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Tag - Réinsertion

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31 août 2011

Enfants des rues du Rwanda, les nouvelles

en savoir plus sur le parrainage d'enfants au Rwanda

Enfants des rues du Rwanda Approcher un enfant de la rue, l’écouter et dialoguer avec lui est l’une des stratégies appliquées par le Point d’Ecoute pour pouvoir l’identifier et espérer le réunifier dans sa famille ou en famille d'accueil.

C’est ce dialogue qui permet de mieux comprendre la venue de l’enfant dans la rue et pouvoir planifier ce qu'il est possible de faire ensemble pour l'amélioration de la vie de l'enfant, puis la sortie de la rue et la réinsertion familiale et scolaire.
Enfants identifiés au 1er semestre 2011
Période Janv. Févr. Mars Avril Mai Juin TOTAL
Nombre 16 12 3 20 28 21 100

Lors de l’identification, comme d’habitude, on rencontre aussi bien des enfants permanents dans la rue ainsi que des migrateurs. Au cours de ce premier semestre, il a été identifié 100 dont la majorité vient du secteur de Gisenyi. Lire la suite...

26 août 2011

Goma : Départ en stage pour les apprentis menuisiers

Si vous le souhaitez, vous pouvez parrainer les enfants soldats apprentis menuisiers.

Apprentis menuisiers visitant les différents ateliers de stage pratique Le deuxième trimestre en cours faisant l’objet du présent rapport a été très favorable pour les enfants d’APROJED au point de vue professionnel car la situation sécuritaire a été calme sur toute l’étendue de la ville de Goma.
Cette même période a été marquée également par la destruction de toutes les maisons longeant le long de la route dans toutes les avenues principales de la ville de Goma pour la moderniser en réhabilitant 32 km de voirie urbaine. Cette activité est encouragée par la population mais provoque des maladies à cause de la poussière soulevée par le passage des bus qui roulent à tombeau ouvert, l’entreprise engagée pour la construction de cette route ne parvenant pas à assurer l'arrosage des portions déjà détruites par ses services.

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16 août 2011

Kinshasa : François, l'enfant sauvé in extremis

Pour nous aider, vous pouvez parrainer les enfants des rues de Kinshasa.

Enfant de la rue à Kinshasa

François

Après le divorce de ses parents qui s’étaient tous deux remariés François habitait avec son père dans la ville de Kananga, à 1000km de Kinshasa. Comme beaucoup de jeunes provinciaux de son âge, François aspirait à aller à la capitale pour découvrir autre chose. Un jour, tandis qu'il songeait en chemin (les routes sont longues entre les villages), des gens malintentionnés l’ont enlevé.
Ces gens en question étaient des trafiquants d’enfants. Ils lui ont promis qu'ils l'emmenaient à Kinshasa pour devenir vendeur de savon mais, en réalité, ils avaient un plan qui l’amènerait à devenir un voleur à leur service.

Une fois dans la capitale, quand il a compris leur projet, François s'est enfui. Peu après, il est venu au centre Ndako Ya Biso où il a été accueilli durant dix mois pendant lesquels nous cherchions sa famille.
Puis nous avons pu enfin entrer en contact avec son père qui attendait le retour de François comme celui du fils prodigue, d’après ce qu’il a écrit dans la lettre nécessaire à son transfert. Comme le déplacement vers sa ville est très complexe vu la distance, nous avons demandé l’assistance des Nations Unies et plus précisément de la Monusco. Il a fallu deux mois de démarches administratives et de persévérance avant que François ne prenne l’avion, accompagné d’une bénévole du centre qui connaît la région.

Aujourd’hui, il a retrouvé sa famille qui l’a accueilli les bras ouverts et les yeux en larmes. Il espère commencer bientôt une formation professionnelle car il a déjà 17 ans, mais une bonne base scolaire grâce aux cours dont il a bénéficié à Ndako Ya Biso.

11 août 2011

Kinshasa : Daniel, enfant des rues

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Enfant de la rue à Kinshasa

Daniel

Daniel est le cadet de trois enfants. La mère est décédée assez jeune et le père s’est alors remarié. La nouvelle maman n’a pas accueilli les enfants les bras ouverts, mais plutôt les poings serrés. Elle maltraitait Daniel et ses frère et sœur. Ils étaient traités de sorciers, de voleurs… Les aînés ont alors fui la maison et se sont retrouvés dans la rue. Daniel nous raconte que la marâtre lui disait que dès qu'elle aurait la preuve qu’il est sorcier, elle le mettrait dans un sac et le jetterait à l’eau. Quand il rentrait de l’école, Daniel n’avait pas le droit de jouer avec les autres enfants, il était enfermé dans la maison.

