aux enfants d’apprendre des règles de vie et de sociabilité élémentaires, comme la rencontre avec autrui, le respect, la tolérance, l’insertion dans le groupe, l’entraide, la persévérance, l’endurance etc. Ainsi, le sport et le jeu font plus qu’apporter de la joie, de la détente et du plaisir aux enfants des rues : en leur apprenant des règles sociales basiques et en promouvant une culture de la paix, ils créent les conditions nécessaires à leur bon développement et à leur réintégration dans la société. Et à terme, ils peuvent aussi leur permettre de retrouver le chemin vers l’école.

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28 juillet 2009

Goma : Formation en menuiserie des enfants soldats

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Rapport d’activités juillet 2009

Asumani s'exerçant au rabot
C’est hélas une réalité bien connue, les enfants soldats ont, d’une manière générale, beaucoup de mal à se réinsérer. Certains vivent toujours le traumatisme de la guerre. Ils sont craintifs et traînent un sentiment de culpabilité, en raison des actes qu'ils ont commis. D'autres essayent de s'en sortir en étant arrogants. Ce sont des enfants révoltés et comme ils ne s’adaptent pas à la vie sociale, ils gardent en tête l’idée de retourner dans la brousse, de reprendre d’une manière ou d’une autre les armes.

C’est pour éviter cela que l’APROJED a ouvert ses ateliers de formation. Car toutes les ONG s’accordent à le dire, une aide efficace aux enfants démobilisés passe obligatoirement par la réunification familiale et la reprise des activités scolaires ou d’apprentissage.
Dans notre formation en menuiserie, nous pouvons dire avec certitude que nos enfants soldats démobilisés ont pour principaux atouts le courage et la détermination qu’ils ont appris à l'armée. Mis aujourd’hui au service de leur formation, ce courage et cette détermination qu’ils ont en eux les aident à avancer la tête haute vers leur avenir.

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18 juin 2009

Kinshasa : Bob, un "grand" de la rue

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Bob à la fenêtre de son petit logement Bob dit n'avoir jamais connu l'amour de ses parents. Ce dont il se souvient, c'est de leur rejet constant et de ce terrible sentiment de ne pas être désiré. Petit à petit, sa vie familiale est devenue insupportable et l’illusion d’une vie plus épanouie dans la rue l’a poussé à tout quitter. Il avait 10 ans. Comme Yannick, il a intégré l'Etat Major et a subi les aléas de la rue. Ses bras marqués de larges cicatrices en témoignent, bien que Bob soit d'un naturel calme impressionnant ! Après quelques années, Bob a rencontré Lætitia, en rupture familiale elle aussi. Son histoire ? Une grosse crise d'adolescence mal comprise par sa famille, l'absence d'écoute et d'attention, et cette impression tenace que la rue la rendra plus libre...

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Kinshasa : Yannick, un autre "grand" de la rue

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Yannick et ses copains de Ndako Ya Biso Imaginez un marché bondé, des couleurs à n'en plus finir, et les yeux qui se tournent, curieux, quand on arrive près du dépôt, où on sait que les « grands » passent la majeure partie de la journée. Un jeune gaillard s'approche tout sourire pour dire bonjour, la démarche marquée de gauche à droite, les poings serrés, les bras arqués sur les côtés pour se donner de la consistance : c'est Yannick, dit aussi Nicky !

A 22 ans, il a déjà 10 ans de vie dans la rue derrière lui. Son père est décédé quand il avait 10 ans d'un accident de bus (il était chauffeur). Vivre seul avec sa mère, c'était difficile, l’enfant avait besoin d'autorité, d’encadrement… Alors, vers l'âge de 12 ans, Yannick est parti de la maison. Rapidement, il a rencontré d'autres jeunes qui sont devenus ses compagnons de galère et il a intégré le groupe de l'État Major.

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26 avril 2009

Rwanda, réinsertion de enfants des rues Rapport annuel 2008

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Enfants identifiés
Ce sont fréquemment de très jeunes enfants qui se retrouvent dans la rue L’identification est une opération qui se fait tout le long de l’année. Ainsi, au cours de l’année 2008, 62 enfants provenant des différents districts ont été identifiés.

