25 octobre 2008
Par SOS Enfants le 25 octobre 2008, - Congo - Les enfants soldats
en savoir plus sur la réinsertion des enfants soldats à Goma
Rapport d’activités octobre
2008
1. Préambule

L’APROJED a terminé fin septembre le cycle de formation de futurs menuisiers
ébénistes promotion 2007 par la délivrance du diplôme d’aptitude aux
apprenants.
Compte tenu de la situation politique du nord-Kivu en général et de la ville de
Goma en particulier, la cérémonie de remise n’a pu être organisée comme prévu
mais les lauréats ont cependant tous réceptionné leur diplôme.
2. Activités du programme en cours et niveau
atteint par les enfants
2.1.
Alphabétisation
Les enfants néo-alphabétisés ont continué à bénéficier de leur formation en
lecture et écriture jusqu’au terme du programme de formation, à la fin du mois
de septembre. Le bilan de cette alphabétisation est très positif pour les
jeunes qui sont à présent capables d’écrire et de lire les termes essentiels et
de se repérer convenablement dans les mesures, chose indispensable pour exercer
leur métier.
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19 juillet 2008
Par Ndako Ya Biso le 19 juillet 2008, - Kinshasa - Les enfants des rues
en savoir plus sur ce centre d'accueil pour enfants des rues à Kinshasa

Devant le nombre sans
cesse croissant d’enfants suivis par le centre Ndako Ya Biso, une
réorganisation en profondeur était devenue nécessaire et l’organigramme a été
remis au point : placées sous la tutelle de Jean-Pierre Godding, responsable du
projet, trois directions d’activités ont été définies.
Fanny est nommée à la tête de la maison d’accueil et Roger devient le
responsable des activités d’intégration (micro-crédits, garanties locatives,
formation professionnelle). Arnold reste quant à lui le coordinateur du projet
tout en étant le responsable des activités de réunification familiale.
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15 juillet 2008
Par Ndako Ya Biso le 15 juillet 2008, - Kinshasa - Les enfants des rues
Réunifications familiales, quelques mois après…
CHRIS
Réunifié Août 2006
Chris a 18 ans. Ses deux parents sont décédés et, après
deux ans de rue, il a été accueilli par une famille amie
de ses parents. Nous l'avons placé en 2006 chez un
garagiste de son quartier qui l'a bien formé en mécanique
et a même commencé à lui apprendre la conduite automobile.
Mais le garagiste est parti ailleurs et a abandonné le
jeune tout en lui faisant de belles promesses.
Chris a heureusement été patient ; suivant nos conseils,
il a pu trouver un autre garagiste qui l'a aidé à bien
maîtriser la conduite. Chris a passé en mars 2008 l'examen
de conduite automobile.
Il est le premier enfant que nous suivons qui a obtenu son
permis de conduire, il pourra maintenant grâce à cela
trouver du travail comme chauffeur et mécanicien.
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28 juin 2008
Par SOS Enfants le 28 juin 2008, - Congo - Les enfants soldats
en savoir plus sur la réinsertion des enfants soldats à Goma
Rapport d’activités mai 2008
1. Préambule
Jusqu’au 16 avril 2008, l’APROJED a réalisé 6 mois de formation de futurs
menuisiers ébénistes en formation débouchant sur un diplôme d’aptitude après
validation d’un stage pratique. Ce rapport couronne et marque successivement
les 6 mois de formation et le début du stage professionnel de trois mois qui a
débuté le lundi 21 avril 2008.
2. Activités du programme en cours et niveau atteint
par les enfants
2.1.
Alphabétisation
Comme signalé dans notre précédent rapport, les enfants néo-alphabétisés ont
continué à bénéficier de leur formation en lecture et écriture. Cet exercice va
se poursuivre tout au long de leur stage professionnel. Les chefs d’ateliers
des maisons de stage sont déjà avertis pour ce point psychologique et
andragogique.
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31 mars 2008
Par Ndako Ya Biso le 31 mars 2008, - Kinshasa - Les enfants des rues
en savoir plus sur ce centre d'accueil pour enfants des rues à Kinshasa