Un jour, Daniel avait alors onze ans, la marâtre lui confia une course à faire. En chemin, Daniel se fit voler l’argent par les grands de la rue. Craignant la réaction de sa belle-mère, il est resté dans la rue jusqu’à ce qu’on lui parle du centre Ndako Ya Biso. Avec une éducatrice, Daniel est allé voir sa famille dans l’espoir d’un retour possible. Mais le père était parti en voyage et la marâtre refusa de les accueillir. Lorsque le père est rentré, nous sommes retournés chez lui et avons longuement discuté avec lui du traitement que réservait sa femme à ses enfants, des besoins et des droits de l’enfant. Face à un retour en famille, Daniel était craintif et aurait préféré aller vivre chez ses grands parents. En temps voulu, après bien des promesses de changements, Daniel est finalement retourné chez son père et nous visitons souvent la famille afin de les sensibiliser sur les soins nécessaires aux enfants.

15 juillet 2011

Kinshasa : Hénock, déclaré enfant sorcier

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Enfant de la rue à Kinshasa

Hénock

Hénock est le cadet d’une famille nombreuse. Son père, polygame, a deux femmes et la deuxième n’avait mis au monde que des filles jusqu’à l’arrivée d’Hénock. Il fut alors le bienvenu dans la famille et grandissait paisiblement jusqu’à ce que les difficultés cumulées éprouvent la famille. Il y a d’abord eu le commerce de la maman qui a subitement fait faillite. Puis les sœurs ne trouvaient pas de maris. Malgré son jeune âge, Hénock fut accusé d’être la source de ces malheurs et taxé de sorcier. La famille l’a alors chassé et il s’est retrouvé dans la rue.

Il y a survécu un an avant de rencontrer un éducateur de Ndako Ya Biso. L’équipe a entamé plusieurs médiations avec la famille d’Hénock avant qu’elle n'accepte d'accueillir à nouveau son enfant. Nous l’avons inscrit à l'école en 3ème année primaire. Aujourd’hui, il termine la 6ème année primaire et reste invariablement parmi les cinq premiers de la classe. Comme il excelle à l’école, les responsables de l’école l’apprécient beaucoup. En poursuivant nos visites et nos échanges avec la famille, celle-ci s’est rendue à l’évidence qu’Hénock n’est pas un sorcier. Il s’est d’ailleurs bien réintégré à la vie de famille et celle-ci a retrouvé une certaine harmonie propice à l’épanouissement complet d’Hénock.

13 juillet 2011

Kinshasa : Gracia, l'enfant sacrifié

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Enfant de la rue à Kinshasa

Gracia

Gracia est un jeune garçon de 10 ans, le deuxième d'une famille de cinq enfants. Son père était commerçant et partait régulièrement en voyage. Alors que Gracia avait trois ans, son père est allé dans une province à l’intérieur du pays, loin de Kinshasa. Il y prit une autre femme et se maria avec elle, délaissant complètement la mère de Gracia et ses frères et sœurs, alors que la cadette avait seulement 6 mois. N'ayant nul autre endroit pour vivre, la mère continua d’habiter chez sa belle famille avec ses enfants. Puis au bout de quatre ans, elle décida de retourner dans sa propre famille en ne prenant avec elle que ses trois derniers enfants, laissant Gracia et son grand frère livrés à eux-mêmes, abandonnés à la famille du père où les deux garçons subirent de mauvais traitements.

Pour échapper à ces souffrances et trouver de quoi se nourrir, Gracia choisit alors de descendre dans la rue. C'est là que nous l'avons rencontré. Après un long travail de médiation, Gracia fut réunifié provisoirement dans sa famille paternelle. Parallèlement, nous avons entrepris des démarches pour retrouver la mère.

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7 mai 2011

Goma : Les premiers pas de la promotion 2011

en savoir plus sur la réinsertion des enfants soldats à Goma

Réinsertion et formation des enfants soldats démobilisés

Apprentis menuisiers s'entraînant dans l'atelier
Ce rapport couvre la période de décembre 2010 à avril 2011 qui a été caractérisée par un climat calme sur toute l’étendue de la province du Nord-Kivu en général et dans la ville de Goma en particulier, à part quelques cas isolés signalés dans certains quartiers de la ville.

Au cours de la même période, l’APROJED a clôturé l’exercice 2010 en délivrant à ces lauréats les diplômes sanctionnant la formation de la promotion 2009. Peu de temps auparavant avait eu lieu la remise des cadeaux de Noël acheté avec l’argent envoyé par les parrains et marraines envoyé à ces jeunes apprentis menuisiers et maçons ; ces cadeaux ont été reçus avec une grande joie ; ce dont nous remercions vivement les généreux donateurs.
Rappelons que, après la cérémonie de remise officielle des brevets d’apprentissage professionnelle aux jeunes, APROJED a procédé au recrutement d’une autre équipe de jeunes menuisiers et maçons, il s'agit de la promotion 2011 qui a démarré directement la formation. Au total, 20 jeunes sont inscrits et suivent régulièrement les cours théoriques et pratiques.