Mis à part au centre ville et au marché de Nyakabungo, les enfants de la rue sont aussi identifiés à la Boucherie de Cyanika, au Centre de Mahoko et au marché de Nyaruhonga.
D’emblée, nous nous réjouissons de constater qu’il y a diminution de l’effectif des enfants de la rue. De plus, leur présence varie selon les saisons. Au moment de la récolte, il y a beaucoup moins d’enfants dans la rue qu’à la saison de culture. Ceci est une indication pour confirmer que c’est trop souvent la faim qui pousse les enfants dans la rue.
Cependant, il y a toujours lieu de parler de la responsabilité des parents dans le phénomène des enfants de la rue. La majorité des enfants affirment qu’ils sont envoyés par leurs parents pour chercher de l’argent et ceci concerne surtout les enfants migrateurs.
Enfants identifiés en 2008
Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc TOTAL
7 5 5 6 7 4 3 4 4 5 4 8 62

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14 mars 2009

RD du Congo : Remise des diplômes et nouvelle promotion à Goma

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Apprentis menuisiers, promotion 2009 - Goma

Comme nous vous l’annoncions précédemment, les enfants soldats démobilisés de la Promotion 2007 B sont arrivés au terme de leur formation. Elle s’est définitivement achevée par la cérémonie de la remise très officielle des diplômes d’Etat, prétexte à une grande fête organisée dans les locaux de l’APROJED. Apprentis, lauréats et élèves parents, professeurs et personnalités invitées, tous ont apprécié le repas offert pour la circonstance et l’ambiance joyeuse et festive du moment, bouffée d’oxygène en ces temps si difficiles pour la population du Nord Kivu.

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27 janvier 2009

Kinshasa : Gloria, sa rechute dans la rue, son retour chez lui

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Ndako Ya BisoJe m’appelle Fanny, j’ai 21 ans, et je reviens d’une année de mission en RDC, dans l’immense capitale de Kinshasa. Au centre Ndako Ya Biso, j’ai rencontré ces enfants appelés « shégués », ces enfants des rues dont plus personne ne veut dans la société et qui grandissent avec leurs propres forces et leurs propres lois. Passer une année à les connaître, à les écouter, à les voir grandir a été passionnant pour moi, et je suis heureuse de pouvoir partager avec vous un peu de ce concret que vous rendez possible.

Je vais vous parler de Gloria, cet enfant qui avait été réinséré il y a quelques mois. Son histoire empreinte d’épreuves montre à quel point le retour d’un enfant est fragile, sa réintégration longue et sa volonté essentielle. Les éducateurs ne pourront jamais forcer un enfant à retourner en famille, ni changer complètement les paramètres familiaux (conditions de vie, chômage, éducation…) dans lesquels il est accueilli. Des imprévus peuvent bouleverser la stabilité de l’enfant, c’est ce qui est arrivé à Gloria.

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6 janvier 2009

Kinshasa : quelques nouvelles de Ndako ya Biso

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Ndako Ya BisoJoie de pouvoir penser à chacun de vous en ce début d’année, à me réjouir de votre amitié et de vos nouvelles. Mais, moi-même je ne vous écris guère, je suis tellement pris par toutes nos activités ici à Kinshasa ; et puis la poste n’existe pas et le courant est tellement irrégulier !

Le premier janvier, j’ai commencé par visiter l’oncle et la tante de Franck, surnommé Kabila. Franck a 15 ans, il a fait 4 ans dans la rue. Ses deux parents sont morts du sida. Son oncle avait bien voulu le recevoir mais son épouse l’avait refusé. Nous l’avions placé alors dans l’internat d’une école primaire, rentrant chez son oncle pour les vacances. Il avait tenu ainsi une année entière, mais au mois de juillet dernier il était retourné dans la rue. En octobre nous avons pu le placer dans un centre de formation professionnelle des Salésiens, et l’oncle en a été très content : l’enfant est apaisé, changé. Dans ce centre de formation, il a retrouvé confiance en lui-même et veut poursuivre sa formation.