Après trois ans
d’existence du centre et de travail auprès des enfants de la rue à Kinshasa,
nous avons tenu au mois de janvier une réunion d’auto-évaluation qui a permis
de faire le point sur les relations des animateurs avec les enfants et les
familles, le travail de l’équipe et les attentes de chacun pour 2008.
Nous avons pu pour cela nous appuyer sur quelques chiffres extrêmement
encourageants : En 2007, selon les statistiques de Save The Children, Ndako Ya
Biso est la 3
ème ONG de Kinshasa en ce qui concerne le nombre de
réunifications familiales : nous avons pu ramener chez eux 80 enfants, avec
très peu de rechutes enregistrées.
Et, d’après Médecins du Monde qui supervise à Kinshasa le domaine de la santé
des enfants de la rue, notre dispensaire est le 2
ème de la ville en
terme de fréquentation !
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27 mars 2008
Par Ndako Ya Biso le 27 mars 2008, - Kinshasa - Les enfants des rues
en savoir plus sur le parrainage des
enfants des rues à Kinshasa

Joël a 16 ans, il parle très peu mais agit avec une grande violence. Sa mère
n’avait que 15 ans à sa naissance et, lorsque son père est parti, Joël a été
confié à sa grand-mère. Rapidement, l’enfant été accusé de sorcellerie par sa
famille qui le rendait responsable de tous les malheurs. Il a subi de graves
tortures de la part de plusieurs pasteurs pour lui faire avouer sa
sorcellerie.
Joël a fui alors la maison et a passé cinq longues années dans la rue. Depuis
plus d’un an, il fréquente notre centre. Nous avons peu à peu réussi à
l’apprivoiser, l’écouter et l’apaiser, même s’il garde un fond de violence
latente. A sa demande, nous avons entamé les démarches de réunification et,
après plusieurs rencontres avec la famille, la grand-mère a finalement accepté
de le reprendre. Nous l’avons ramené chez lui une première fois mais il n’a pas
voulu rester.
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Par Ndako Ya Biso le 27 mars 2008, - Kinshasa - Les enfants des rues
en savoir plus sur le parrainage des
enfants des rues à Kinshasa

Josué a dix
ans, il a 2 petits frères et 2 frères aînés décédés de maladie. Polygame, le
père vit hors de Kinshasa et la mère, sans ressources, fait appel à sa sœur
pour sa survie et celle de ses enfants. Mais cette sœur est morte subitement et
son mari affirme qu’il a vu en rêve Josué « tuer sa tante par sorcellerie ».
Dès lors, la famille a fait passer l’enfant dans diverses églises pour
exorciser son démon.
Elle a également fait pression sur la maman pour qu’elle se débarrasse de son
fils, menaçant de lui supprimer toute aide tant que Josué serait là.
Découragée, la mère a dit un jour à l’enfant :
« Je dois me débarrasser de
toi et je vais t’empoisonner. » Josué a eu peur, il a compris qu’il n’avait
plus personne et est parti dans la rue.
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Par Ndako Ya Biso le 27 mars 2008, - Kinshasa - Les enfants des rues
en savoir plus sur le parrainage des
enfants des rues à Kinshasa