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3 mai 2011

Kinshasa : Fête du voisinage au centre Ndako Ya Biso

en savoir plus sur cette Fête du voisinage à Kinshasa

Le nouveau centre Ndako Ya Biso pour l'accueil des enfants de la rue à Kinshasa Depuis l’inauguration de notre nouveau centre d’accueil des enfants de la rue en septembre 2010, nous souhaitions rencontrer nos voisins afin de faire davantage connaissance avec eux, mais aussi pour envisager une collaboration dans l’encadrement de nos enfants.
C’est désormais chose faite puisqu’en début d’année, Ndako Ya Biso a invité ses voisins à un après-midi d’échanges qui s’est révélé très fructueux. Une vingtaine de voisins se sont déplacés, y compris le chef de quartier et le responsable de la police locale

En premier lieu, les responsables du centre Ndako Ya Biso ont exposé le bilan des activités réalisées par le centre en 2010, les joies rencontrées (réunifications d’enfants, succès scolaires, ...) et les déceptions (rechutes d’enfants dans la rue, …). Puis nous avons choisi de présenter quelques témoignages pour mieux comprendre la situation des enfants accueillis par notre centre et ce que nous leur apportons.

Parmi ces récits, je me permets de vous relater ces deux témoignages :

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Kinsaha : Témoignage de Gloire Mpembele

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Enfant de la rue à Kinshasa

Gloire MPEMBELE

Gloire a 12 ans, il est le cadet de trois enfants, les deux aînées étant des filles. Après le décès du papa il y a 4 ans, la veuve et les enfants ont été chassés de la parcelle familiale. La maman a trouvé une petite maison en tôles, tout près de la rivière dans le quartier difficile de Makala. C’était très dur pour la maman de trouver du travail. Elle partait très tôt le matin faire des ménages en ville et revenait tard. Elle ne pouvait plus subvenir aux besoins de ses enfants qui n’allaient plus à l’école.

Laissés seuls toute la journée, livrés à eux-mêmes et sans nourriture, les enfants se sont découragés et Gloire est parti dans la rue. Nos enquêteurs ont pu retrouver la maman, ravie de revoir son fils. Nous lui avons procuré un microcrédit pour redémarrer une activité commerciale et avons inscrit Gloire en 3ème année primaire. Il a été très fier de retrouver ses compagnons de classe.

Kinshasa : Témoignage de Mohamed MAWUNGU

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Enfant de la rue à Kinshasa

Mohamed MAWUNGU

Mohamed a 13 ans, il a cinq frères. Ses parents se sont séparés et l’enfant vit avec sa grand-mère qui a très peu de moyens, d’ailleurs l’enfant a dû abandonner l’école en 3ème année primaire, faute de moyens pour payer les frais scolaires. En outre, la petite pièce que la grand-mère loue et occupe avec ses petits fils n’est pas abritée de la pluie. Les enfants doivent d’ailleurs chercher un autre abri quand il pleut. Cette situation a découragé Mohamed qui a choisi de rejoindre la rue où il est resté trois mois, jusqu’au jour où il a découvert notre centre. Il a été accueilli et a pu partager sa situation très délicate avec un de nos animateurs.
Finalement, l’enfant a souhaité ne pas rester dans la rue mais retrouver sa grand-mère et surtout son école. Nous l’avons ramené chez la grand-mère et inscrit à l’école. Nous cherchons actuellement un meilleur logement pour aider la grand-mère et ses petits enfants.

10 février 2011

Goma : Nouvelle promotion d'ex-enfants soldats menuisiers

en savoir plus sur la réinsertion des enfants soldats à Goma

Après la cérémonie de remise officielle des brevets d’apprentissage professionnelle aux jeunes de l’APROJED Goma, les animateurs ne sont pas restés les bras croisés ! A peine la fête était-elle finie que les jeunes de la promotion 2011 commençait déjà son apprentissage, se familiarisant rapidement avec le mètre, la scie et le rabot !
Apprentis menuisiers, promotion 2011 - Goma En effet, depuis le mois d'octobre, les contacts était pris avec les différents centres de transit des enfants démobilisés. De nombreuses visites dans les quartiers de Kyeshero/Kituku, Mugunga et Ndosho ont permis de rencontrer les jeunes ex-soldats démobilisés prêts à suivre leur formation. C'est ainsi que le mois de décembre 2010 a été consacré aux différents tests et évaluations permettant de vérifier l'aptitude des jeunes à une formation, le choix de cette formation et la répartition des jeunes en groupes de niveau.