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6 décembre 2008

Rwanda : Aide aux enfants des rues, rapport d'activité

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Enfants des rues au Rwanda Au 3ème trimestre, les activités ont porté essentiellement sur la réinsertion sociale des enfants en situation de rue et le renforcement des capacités des parents en vue de maintenir les enfants réintégrés dans leurs familles respectives.
Un nouveau volet pour la formation des jeunes filles mères vient d’être intégré dans le programme de réinsertion des enfants des rues du Point d’Ecoute et un premier groupe a été identifié.
Enfin, après le passage de la tornade de septembre dernier, les maisons d’une quinzaine de familles parmi celles qui ont accueilli des enfants viennent d’être réhabilitées par le Point d’Ecoute.
Enfants identifiés
Les animateurs visitent régulièrement les enfants sur leurs sites respectifs. Lorsque les nouveaux cas dans la rue sont identifiés, signalés par les autres enfants ou par les enfants qui viennent d’eux-mêmes demander une aide, ils sont immédiatement emmenés au bureau pour le remplissage des fiches d’identification afin d’entamer le processus de réintégration. Au cours de ce trimestre, 24 enfants ont été identifiés.

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25 octobre 2008

Goma : Réinsertion des enfants soldats, fin de la formation

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Rapport d’activités octobre 2008

1. Préambule

Formation en maçonnerie des enfants soldats démobilisés à Goma L’APROJED a terminé fin septembre le cycle de formation de futurs menuisiers ébénistes promotion 2007 par la délivrance du diplôme d’aptitude aux apprenants.
Compte tenu de la situation politique du nord-Kivu en général et de la ville de Goma en particulier, la cérémonie de remise n’a pu être organisée comme prévu mais les lauréats ont cependant tous réceptionné leur diplôme.

2. Activités du programme en cours et niveau atteint par les enfants

2.1. Alphabétisation

Les enfants néo-alphabétisés ont continué à bénéficier de leur formation en lecture et écriture jusqu’au terme du programme de formation, à la fin du mois de septembre. Le bilan de cette alphabétisation est très positif pour les jeunes qui sont à présent capables d’écrire et de lire les termes essentiels et de se repérer convenablement dans les mesures, chose indispensable pour exercer leur métier.

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11 août 2008

Rwanda : Aide aux enfants des rues, rapport d'activité

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Ce sont fréquemment de très jeunes enfants qui se retrouvent dans la rue
Enfants identifiés
Le Point d’Ecoute procède régulièrement à l’identification des enfants de la rue dans Gisenyi et ses alentours.
Mis à part au centre ville et au marché de Nyakabungo, les enfants de la rue sont aussi identifiés à la Boucherie de Cyanika, au Centre de Mahoko et au marché de Nyaruhonga.
D’emblée, nous nous réjouissons de constater qu’il y a diminution de l’effectif des enfants de la rue. De plus, leur présence varie selon les saisons. Au moment de la récolte, il y a beaucoup moins d’enfants dans la rue qu’à la saison de culture. Ceci est une indication pour confirmer que c’est trop souvent la faim qui pousse les enfants dans la rue. Présentement, on dénombre environ 75 enfants dans la ville de Gisenyi et le marché de Nyakabungo, et 28 au centre de Mahoko.
On ne peut pas dire avec exactitude le nombre d’enfants se trouvant à Cyanika car on retrouve souvent ces mêmes enfants au centre ville et à Nyakabungo.

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15 juillet 2008

Kinshasa : Nouvelles des enfants réinsérés

Réunifications familiales, quelques mois après…
                       CHRIS
                Réunifié Août 2006
Chris a 18 ans. Ses deux parents sont décédés et, après 
deux ans de rue, il a été accueilli par une famille amie 
de ses parents. Nous l'avons placé en 2006 chez un 
garagiste de son quartier qui l'a bien formé en mécanique 
et a même commencé à lui apprendre la conduite automobile. 
Mais le garagiste est parti ailleurs et a abandonné le 
jeune tout en lui faisant de belles promesses. 
Chris a heureusement été patient ; suivant nos conseils, 
il a pu trouver un autre garagiste qui l'a aidé à bien 
maîtriser la conduite. Chris a passé en mars 2008 l'examen 
de conduite automobile. 
Il est le premier enfant que nous suivons qui a obtenu son 
permis de conduire, il pourra maintenant grâce à cela 
trouver du travail comme chauffeur et mécanicien.

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28 juin 2008

Goma : Les enfants démobilisés en stage de formation

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Rapport d’activités mai 2008

Enfant soldat démobilisé en formation de menuiserie à Goma

1. Préambule

Jusqu’au 16 avril 2008, l’APROJED a réalisé 6 mois de formation de futurs menuisiers ébénistes en formation débouchant sur un diplôme d’aptitude après validation d’un stage pratique. Ce rapport couronne et marque successivement les 6 mois de formation et le début du stage professionnel de trois mois qui a débuté le lundi 21 avril 2008.