Rodrigue a 13 ans, il vient d’un petit village de province. Après le décès de
ses deux parents, sa tante l’a recueilli et est venue vivre avec lui à
Kinshasa. Mais bientôt, influencée par son milieu de vie, la tante a commencé à
considérer l’enfant comme un sorcier et l’a chassé de la maison.
Nous avons recueilli l’enfant après 4 mois passés dans la rue et il s’est très
vite confié à nous. Au début, la tante refusait tout dialogue, elle ne voulait
plus entendre parler de Rodrigue et proposait simplement de le renvoyer dans
son village. Mais finalement, après plusieurs rencontres, elle a admis qu’elle
seule pouvait prendre l’avenir de l’enfant en charge. Elle a donc accepté de le
reprendre, nous l’avons ramené chez lui et inscrit à l’école où il a bien
repris ses études.
Vous pouvez nous aider et parrainer les
enfants des rues de Kinshasa.
Par Ndako Ya Biso le 27 mars 2008, - Kinshasa - Les enfants des rues
en savoir plus sur le parrainage des
enfants des rues à Kinshasa
Frida et Asia sont deux sœurs
de 10 et 12 ans, orphelines de mère. Nous les avons réunifiées chez elles en
mai 2007 après qu’elles aient été chassées de la maison par leur père qui les
traitait de sorcières. Mais récemment, la belle-mère a rencontré des
difficultés pour accoucher et en a jeté la responsabilité sur les fillettes qui
ont à nouveau été accusées de sorcellerie.
Leur père les a attendues à la sortie de l’école et conduites chez un pasteur.
Elles ont été battues et torturées avant d’être rejetées dans la rue. Au bout
de quelques jours, la belle-mère a fini par accoucher et nous avons pu ramener
Frida et Asia chez elles. Mais la situation familiale reste très tendue et nous
sommes déjà intervenus plusieurs fois pour assurer leur protection.
Vous pouvez nous aider et parrainer les
enfants des rues de Kinshasa.
15 janvier 2008
Par Ndako Ya Biso le 15 janvier 2008, - Kinshasa - Les enfants des rues
LISTE DES ENFANTS REUNIFIES DANS LEUR FAMILLE
AU COURS DE L’ANNEE 2007
Janvier 2007 4 enfants
- Ginias 10 ans 3 jours de rue
- Lomami 16 ans 1 an de rue
- Regan 15 ans 3 mois de rue (R)
- Peter 16 ans 9 mois de rue
Février 2007 6 enfants
- Yves Bwabwe 14 ans 2 ans de rue
- Abel 16 ans 4 ans de rue (R)
- Endrick 16 ans 1 an de rue
- Malu 15 ans 5 ans de rue (R)
- Willy 14 ans 3 ans de rue
- Guy 15 ans 2 ans de rue (R)
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8 janvier 2008
Par SOS Enfants le 8 janvier 2008, - Congo - Les enfants soldats
en savoir plus sur la réinsertion des enfants soldats à Goma
1. Préambule
Pourquoi alphabétisation et remise à niveau au
cours de la formation
- Sans savoir lire, écrire et calculer, il est difficile d’adhérer aux
associations de développement social.
- Quand on est analphabète, il n’y a pas moyen de prétendre à un emploi.
- La lecture des journaux échappe aux analphabètes ; il est grand temps de
suivre l’évolution des choses.
- Un analphabète est négligé par la société.
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10 novembre 2007
Par Ndako Ya Biso le 10 novembre 2007, - Kinshasa - Les enfants des rues
en savoir plus sur ce centre d'accueil pour enfants des rues à Kinshasa

Une des préoccupations
essentielles du trimestre aura été la présence croissante de filles à notre
dispensaire. C’est pour nous un signe très fort du besoin urgent d’un appui de
notre part adapté à leurs besoins particuliers. Nous souhaitons ardemment
ouvrir une maison pour les filles de la rue dès que possible. Nous avons été
spécialement frappés le mois dernier en découvrant trois filles de la rue
dormant dehors, cachées sur le barza d’une maison avec leurs trois bébés en
très bas âge.
C’est une situation cruelle et intolérable contre laquelle nous sommes plus que
jamais décidés à réagir car les exemples se multiplient : En septembre, parmi
les filles de la rue fréquentant notre dispensaire, nous avons enregistré pas
moins de six grossesses. Cela nous a décidé à mettre en place des formations
spéciales pour le groupe des filles afin de les informer sur leur cycle
menstruel et sur les méthodes de contraception.
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25 octobre 2007
Par Ndako Ya Biso le 25 octobre 2007, - Kinshasa - Les enfants des rues
Pour nous aider, vous pouvez parrainer les enfants
des rues de Kinshasa.