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29 décembre 2010

De la rue à la réinsertion, l'enfant et le Point d'Ecoute

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Rassemblement des enfants des rues au Point d'Ecoute
Enfants identifiés
Chaque mois, une dizaine de nouveaux enfants arrivent au Point d'Ecoute pour se faire identifier. Cette première démarche marque le début du processus de réinsertion qui va s'étaler sur plusieurs mois, voire plusieurs années pour certains enfants.
Une fois identifiés, ils participent à la vie du Centre. Ils sont accueillis tous les jours du lundi au vendredi par les animateurs qui accordent une place importante à l'écoute de ces enfants. En effet, l'écoute permet de les apprivoiser en vue de mieux les connaître, de comprendre leurs problèmes, les difficultés auxquelles ils se heurtent et de chercher ensemble comment y remédier, puis d'amener doucement les enfants à souhaiter et demander la réunification familiale.

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27 novembre 2010

Kinshasa : ouverture du nouveau centre Ndako Ya Biso

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Inauguration du nouveau centre Ndako Ya Biso pour enfants de la rue à Kinshasa Le 9 septembre 2010 restera une date importante Ndako Ya Biso. En effet, c’est en ce jour que nous avons inauguré notre nouveau centre d’accueil des enfants de la rue dont la construction vient tout juste d’être achevée.

C’est en septembre 2003 que la communauté du Chemin Neuf est arrivée à Kinshasa et a reçu la responsabilité de la paroisse sainte Christine dans les quartiers populaires de Makala. Dès le départ, nous avons été confrontés à la présence très importante des jeunes de la rue dans ce quartier, sans qu’aucune organisation ne s’occupe d’eux et de leur souffrance. En début d'année 2004, nous avons commencé avec l'aide financière de SOS Enfants une étude de leur situation et, après les avoir rencontrés et écoutés, nous avons démarré notre projet d’appui en décembre 2004, par un travail direct dans la rue avec les jeunes.

En septembre 2005, nous avons pu louer une petite maison dans le quartier pour pouvoir mieux accueillir et encadrer les jeunes.
Cette petite maison comprenait une salle polyvalente où tout se faisait avec les enfants : jeux, détente et repos, sensibilisation et alphabétisation, ainsi que le repas quotidien offert aux enfants.

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15 septembre 2010

Goma : Jury final pour la promotion 2009

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Rapport d’activités Septembre 2010

Ce trimestre écoulé correspond à la formation de base en maçonnerie et au stage de chantier des apprenants.
S'agissant d'une formation complémentaire, cette formation en maçonnerie ne donnait pas lieu à validation des connaissances et des acquis et le stage final n'avait pour but que la seule mise en pratique des techniques apprises.Jury de fin d'études pour les apprentis menuisiers

Par contre, les enfants se sont soumis durant le mois d'août au grand jury d'examen officiel de leurs connaissances pratiques et théoriques en menuiserie. Au terme des épreuves, les résultats ont été communiqués aux apprenants, les diplômes feront quant à eux l'objet d'une remise officielle en fin d'année.

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13 août 2010

Rwanda : une cantine pour les enfants des rues

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Rassemblement des enfants des rues au Point d'Ecoute
Enfants identifiés
L’identification des enfants de la rue est une activité continue qui se fait tout le long de l’année. Elle vise à connaître le nombre d’enfants se trouvant dans la rue mais aussi à déterminer leur mouvement, ce qui permet de déterminer pourquoi il y a plus d’enfants dans la rue à telle ou telle période de l’année, de voir les districts qui présentent un grand nombre d'enfants. A partir de ces éléments, on approche les autorités de base pour leur décrire la situation et déterminer ensemble les stratégies à mettre en œuvre afin de solutionner les problèmes.

Enfants identifiés en 2010
Période Avril Mai Juin Total
Nombre 13 8 3 24

Comparativement au premier trimestre, le nombre d’enfants a relativement baissé ce trimestre, les nouveaux cas ne sont pas nombreux. On constate dans la rue une présence nombreuse des enfants migrateurs par rapport à des permanents. Le secteur de Gisenyi compte toujours un grand nombre d’enfants, aussi bien des migrateurs que des permanents.