2. Activités du programme en cours et niveau atteint par les enfants

2.1. Alphabétisation

Comme signalé dans notre précédent rapport, les enfants néo-alphabétisés ont continué à bénéficier de leur formation en lecture et écriture. Cet exercice va se poursuivre tout au long de leur stage professionnel. Les chefs d’ateliers des maisons de stage sont déjà avertis pour ce point psychologique et andragogique.

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31 mars 2008

Kinshasa : Accueil et réinsertion des enfants des rues

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Ndako Ya BisoAprès trois ans d’existence du centre et de travail auprès des enfants de la rue à Kinshasa, nous avons tenu au mois de janvier une réunion d’auto-évaluation qui a permis de faire le point sur les relations des animateurs avec les enfants et les familles, le travail de l’équipe et les attentes de chacun pour 2008.

Nous avons pu pour cela nous appuyer sur quelques chiffres extrêmement encourageants : En 2007, selon les statistiques de Save The Children, Ndako Ya Biso est la 3ème ONG de Kinshasa en ce qui concerne le nombre de réunifications familiales : nous avons pu ramener chez eux 80 enfants, avec très peu de rechutes enregistrées.
Et, d’après Médecins du Monde qui supervise à Kinshasa le domaine de la santé des enfants de la rue, notre dispensaire est le 2ème de la ville en terme de fréquentation !

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27 mars 2008

Kinshasa : Après 5 ans de rue, retour en famille pour Joël

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Joel Joël a 16 ans, il parle très peu mais agit avec une grande violence. Sa mère n’avait que 15 ans à sa naissance et, lorsque son père est parti, Joël a été confié à sa grand-mère. Rapidement, l’enfant été accusé de sorcellerie par sa famille qui le rendait responsable de tous les malheurs. Il a subi de graves tortures de la part de plusieurs pasteurs pour lui faire avouer sa sorcellerie.
Joël a fui alors la maison et a passé cinq longues années dans la rue. Depuis plus d’un an, il fréquente notre centre. Nous avons peu à peu réussi à l’apprivoiser, l’écouter et l’apaiser, même s’il garde un fond de violence latente. A sa demande, nous avons entamé les démarches de réunification et, après plusieurs rencontres avec la famille, la grand-mère a finalement accepté de le reprendre. Nous l’avons ramené chez lui une première fois mais il n’a pas voulu rester.

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Kinshasa : Josué, l'enfant sorcier que sa maman aimait tant

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Josué a dix ans, il a 2 petits frères et 2 frères aînés décédés de maladie. Polygame, le père vit hors de Kinshasa et la mère, sans ressources, fait appel à sa sœur pour sa survie et celle de ses enfants. Mais cette sœur est morte subitement et son mari affirme qu’il a vu en rêve Josué « tuer sa tante par sorcellerie ». Dès lors, la famille a fait passer l’enfant dans diverses églises pour exorciser son démon.
Elle a également fait pression sur la maman pour qu’elle se débarrasse de son fils, menaçant de lui supprimer toute aide tant que Josué serait là.
Découragée, la mère a dit un jour à l’enfant : « Je dois me débarrasser de toi et je vais t’empoisonner. » Josué a eu peur, il a compris qu’il n’avait plus personne et est parti dans la rue.

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Kinshasa : Rodrigue, orphelin chassé pour sorcellerie

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Joel Rodrigue a 13 ans, il vient d’un petit village de province. Après le décès de ses deux parents, sa tante l’a recueilli et est venue vivre avec lui à Kinshasa. Mais bientôt, influencée par son milieu de vie, la tante a commencé à considérer l’enfant comme un sorcier et l’a chassé de la maison.

Nous avons recueilli l’enfant après 4 mois passés dans la rue et il s’est très vite confié à nous. Au début, la tante refusait tout dialogue, elle ne voulait plus entendre parler de Rodrigue et proposait simplement de le renvoyer dans son village. Mais finalement, après plusieurs rencontres, elle a admis qu’elle seule pouvait prendre l’avenir de l’enfant en charge. Elle a donc accepté de le reprendre, nous l’avons ramené chez lui et inscrit à l’école où il a bien repris ses études.

Vous pouvez nous aider et parrainer les enfants des rues de Kinshasa.

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