Espoir a 11
ans, il a été confié à la garde de son oncle maternel après le décès de sa
mère. Mal nourri, mal suivi, violenté par son oncle, il a pris l’habitude du
vol pour survivre.
Un jour qu’une course lui avait été confiée, l’enfant en a profité pour
s’amuser et détourner l’argent. A son retour à la maison, son oncle l’a chassé
en lui disant qu’il ne voulait plus le revoir avant qu’il ne rembourse l’argent
confié. C’est ainsi que l’enfant a quitté la maison pour la rue où il a passé
deux mois avant que nous puissions le trouver au rond-point Ngaba.
Terrorisé à l’idée de retourner chez son oncle, Espoir a préféré nous donner
l’adresse de son grand-père que nous avons pu rapidement rencontrer pour tenter
d’arranger les choses. Celui-ci nous a bien reçu, il s’est montré désolé et
compréhensif et a accepté sans problème de prendre l’enfant en charge. Quand
nous lui avons amené Espoir, il a été très content de retrouver son petit-fils
et l’a accueilli gentiment. Nous l’avons inscrit en 3
ème année de
l’école primaire, il commence doucement à se stabiliser et semble content de sa
nouvelle vie.
Par Ndako Ya Biso le 25 octobre 2007, - Kinshasa - Les enfants des rues
Pour nous aider, vous pouvez parrainer les enfants
des rues de Kinshasa.

Argane a 13
ans. Sa mère est décédée en 2000 et son père, un militaire, s’est remarié
récemment. Mais la nouvelle femme a déjà trois enfants plus jeunes, elle
n’apprécie pas Argane et refuse de s’en occuper. Elle le délaisse totalement et
ne lui donne pas à manger comme aux autres enfants de la maison.
L’enfant a fui un beau matin cette situation devenue insupportable pour lui. Il
a passé deux semaines dans la rue avant de nous trouver. A sa demande, nous
sommes allés rencontrer sa belle-mère qui nous a dit que l’enfant était têtu et
indiscipliné. Mais, mise devant ses responsabilités, elle a finalement accepté
de le reprendre et nous a promis de mieux veiller sur lui. Argane n’allait plus
à l’école depuis un an. Selon son désir, nous l’avons inscrit en classe de
5
ème et, depuis, il se montre un élève assidu.
Nous suivons de près l’évolution de sa situation familiale qui semble hélas
encore bien précaire.
Par Ndako Ya Biso le 25 octobre 2007, - Kinshasa - Les enfants des rues
Pour nous aider, vous pouvez parrainer les enfants
des rues de Kinshasa.

Yannick est un enfant âgé
de 13 ans, sa mère est décédée, son père a préféré l’oublier et c’est son
grand-père maternel qui a bien voulu l’accueillir. Mais l’enfant, avec son
cousin André, a volé et vendu quatre chaises en plastique de son grand-père,
puis, ayant peur de la sanction, il est parti dans la rue.
Nous l’avons rencontré trois mois plus tard au rond-point, il a bien voulu nous
donner l’adresse du grand père. Quand nous avons rencontré celui-ci, il était
d’abord fâché, mais ensuite il a accepté facilement de reprendre son petit fils
à la maison.
Nous avons ramené Yannick et l’avons inscrit au centre scolaire Bondeko en
classe de 4
ème, où il semble très appliqué. Lors d’une récente
visite de suivi, le grand-père nous a montré ,très fier, les cahiers de son
petit fils qui avait de très bonnes notes.
Par Ndako Ya Biso le 25 octobre 2007, - Kinshasa - Les enfants des rues
Pour nous aider, vous pouvez parrainer les enfants
des rues de Kinshasa.