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28 juillet 2010

Kinshasa : trimestre chargé pour Ndako ya Biso

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Enfants des rues de Kinshasa Pendant ce trimestre, nous avons suivi 492 enfants déjà réunifiés en famille. Une trentaine de filles de la rue ont été suivies, écoutées et soignées dans notre dispensaire ; deux d'entre elles ont accouché. L’un des bébés était malade et il a été transféré à l’hôpital pédiatrique de Kalembelembe.
D'autre part, nous avons effectué 39 nouvelles réunifications familiales et avons retrouvé et aidé une quinzaine d’enfants déjà réunifiés mais qui étaient retournés dans la rue. Enfin, nous avons également identifié 48 nouveaux cas d'enfants de la rue que nous avons accueillis à Ndako ya Biso.
Enfants ayant rejoint le Centre
Parmi les 48 enfants nouvellement accueillis, 11 sont des filles et 37 des garçons vivant intégralement dans la rue. Une écoute attentive a permis de les identifier puis d'apprendre à les connaître pour pouvoir les aider. Chaque enfant possède sa propre histoire qu'il livre peu à peu. Et chaque histoire est unique mais, si les situations sont toujours complexes, elles présentent de grandes similitudes et leur examen permet de mettre en relief quelques éléments clés :

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21 avril 2010

Rwanda : Nouvelles des enfants des rues

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Rassemblement des enfants des rues au Point d'Ecoute
Enfants identifiés
Pour aider un enfant de la rue, il faut l’approcher, l’écouter, dialoguer, chercher à savoir pourquoi il est dans la rue, connaître ses préoccupations, ses projets d’avenir, les difficultés auxquelles il se heurte dans son quotidien et enfin examiner ensemble comment apporter des solutions aux problèmes posés.

Enfants identifiés en 2010
Période Janv. Févr. Mars Total
Nombre 23 18 5 46

L’identification permet non seulement de connaître l’enfant à secourir, de connaître l’effectif des enfants se trouvant encore dans la rue et de déterminer les services à leur offrir, mais elle permet aussi de connaître les réalités du milieu, de déceler des problèmes qui peuvent constituer des obstacles et de dégager des voies et des moyens qui permettront de prendre des solutions adéquates. Quelques critères ont été définis pour mieux mener cette activité d’identification.
  • L’enfant identifié est celui qui a son adresse jour et nuit dans la rue.
  • L’enfant qui se présente au rassemblement pour des activités d’animation et qui fréquente le Point d’Ecoute pour des aides diverses.
Notes : Parmi ces enfants identifiés, on distingue aussi bien des migrateurs que des permanents.

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14 avril 2010

Goma : volet maçonnerie de la formation en menuiserie

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Rapport d’activités Mars 2010

Apprentis menuisiers s'entraînant à la maçonnerie
La période de novembre à fin mars 2010 couvre les activités du quatrième trimestre de la durée de la formation professionnelle au centre APROJED/GOMA. C'est le trimestre qui correspond au stage pratique que les apprenants ont effectué en ville selon l'affectation que nous vous avons communiquée dans notre précédent rapport. D'une manière globale, cette période de stage est jugée très satisfaisante puisque tous les apprenants sauf un ont obtenu leur validation.

1. Stage pratique en atelier de menuiserie

1.1. Atelier ENAF/CBM

Les enfants affectés à cet atelier sont au nombre de 6 comme signalé dans le rapport précédent. Au début de ces 4 mois passés, le chef d’atelier a signalé d'emblée un taux anormal d'absences. La cause de ces absences a déjà vite trouvée, c’est la faim au ventre.
Les stagiaires passaient la journée à l’atelier sans rien manger et le soir, arrivés à la maison, ils ne mangeaient pas à leur faim. C'est pourquoi le lendemain, revenant à leurs anciennes pratiques d'enfants errants, ils se rendaient dans la rue pour trouver de quoi manger.
La solution a été trouvée : Un gobelet de bouillie et un beignet sont offerts à chaque stagiaire à 12 heures. Les stagiaires étaient très contents et ne s’absentaient plus. Ils travaillaient alors avec courage.

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15 février 2010

Kinshasa : la nouvelle vie de Magloire, orphelin trop mal-aimé

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Magloire, enfants des rues de Kinshasa L’année 2010 commence dans le grand froid chez nous ! A Kinshasa, « Moì eza makasi » (« Le soleil est très fort ! ») m’a dit une amie au téléphone il y a quelques jours ! Alors pensons à eux, ça nous réchauffera peut-être !
L’histoire que je vais vous conter aujourd’hui devrait d’ailleurs vous transmettre un peu de chaleur ! Elle a commencé dans la froideur d’un rejet, mais elle est aujourd’hui pleine de soleil et reflète le patient travail de longue haleine du centre Ndako Ya Biso !
Cette histoire, c’est celle de Magloire… Quand j’ai rencontré ce jeune garçon, il avait 14 ans. Quelque chose de précieux s’est tout de suite construit entre nous deux, une relation simple, pleine de complicité et de rires ! Il m’apprenait avec patience des mots dans sa langue et baragouinait le français en disant que, un jour, il partirait en Europe. C’était son grand rêve : quitter ses souffrances et trouver en France la vie idéale qu’il s’était imaginé. Les pensées paradisiaques sur notre pays ne manquent pas là bas. Elles sont complètement faussées par les images de bonheur liées à la richesse matérielle qui sont véhiculées par les médias en général, et malheureusement aussi par les chanteurs du pays. Magloire, plein de ce rêve, ne voulait pas regarder sa réalité en face. A chaque « blanc(he) » qui venait, il disait avec de grands yeux : « Nakende na yo !» (« Je pars avec toi !»). Nous avions beau lui expliquer que ça ne pouvait pas se passer comme ça, qu’il fallait qu’il change de vie et qu'il se reprenne en main, il n’arrivait pas à se décider…

