SOS Enfants, le Blog

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27 mars 2008

Kinshasa : Rodrigue, orphelin chassé pour sorcellerie

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Joel Rodrigue a 13 ans, il vient d’un petit village de province. Après le décès de ses deux parents, sa tante l’a recueilli et est venue vivre avec lui à Kinshasa. Mais bientôt, influencée par son milieu de vie, la tante a commencé à considérer l’enfant comme un sorcier et l’a chassé de la maison.

Nous avons recueilli l’enfant après 4 mois passés dans la rue et il s’est très vite confié à nous. Au début, la tante refusait tout dialogue, elle ne voulait plus entendre parler de Rodrigue et proposait simplement de le renvoyer dans son village. Mais finalement, après plusieurs rencontres, elle a admis qu’elle seule pouvait prendre l’avenir de l’enfant en charge. Elle a donc accepté de le reprendre, nous l’avons ramené chez lui et inscrit à l’école où il a bien repris ses études.

Vous pouvez nous aider et parrainer les enfants des rues de Kinshasa.

Kinshasa : Frida et Asia, persécutées pour sorcellerie

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Frida et Asia sont deux sœurs de 10 et 12 ans, orphelines de mère. Nous les avons réunifiées chez elles en mai 2007 après qu’elles aient été chassées de la maison par leur père qui les traitait de sorcières. Mais récemment, la belle-mère a rencontré des difficultés pour accoucher et en a jeté la responsabilité sur les fillettes qui ont à nouveau été accusées de sorcellerie.
Leur père les a attendues à la sortie de l’école et conduites chez un pasteur. Elles ont été battues et torturées avant d’être rejetées dans la rue. Au bout de quelques jours, la belle-mère a fini par accoucher et nous avons pu ramener Frida et Asia chez elles. Mais la situation familiale reste très tendue et nous sommes déjà intervenus plusieurs fois pour assurer leur protection.

Vous pouvez nous aider et parrainer les enfants des rues de Kinshasa.

15 janvier 2008

Kinshasa : Réunifications familiales effectuées en 2007

LISTE DES ENFANTS REUNIFIES DANS LEUR FAMILLE
           AU COURS DE L’ANNEE 2007

Janvier 2007  4 enfants
        - Ginias        10 ans  3 jours de rue
        - Lomami        16 ans  1 an de rue
        - Regan         15 ans  3 mois de rue (R)
        - Peter         16 ans   9 mois de rue

Février 2007   6 enfants
        - Yves Bwabwe   14 ans  2 ans de rue
        - Abel          16 ans  4 ans de rue (R) 
        - Endrick       16 ans  1 an de rue
        - Malu          15 ans  5 ans de rue  (R)
        - Willy         14 ans  3 ans de rue 
        - Guy           15 ans  2 ans de rue (R)

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8 janvier 2008

RD du Congo : Atelier de formation en menuiserie pour la réinsertion des enfants soldats à Goma - Rapport d'activité

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1. Préambule

Enfant soldat démobilisé en formation de menuiserie à Goma Pourquoi alphabétisation et remise à niveau au cours de la formation
  • Sans savoir lire, écrire et calculer, il est difficile d’adhérer aux associations de développement social.
  • Quand on est analphabète, il n’y a pas moyen de prétendre à un emploi.
  • La lecture des journaux échappe aux analphabètes ; il est grand temps de suivre l’évolution des choses.
  • Un analphabète est négligé par la société.

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10 novembre 2007

Kinshasa : Accueil et réinsertion des enfants des rues

en savoir plus sur ce centre d'accueil pour enfants des rues à Kinshasa

Ndako Ya BisoUne des préoccupations essentielles du trimestre aura été la présence croissante de filles à notre dispensaire. C’est pour nous un signe très fort du besoin urgent d’un appui de notre part adapté à leurs besoins particuliers. Nous souhaitons ardemment ouvrir une maison pour les filles de la rue dès que possible. Nous avons été spécialement frappés le mois dernier en découvrant trois filles de la rue dormant dehors, cachées sur le barza d’une maison avec leurs trois bébés en très bas âge.

C’est une situation cruelle et intolérable contre laquelle nous sommes plus que jamais décidés à réagir car les exemples se multiplient : En septembre, parmi les filles de la rue fréquentant notre dispensaire, nous avons enregistré pas moins de six grossesses. Cela nous a décidé à mettre en place des formations spéciales pour le groupe des filles afin de les informer sur leur cycle menstruel et sur les méthodes de contraception.

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25 octobre 2007

Kinshasa : Argane ou l'enfant, sa marâtre et la rue...

Pour nous aider, vous pouvez parrainer les enfants des rues de Kinshasa.