Magloire a 12 ans et a passé deux mois dans la rue : Sa maman a eu ce premier
fils avant son mariage actuel ; ils vivent dans une toute petite maison avec
trois autres enfants. Le mari de la maman a d’abord accepté d’accueillir
l’enfant mais sans rien faire pour lui. Pour trouver de quoi manger, Magloire
était obligé de passer la plus grande partie de ses journées dans la rue. Puis
un jour, le père a dit qu’il ne voulait plus le voir dans sa maison en raison
de son indiscipline.
L’enfant a quitté la maison pour la rue, nous avons fait sa connaissance autour
du rond-point. Lors de notre rencontre, la maman a d’abord eu peur de la
réaction de son mari, mais celui-ci a pris conscience de son devoir
d’accueillir Magloire et nous avons pu le ramener chez lui et l’inscrire dans
une école en classe de 2
ème année.
13 août 2007
Par SOS Enfants le 13 août 2007, - Congo - Les enfants soldats
SOS
Enfants démarre aujourd'hui un programme de
parrainage collectif d'enfants soldats au Congo.
L'APROJED, partenaire local de SOS Enfants, a pour mission de favoriser la
réinsertion des enfants soldats après leur démobilisation.
Aux plus vulnérables d'entre eux, elle propose une
formation professionnelle dans le cadre de ses ateliers spécialisés.
Cette formation permet aux jeunes, en
un temps très court, d'acquérir les capacités d'exercer un métier solide et de
subvenir à leurs besoins sans risquer d'être enrôlés à nouveau pour retourner
au combat.
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15 juillet 2007
Par Ndako Ya Biso le 15 juillet 2007, - Kinshasa - Les enfants des rues
Pour nous aider, vous pouvez parrainer les enfants
des rues de Kinshasa.
Bukaka a 8 ans , c’est une
petite fille qui habite avec sa maman chez son grand-père. Les deux parents
sont séparés, le papa est un handicapé sans ressources. Le grand-père est âgé
et lui aussi handicapé, la maman elle-même n’a pas de ressources et toute la
famille vit dans une grande pauvreté, c’est pourquoi la petite fille vient
souvent au marché du rond-point, pour ramasser les restes de charbons de
bois.
C’est ainsi qu’elle est restée deux semaines dans la rue, avec ses amies, sans
avoir le courage de retourner à la maison. Nous l’avons découverte et ramenée à
sa maman. Pour éviter à tout prix que Bukaka ne retourne dans la rue, nous
apportons une petite aide à sa maman et avons cherché à scolariser l’enfant au
plus vite. Nous l’avons inscrite en 1ère année, elle est maintenant
très fière dans son uniforme scolaire tout neuf.
Par Ndako Ya Biso le 15 juillet 2007, - Kinshasa - Les enfants des rues
Pour nous aider, vous pouvez parrainer les enfants
des rues de Kinshasa.

Judith a 17
ans et elle vit depuis 7 ans dans la rue. Nous l’avons rencontrée alors qu’elle
était enceinte de 7 mois. Elle a bien voulu nous accompagner chez ses parents
avec lesquels elle garde une relation en allant les visiter de temps en temps.
Ils habitent dans un quartier très lointain et isolé, au bord d’une rivière,
nous avons du prendre une pirogue pour y arriver. La famille vit dans une très
grande pauvreté, la maison familiale est une petite hutte de branchages et de
morceaux de bâches, pratiquement vide à l’intérieur. La famille vit de la pêche
et du petit commerce, mais le capital de la maman pour son petit commerce de
condiments ne dépasse pas 5$.
Nous avons donné une garantie locative afin de trouver un meilleur logement
pour la famille et apporté une aide à la maman dans son petit commerce pour lui
permettre d’accueillir sa fille et son bébé, qui est né en bonne santé et se
porte bien.
Par Ndako Ya Biso le 15 juillet 2007, - Kinshasa - Les enfants des rues
Pour nous aider, vous pouvez parrainer les enfants
des rues de Kinshasa.

Jonathan a 8 ans et
habite avec ses deux parents, mais ceux-ci vivent dans une très grande misère.
Le papa assure un gardiennage, mais avec un très faible revenu, et la maman ne
fait rien. Peu à peu, l’enfant a commencé à être considéré comme un sorcier,
responsable de la grande pauvreté et du malheur de la famille. Ne supportant
plus cette chose, Jonathan est parti, il a passé trois semaines dans la
rue.
Nous l’avons rencontré un jour où d’autres enfants dans la rue le battaient en
le taxant de sorcellerie. Soulagé, il nous a suivi au centre et s’est confié à
nous. Il a pu nous donner son adresse, nous avons retrouvé sa famille dans une
pauvre petite hutte, les parents et trois autres de leurs enfants, sans compter
une fille qui vit elle aussi dans la rue. Les retrouvailles de l’enfant avec
ses parents ont été très émouvantes. Nous avons pu l’inscrire en classe de
1
ère année dans une école proche, nous espérons que le soutien
apporté à la famille et le suivi de la situation par les animateurs permettra à
l’enfant de se stabiliser définitivement dans son milieu.
Par Ndako Ya Biso le 15 juillet 2007, - Kinshasa - Les enfants des rues
Pour nous aider, vous pouvez parrainer les enfants
des rues de Kinshasa.