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4 décembre 2009

Cinq ans d'accueil des enfants des rues à Kinshasa

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Ndako Ya BisoEn ce début de mois de décembre, nous célébrons déjà le cinquième anniversaire du commencement de notre travail avec les enfants de la rue à Kinshasa: Pour mémoire, c'est ainsi dès les premiers mois de 2004 que, avec l'aide d'Arnold, jeune anthropologue résidant dans le quartier, nous avons commencé à faire une enquête pour mieux connaître ces jeunes de la rue très nombreux autour du rond-point Ngaba. SOS Enfants a alors décidé de prendre le salaire d'un animateur, et c'est ainsi que, suite à notre étude, Arnold a officiellement commencé le 1er décembre 2004 son travail d'appui aux enfants dans la rue, sans avoir encore à ce moment de maison d'accueil, nous la louerons à partir de septembre 2005. Mais en ouvrant nos archives, je revois tous nos rapports mensuels depuis celui de décembre 2004, soit déjà 61 rapports !
Quel chemin parcouru en cinq ans ?
Je me souviens encore des premiers enfants que nous avions rencontrés dans la rue avec Arnold. Il y a parmi eux Junior dont nous avions retrouvé la maman à Kisangani. Il va terminer cette année-ci ses six ans de secondaire et passer son diplôme de fin d'études ; il a écrit un mot aux enfants du centre qui le connaissaient encore pour leur dire « plus jamais la rue ». Il y a Gloire qui a pu être réunifié chez sa maman et qui réussit bien à l’école secondaire ; il voudrait devenir enseignant ! Christian est devenu le plus qualifié des apprentis du garage où nous l'avons placé...

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26 novembre 2009

Rwanda : Aide aux enfants des rues, rapport d'activité

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Rassemblement des enfants des rues au Point d'Ecoute
Enfants identifiés
Le Point d’Ecoute procède régulièrement à l’identification des nouveaux cas des enfants qui arrivent dans la rue. Pour la période de Juillet – Septembre, il a été identifié 15 nouveaux cas et l’on peut présentement estimer un nombre de 75 enfants se trouvant encore dans la rue.
La déception des enfants
Pour contribuer à la résolution des problèmes auxquels se heurtent les enfants de la rue dans leur quotidien dont le problème d’abri en particulier, l’administration de notre District en collaboration avec le Ministère du Genre et de la Promotion Féminine - MIGEPROF a décidé, sans trop de concertation, de créer un centre de transit à Gisenyi. Beaucoup de publicité a été faite pour que les enfants de la rue viennent, on leur promettait beaucoup de choses gratuites, nourriture, abri, activités etc. Au début, tous les enfants de la rue y sont allés, même certains qui avait déjà réintégré leur famille, attirés par la nourriture, abandonnant ainsi leur foyer et leur école.
Hélas, on signale avec regret que l’initiative n’a pas duré et les enfants n’ont pas pu fréquenter le centre très longtemps car, peu de temps après le démarrage, les fameuses activités ont cessé et il restait à peine entre 25 et 30 enfants dans le centre de transit.

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17 novembre 2009

Goma : Les jeunes démobilisés prêts à partir en stage

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Rapport d’activités octobre 2009

Apprenti menuisier s'entraînant à l'assemblage
La formation de nos jeunes apprenants menuisiers avance à grands pas et se profile doucement vers sa fin avec l’arrivée du stage pratique que les jeunes effectueront dans un atelier de la ville.
Au-delà de la professionnalisation qu’il apporte aux jeunes, l’intérêt de ce stage sera pour eux de découvrir l’outil machine. Jusqu’à aujourd’hui, ils n’ont travaillé qu’en atelier manuel avec des outils de base, je cite la scie, le rabot, la varlope, les tenailles, le vilebrequin, la lime, le bédane, le marteau, l’étau, le serre-joints, la presse etc., des outils que tous maîtrisent à présent. Dès leur arrivée sur le lieu de stage, nos apprenants seront confrontés à l’outil machine qu’ils sont appelés à maîtriser s’ils espèrent devenir des menuisiers accomplis. Ainsi ils seront capables de travailler aussi bien en atelier mécanisé qu’en échoppe artisanale.