Argane a 13 ans. Sa mère est décédée en 2000 et son père, un militaire, s’est remarié récemment. Mais la nouvelle femme a déjà trois enfants plus jeunes, elle n’apprécie pas Argane et refuse de s’en occuper. Elle le délaisse totalement et ne lui donne pas à manger comme aux autres enfants de la maison.
L’enfant a fui un beau matin cette situation devenue insupportable pour lui. Il a passé deux semaines dans la rue avant de nous trouver. A sa demande, nous sommes allés rencontrer sa belle-mère qui nous a dit que l’enfant était têtu et indiscipliné. Mais, mise devant ses responsabilités, elle a finalement accepté de le reprendre et nous a promis de mieux veiller sur lui. Argane n’allait plus à l’école depuis un an. Selon son désir, nous l’avons inscrit en classe de 5ème et, depuis, il se montre un élève assidu.
Nous suivons de près l’évolution de sa situation familiale qui semble hélas encore bien précaire.

Kinshasa : Un enfant des rues nommé Espoir...

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Espoir a 11 ans, il a été confié à la garde de son oncle maternel après le décès de sa mère. Mal nourri, mal suivi, violenté par son oncle, il a pris l’habitude du vol pour survivre.
Un jour qu’une course lui avait été confiée, l’enfant en a profité pour s’amuser et détourner l’argent. A son retour à la maison, son oncle l’a chassé en lui disant qu’il ne voulait plus le revoir avant qu’il ne rembourse l’argent confié. C’est ainsi que l’enfant a quitté la maison pour la rue où il a passé deux mois avant que nous puissions le trouver au rond-point Ngaba.
Terrorisé à l’idée de retourner chez son oncle, Espoir a préféré nous donner l’adresse de son grand-père que nous avons pu rapidement rencontrer pour tenter d’arranger les choses. Celui-ci nous a bien reçu, il s’est montré désolé et compréhensif et a accepté sans problème de prendre l’enfant en charge. Quand nous lui avons amené Espoir, il a été très content de retrouver son petit-fils et l’a accueilli gentiment. Nous l’avons inscrit en 3ème année de l’école primaire, il commence doucement à se stabiliser et semble content de sa nouvelle vie.

Kinshasa : 4 mois de rue pour 4 chaises en plastique

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Yannick est un enfant âgé de 13 ans, sa mère est décédée, son père a préféré l’oublier et c’est son grand-père maternel qui a bien voulu l’accueillir. Mais l’enfant, avec son cousin André, a volé et vendu quatre chaises en plastique de son grand-père, puis, ayant peur de la sanction, il est parti dans la rue.
Nous l’avons rencontré trois mois plus tard au rond-point, il a bien voulu nous donner l’adresse du grand père. Quand nous avons rencontré celui-ci, il était d’abord fâché, mais ensuite il a accepté facilement de reprendre son petit fils à la maison.
Nous avons ramené Yannick et l’avons inscrit au centre scolaire Bondeko en classe de 4ème, où il semble très appliqué. Lors d’une récente visite de suivi, le grand-père nous a montré ,très fier, les cahiers de son petit fils qui avait de très bonnes notes.

Kinshasa : Magloire, poussé à la rue par son beau-père

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Magloire a 12 ans et a passé deux mois dans la rue : Sa maman a eu ce premier fils avant son mariage actuel ; ils vivent dans une toute petite maison avec trois autres enfants. Le mari de la maman a d’abord accepté d’accueillir l’enfant mais sans rien faire pour lui. Pour trouver de quoi manger, Magloire était obligé de passer la plus grande partie de ses journées dans la rue. Puis un jour, le père a dit qu’il ne voulait plus le voir dans sa maison en raison de son indiscipline.
L’enfant a quitté la maison pour la rue, nous avons fait sa connaissance autour du rond-point. Lors de notre rencontre, la maman a d’abord eu peur de la réaction de son mari, mais celui-ci a pris conscience de son devoir d’accueillir Magloire et nous avons pu le ramener chez lui et l’inscrire dans une école en classe de 2ème année.

13 août 2007

Parrainer la réinsertion des enfants soldats à Goma

SOS Enfants démarre aujourd'hui un programme de
parrainage collectif d'enfants soldats au Congo.

Parrainer la formation professionnelle des enfants soldats démobilisés

L'APROJED, partenaire local de SOS Enfants, a pour mission de favoriser la réinsertion des enfants soldats après leur démobilisation.

Aux plus vulnérables d'entre eux, elle propose une formation professionnelle dans le cadre de ses ateliers spécialisés.

Cette formation permet aux jeunes, en un temps très court, d'acquérir les capacités d'exercer un métier solide et de subvenir à leurs besoins sans risquer d'être enrôlés à nouveau pour retourner au combat.