Julio a 12
ans ; il est orphelin de mère et a été accueilli par son oncle maternel. Mais
celui-ci vit dans la misère et n’a pu réellement prendre en charge l’enfant qui
s’est senti abandonné et a commencé à vivre dans la rue. Julio a passé plus de
trois ans dans la rue avant que nous puissions faire sa connaissance. Nous
avons pu contacter la famille qui n’a pas fait de difficultés pour récupérer
l’enfant; l’oncle nous a même dit que cet enfant était son avenir s’il pouvait
arriver à le prendre en charge.
Nous avons pu placer Julio dans une école en 4
ème primaire. Un
soutien accordé à la famille et un suivi attentif de l’enfant permet une
stabilisation progressive de sa situation.
Par Ndako Ya Biso le 15 juillet 2007, - Kinshasa - Les enfants des rues
Pour nous aider, vous pouvez parrainer les enfants
des rues de Kinshasa.
Samuel a 5 mois et il est né
dans la rue. Charlène, sa maman, y vit dans la rue depuis 5 ans. Comme les
autres filles de la rue, son activité principale réside dans la
prostitution.

Les filles de la rue ont
d’habitude un garçon qui leur est plus plus proche, leur « love », avec lequel
elles pratiquent des relations sans préservatif et qui joue auprès d'elles le
rôle de « protecteur ». Un grand nombre de filles de la rue tombent enceintes
et, si elles n’arrivent pas à avorter, elles ne gardent pas leur enfant, une
charge trop lourde dans la rue, mais le laissent à la famille de leur love ou à
leurs propres parents.
Samuel est le troisième enfant de Charlène, mais la famille du père ne veut pas
le voir et la mère de Charlène ne veut plus accueillir un enfant
supplémentaire. Alors Charlène a exercé son agressivité contre Samuel dont elle
voulait se débarrasser. Elle lui a donné des coups et l’a fait tomber. A trois
mois, l’enfant avait une fracture du fémur, nous l’avons accueilli et soigné.
Mais Charlène a poursuivi sa violence et ses coups sur son bébé au point que
d’autres filles de la rue le lui ont arraché et nous l’ont amené pour le
sauver. Comme Charlène ne veut pas rentrer dans sa famille, nous avons visité
celle-ci et découvert une tante qui a bien voulu accepter d’accueillir
l’enfant. Nous aidons cette femme très pauvre afin de consolider cet
accueil.
28 mai 2007
Par Ndako Ya Biso le 28 mai 2007, - Kinshasa - Les enfants des rues
en savoir plus sur ce centre d'accueil pour enfants des rues à Kinshasa

C’est un semestre riche
en émotions que nous venons de passer. Le reportage télévisé diffusé sur TF1 en
mars a eu sur le fonctionnement de Ndako Ya Biso un impact que nous n’aurions
jamais soupçonné. Vous avez été nombreux à nous manifester votre solidarité et
nous vous en remercions très sincèrement. Les enfants ont largement bénéficié
de votre générosité qui a sensiblement modifié leurs conditions de vie. Le
Centre a pu être rénové et repeint à neuf, et c’est peu dire qu’il en avait
besoin car les locaux étaient vraiment vétustes. Des casiers individuels
fermant à l’aide d’un cadenas ont été installés et mis à leur disposition, en
réponse à une demande pressante qu’ils nous faisaient. En effet, ils
souhaitaient tous pouvoir mettre à l’abri les maigres biens qui sont les leurs
et qu’ils se font régulièrement voler lorsqu’ils prennent un peu de repos la
nuit dans la rue.
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25 avril 2007
Par Ndako Ya Biso le 25 avril 2007, - Kinshasa - Les enfants des rues
Pour nous aider, vous pouvez parrainer les enfants
des rues de Kinshasa.