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31 juillet 2009

Rwanda : A quoi jouent les enfants des rues...

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L’enfant des rues et les divertissements
Les enfants des rues font leur toilette dans le Lac Kivu Malgré les conditions de vie difficile dans lesquelles vivent les enfants de la rue, eux aussi ont besoin de se divertir. Dans la rue, les distractions occupent une place importante car chaque soir, après avoir trouvé de quoi acheter à manger, un peu d’argent pour payer du chanvre, de l’herbe à fumer, de la colle à respirer ou tout autre stupéfiant pour oublier ses peines et ses maux, les enfants n’ont plus vraiment d’autres soucis. L’enfant de la rue se contente du présent, il ne se pose pas de questions pour le lendemain et ne pense guère à l’avenir.

Le Point d’Ecoute a jugé bon de se servir de l’organisation des jeux comme moyen d’action pour familiariser les enfants avec les règles de conduite de la société, favoriser leur apprentissage de la vie sociale et, par ce biais, les amener progressivement sur la voie de la réinsertion. C’est ainsi que, lors des rassemblements hebdomadaires, une belle part est faite au jeu sous toutes ses formes, mais surtout les jeux et sports collectifs qui permettent aux enfants d’apprendre des règles de vie et de sociabilité élémentaires, comme la rencontre avec autrui, le respect, la tolérance, l’insertion dans le groupe, l’entraide, la persévérance, l’endurance etc. Ainsi, le sport et le jeu font plus qu’apporter de la joie, de la détente et du plaisir aux enfants des rues : en leur apprenant des règles sociales basiques et en promouvant une culture de la paix, ils créent les conditions nécessaires à leur bon développement et à leur réintégration dans la société. Et à terme, ils peuvent aussi leur permettre de retrouver le chemin vers l’école.

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28 juillet 2009

Goma : Formation en menuiserie des enfants soldats

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Rapport d’activités juillet 2009

Asumani s'exerçant au rabot
C’est hélas une réalité bien connue, les enfants soldats ont, d’une manière générale, beaucoup de mal à se réinsérer. Certains vivent toujours le traumatisme de la guerre. Ils sont craintifs et traînent un sentiment de culpabilité, en raison des actes qu'ils ont commis. D'autres essayent de s'en sortir en étant arrogants. Ce sont des enfants révoltés et comme ils ne s’adaptent pas à la vie sociale, ils gardent en tête l’idée de retourner dans la brousse, de reprendre d’une manière ou d’une autre les armes.

C’est pour éviter cela que l’APROJED a ouvert ses ateliers de formation. Car toutes les ONG s’accordent à le dire, une aide efficace aux enfants démobilisés passe obligatoirement par la réunification familiale et la reprise des activités scolaires ou d’apprentissage.
Dans notre formation en menuiserie, nous pouvons dire avec certitude que nos enfants soldats démobilisés ont pour principaux atouts le courage et la détermination qu’ils ont appris à l'armée. Mis aujourd’hui au service de leur formation, ce courage et cette détermination qu’ils ont en eux les aident à avancer la tête haute vers leur avenir.

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18 juin 2009

Kinshasa : Bob, un "grand" de la rue

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Bob à la fenêtre de son petit logement Bob dit n'avoir jamais connu l'amour de ses parents. Ce dont il se souvient, c'est de leur rejet constant et de ce terrible sentiment de ne pas être désiré. Petit à petit, sa vie familiale est devenue insupportable et l’illusion d’une vie plus épanouie dans la rue l’a poussé à tout quitter. Il avait 10 ans. Comme Yannick, il a intégré l'Etat Major et a subi les aléas de la rue. Ses bras marqués de larges cicatrices en témoignent, bien que Bob soit d'un naturel calme impressionnant ! Après quelques années, Bob a rencontré Lætitia, en rupture familiale elle aussi. Son histoire ? Une grosse crise d'adolescence mal comprise par sa famille, l'absence d'écoute et d'attention, et cette impression tenace que la rue la rendra plus libre...

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Kinshasa : Yannick, un autre "grand" de la rue

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Yannick et ses copains de Ndako Ya Biso Imaginez un marché bondé, des couleurs à n'en plus finir, et les yeux qui se tournent, curieux, quand on arrive près du dépôt, où on sait que les « grands » passent la majeure partie de la journée. Un jeune gaillard s'approche tout sourire pour dire bonjour, la démarche marquée de gauche à droite, les poings serrés, les bras arqués sur les côtés pour se donner de la consistance : c'est Yannick, dit aussi Nicky !