Yves a 14
ans, il a passé 3 ans dans la rue : sa maman est décédée et son père s’est
remarié avec une nouvelle femme. Celle-ci, attachée à ses propres enfants,
n’aimait pas le fils de la première femme de son mari et le faisait sentir à
l’enfant tout en faisant au père des rapports cruels et injustifiés sur la
mauvaise conduite de son fils. Confiant en sa femme et excédé par cette
situation, le père d’Yves a chassé l’enfant en lui disant de trouver refuge
dans la famille de sa mère. Se sentant rejeté et abandonné, ne trouvant pas la
famille de sa mère, Yves a préféré descendre dans la rue.
Après l’arrivée d’Yves au Centre, un animateur a pu, d’après les indications
données par l’enfant, aller visiter sa tante paternelle. Celle-ci a révélé que,
quelques jours après avoir appris que l’enfant vivait dans la rue, le père est
décédé, profondément triste de ne pas avoir revu son fils.
En souvenir du père et de son attitude, la tante a immédiatement accepté
d’accueillir l’enfant et nous avons pu le ramener, tout heureux, chez elle, au
milieu de ses cousins. Yves étudie à présent en 5
ème année dans une
école proche de la maison.
Par Ndako Ya Biso le 25 avril 2007, - Kinshasa - Les enfants des rues
Pour nous aider, vous pouvez parrainer les enfants
des rues de Kinshasa.

Son nom est
FRANCK, ou plutôt KABILA comme on l’appelle dans la rue en raison de sa
corpulence et de sa petite taille, à l’image de l’ancien président du
Congo.
Ses deux parents sont décédés du sida alors qu’il avait deux ans et
aujourd’hui, à treize ans, il a déjà passé cinq ans dans la rue. Son oncle
paternel se considère comme responsable de l’enfant et veut bien l’accueillir,
mais ses enfants et sa femme actuelle ne veulent rien entendre et refusent de
voir Kabila qu’ils considèrent comme un sorcier dangereux qui ne pourrait
apporter que des malheurs dans la famille.
Kabila est un enfant éveillé et intelligent, il se débrouille en français, il
aime accueillir les visiteurs du Centre et rend facilement service pour la
vaisselle et le balayage mais, quand il se sent agressé, il peut devenir
terriblement violent.
Comment le sortir de la rue ? Après de longues discussions avec l’oncle et la
famille de l’enfant, après un essai raté de quelques jours dans sa famille,
nous avons enfin pu trouver ensemble une solution. L’oncle a souhaité placer
Kabila dans un internat, l’invitant à venir passer ses temps de vacances dans
sa famille et espérant que cette solution puisse être acceptable pour son
épouse.
C’est ainsi que nous avons pu habiller Kabila de neuf, lui donner sa petite
valise et son équipement scolaire et le conduire, avec son oncle, tout heureux
jusqu’à l’internat de garçons de l’école primaire où il a commencé ce
trimestre. Pour cet enfant qui rêvait de reprendre l’école, se retrouver en
uniforme scolaire en 5ème année primaire, dans un endroit calme au milieu de
nouveaux camarades, quelle joie et quelle dignité retrouvée !
Et le 1er mai, premier week-end de sortie de l’internat, Kabila a pu le passer
paisiblement parmi les autres enfants de son oncle. La femme de l’oncle nous a
dit qu’elle avait regardé les cahiers de l’enfant et qu’elle était très
contente des premiers résultats de son neveu !
11 mars 2007
Par Ndako Ya Biso le 11 mars 2007, - Kinshasa - Les enfants des rues
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Le reportage sur les enfants
sorciers à Kinshasa diffusé le dimanche 11 mars 2007 aura très prochainement
une suite. La situation a sensiblement changé pour Kabila, Ruben et Joseph, le
journaliste Emmanuel REITZ en témoigne dans un nouveau reportage. Celui-ci sera
diffusé dans l'émission 7 à 8 sur TF1 dans le courant du mois de mai.
Si vous souhaitez aider ces enfants de manière personnelle, plutôt que de leur
envoyer un colis qui risque fort de ne pas leur parvenir ou d'être pillé au
passsage, vous pouvez utiliser notre service de
cadeaux en ligne en mentionnant leurs noms dans la case "filleul"
du formulaire des
cadeaux aux enfants sorciers.
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21 décembre 2006
Par Ndako Ya Biso le 21 décembre 2006, - Kinshasa - Les enfants des rues
en savoir plus sur ce centre d'accueil pour enfants des rues à Kinshasa