A 22 ans, il a déjà 10 ans de vie dans la rue derrière lui. Son père est décédé quand il avait 10 ans d'un accident de bus (il était chauffeur). Vivre seul avec sa mère, c'était difficile, l’enfant avait besoin d'autorité, d’encadrement… Alors, vers l'âge de 12 ans, Yannick est parti de la maison. Rapidement, il a rencontré d'autres jeunes qui sont devenus ses compagnons de galère et il a intégré le groupe de l'État Major.

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26 avril 2009

Rwanda, réinsertion de enfants des rues Rapport annuel 2008

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Enfants identifiés
Ce sont fréquemment de très jeunes enfants qui se retrouvent dans la rue L’identification est une opération qui se fait tout le long de l’année. Ainsi, au cours de l’année 2008, 62 enfants provenant des différents districts ont été identifiés.

Mis à part au centre ville et au marché de Nyakabungo, les enfants de la rue sont aussi identifiés à la Boucherie de Cyanika, au Centre de Mahoko et au marché de Nyaruhonga.
D’emblée, nous nous réjouissons de constater qu’il y a diminution de l’effectif des enfants de la rue. De plus, leur présence varie selon les saisons. Au moment de la récolte, il y a beaucoup moins d’enfants dans la rue qu’à la saison de culture. Ceci est une indication pour confirmer que c’est trop souvent la faim qui pousse les enfants dans la rue.
Cependant, il y a toujours lieu de parler de la responsabilité des parents dans le phénomène des enfants de la rue. La majorité des enfants affirment qu’ils sont envoyés par leurs parents pour chercher de l’argent et ceci concerne surtout les enfants migrateurs.
Enfants identifiés en 2008
Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc TOTAL
7 5 5 6 7 4 3 4 4 5 4 8 62

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14 mars 2009

RD du Congo : Remise des diplômes et nouvelle promotion à Goma

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Apprentis menuisiers, promotion 2009 - Goma

Comme nous vous l’annoncions précédemment, les enfants soldats démobilisés de la Promotion 2007 B sont arrivés au terme de leur formation. Elle s’est définitivement achevée par la cérémonie de la remise très officielle des diplômes d’Etat, prétexte à une grande fête organisée dans les locaux de l’APROJED. Apprentis, lauréats et élèves parents, professeurs et personnalités invitées, tous ont apprécié le repas offert pour la circonstance et l’ambiance joyeuse et festive du moment, bouffée d’oxygène en ces temps si difficiles pour la population du Nord Kivu.

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27 janvier 2009

Kinshasa : Gloria, sa rechute dans la rue, son retour chez lui

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Ndako Ya BisoJe m’appelle Fanny, j’ai 21 ans, et je reviens d’une année de mission en RDC, dans l’immense capitale de Kinshasa. Au centre Ndako Ya Biso, j’ai rencontré ces enfants appelés « shégués », ces enfants des rues dont plus personne ne veut dans la société et qui grandissent avec leurs propres forces et leurs propres lois. Passer une année à les connaître, à les écouter, à les voir grandir a été passionnant pour moi, et je suis heureuse de pouvoir partager avec vous un peu de ce concret que vous rendez possible.

Je vais vous parler de Gloria, cet enfant qui avait été réinséré il y a quelques mois. Son histoire empreinte d’épreuves montre à quel point le retour d’un enfant est fragile, sa réintégration longue et sa volonté essentielle. Les éducateurs ne pourront jamais forcer un enfant à retourner en famille, ni changer complètement les paramètres familiaux (conditions de vie, chômage, éducation…) dans lesquels il est accueilli. Des imprévus peuvent bouleverser la stabilité de l’enfant, c’est ce qui est arrivé à Gloria.

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6 janvier 2009

Kinshasa : quelques nouvelles de Ndako ya Biso

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Ndako Ya BisoJoie de pouvoir penser à chacun de vous en ce début d’année, à me réjouir de votre amitié et de vos nouvelles. Mais, moi-même je ne vous écris guère, je suis tellement pris par toutes nos activités ici à Kinshasa ; et puis la poste n’existe pas et le courant est tellement irrégulier !

Le premier janvier, j’ai commencé par visiter l’oncle et la tante de Franck, surnommé Kabila. Franck a 15 ans, il a fait 4 ans dans la rue. Ses deux parents sont morts du sida. Son oncle avait bien voulu le recevoir mais son épouse l’avait refusé. Nous l’avions placé alors dans l’internat d’une école primaire, rentrant chez son oncle pour les vacances. Il avait tenu ainsi une année entière, mais au mois de juillet dernier il était retourné dans la rue. En octobre nous avons pu le placer dans un centre de formation professionnelle des Salésiens, et l’oncle en a été très content : l’enfant est apaisé, changé. Dans ce centre de formation, il a retrouvé confiance en lui-même et veut poursuivre sa formation.

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