Ce jeudi, nous avons
passé une merveilleuse journée avec 31 des enfants de la rue que nous
accueillons dans notre centre « Ndako ya Biso ». Nous avions loué un vieux
petit bus, où tous se sont entassés, et nous sommes partis au bord d’une petite
rivière. Toute la journée, les enfants ont pu plonger dans l’eau et se détendre
ainsi que profiter d’un bon pique nique : une journée de joie pour tous.
La responsable du petit centre où nous étions nous a bien accueillis et m’a dit
qu’elle avait eu peur au départ, trouvant les enfants très agressifs, mais
qu’elle avait été si heureuse de les voir progressivement de plus en plus
joyeux et détendus au cours de la journée.
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15 décembre 2005
Par Ndako Ya Biso le 15 décembre 2005, - Kinshasa - Les enfants des rues
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Depuis le début du mois
d'octobre, nous avons quitté nos locaux provisoires prêtés par la paroisse
Sainte-Christine pour nous installer dans une maison que nous louons à présent
et qui abrite toutes les activités du projet.
Nous avons demandé aux enfants de nous trouver un nom pour la maison ;
mais ils ont eu beau chercher, rien ne leur est venu spontanément. Cependant,
entre eux, ils ont rapidement pris l’habitude de dire : "nous nous rendons à
notre maison", ou "nous venons de notre maison". Nous avons été très touchés
par cette expression et avons dès lors retenu ce mot pour baptiser à la fois la
maison et le projet lui-même :
NDAKO YA BISO
Notre maison
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18 octobre 2005
Par Ndako Ya Biso le 18 octobre 2005, - Kinshasa - Les enfants des rues
en savoir plus sur ce centre d'accueil pour enfants des rues à Kinshasa
Je m'appelle Violaine, j'ai
24 ans et j'ai interrompu mes études pendant un an l'année dernière pour me
mettre au service d'une mission à Kinshasa.

En septembre 2004, je suis partie pour neuf mois à la découverte de cette ville
immense et de sa population, impressionnante de vie malgré la misère.
J'avais pour tâche de donner des cours de français dans une école paroissiale
au cœur d'un quartier pauvre de la ville, Makala. Ce quartier est situé à côté
du rond-point Ngaba, qui est un carrefour important de la ville : les nombreux
bus et taxis y croisent des camions chargés de marchandises en provenance du
port de Matadi. J'ai été tout de suite plongée dans cette ambiance kinoise, où
l'on est étourdi par la foule colorée et bruyante, les mamans portant sur leur
tête les fruits ou le pain qu'elle vendront au marché, les vendeurs ambulants
criant pour interpeller les passants, les vieilles voitures bondées servant de
taxis (on se demande toujours comment elles font pour rouler encore…)
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11 mai 2005
Par SOS Enfants le 11 mai 2005, - Kinshasa - Les enfants des rues
SOS
Enfants démarre aujourd'hui un programme de
parrainage collectif
des enfants des rues de Kinshasa.
Seuls au monde, livrés à eux-mêmes dans un milieu
où violence rime avec souffrance, 700 enfants tentent de survivre autour du
rond-point Ngaba, un des plus importants carrefours de Kinshasa.
Ces enfants ne possèdent plus rien.
Plus de famille, plus de toit, pas même un vêtement de rechange. Ils sont
obligés de dormir par terre, sur les trottoirs, dans une vieille carcasse de
voiture ou sous les étals des marchés, au risque de se faire agresser ou
dépouiller durant leur sommeil...
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