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15 juillet 2007

Kinshasa : Bukaka, petite fille des rues

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Bukaka a 8 ans , c’est une petite fille qui habite avec sa maman chez son grand-père. Les deux parents sont séparés, le papa est un handicapé sans ressources. Le grand-père est âgé et lui aussi handicapé, la maman elle-même n’a pas de ressources et toute la famille vit dans une grande pauvreté, c’est pourquoi la petite fille vient souvent au marché du rond-point, pour ramasser les restes de charbons de bois.
C’est ainsi qu’elle est restée deux semaines dans la rue, avec ses amies, sans avoir le courage de retourner à la maison. Nous l’avons découverte et ramenée à sa maman. Pour éviter à tout prix que Bukaka ne retourne dans la rue, nous apportons une petite aide à sa maman et avons cherché à scolariser l’enfant au plus vite. Nous l’avons inscrite en 1ère année, elle est maintenant très fière dans son uniforme scolaire tout neuf.

Kinshasa : Judith et son bébé, deux enfants de la rue

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Judith a 17 ans et elle vit depuis 7 ans dans la rue. Nous l’avons rencontrée alors qu’elle était enceinte de 7 mois. Elle a bien voulu nous accompagner chez ses parents avec lesquels elle garde une relation en allant les visiter de temps en temps. Ils habitent dans un quartier très lointain et isolé, au bord d’une rivière, nous avons du prendre une pirogue pour y arriver. La famille vit dans une très grande pauvreté, la maison familiale est une petite hutte de branchages et de morceaux de bâches, pratiquement vide à l’intérieur. La famille vit de la pêche et du petit commerce, mais le capital de la maman pour son petit commerce de condiments ne dépasse pas 5$.

Nous avons donné une garantie locative afin de trouver un meilleur logement pour la famille et apporté une aide à la maman dans son petit commerce pour lui permettre d’accueillir sa fille et son bébé, qui est né en bonne santé et se porte bien.

Kinshasa : Réinsertion familiale pour Jonathan

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Jonathan a 8 ans et habite avec ses deux parents, mais ceux-ci vivent dans une très grande misère. Le papa assure un gardiennage, mais avec un très faible revenu, et la maman ne fait rien. Peu à peu, l’enfant a commencé à être considéré comme un sorcier, responsable de la grande pauvreté et du malheur de la famille. Ne supportant plus cette chose, Jonathan est parti, il a passé trois semaines dans la rue.
Nous l’avons rencontré un jour où d’autres enfants dans la rue le battaient en le taxant de sorcellerie. Soulagé, il nous a suivi au centre et s’est confié à nous. Il a pu nous donner son adresse, nous avons retrouvé sa famille dans une pauvre petite hutte, les parents et trois autres de leurs enfants, sans compter une fille qui vit elle aussi dans la rue. Les retrouvailles de l’enfant avec ses parents ont été très émouvantes. Nous avons pu l’inscrire en classe de 1ère année dans une école proche, nous espérons que le soutien apporté à la famille et le suivi de la situation par les animateurs permettra à l’enfant de se stabiliser définitivement dans son milieu.

Kinshasa : L'histoire de Julio, enfant des rues

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Julio a 12 ans ; il est orphelin de mère et a été accueilli par son oncle maternel. Mais celui-ci vit dans la misère et n’a pu réellement prendre en charge l’enfant qui s’est senti abandonné et a commencé à vivre dans la rue. Julio a passé plus de trois ans dans la rue avant que nous puissions faire sa connaissance. Nous avons pu contacter la famille qui n’a pas fait de difficultés pour récupérer l’enfant; l’oncle nous a même dit que cet enfant était son avenir s’il pouvait arriver à le prendre en charge.
Nous avons pu placer Julio dans une école en 4ème primaire. Un soutien accordé à la famille et un suivi attentif de l’enfant permet une stabilisation progressive de sa situation.

Kinshasa : Charlène et Samuel, maman et bébé de la rue...

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Samuel a 5 mois et il est né dans la rue. Charlène, sa maman, y vit dans la rue depuis 5 ans. Comme les autres filles de la rue, son activité principale réside dans la prostitution.Les filles de la rue ont d’habitude un garçon qui leur est plus plus proche, leur « love », avec lequel elles pratiquent des relations sans préservatif et qui joue auprès d'elles le rôle de « protecteur ». Un grand nombre de filles de la rue tombent enceintes et, si elles n’arrivent pas à avorter, elles ne gardent pas leur enfant, une charge trop lourde dans la rue, mais le laissent à la famille de leur love ou à leurs propres parents.

Samuel est le troisième enfant de Charlène, mais la famille du père ne veut pas le voir et la mère de Charlène ne veut plus accueillir un enfant supplémentaire. Alors Charlène a exercé son agressivité contre Samuel dont elle voulait se débarrasser. Elle lui a donné des coups et l’a fait tomber. A trois mois, l’enfant avait une fracture du fémur, nous l’avons accueilli et soigné. Mais Charlène a poursuivi sa violence et ses coups sur son bébé au point que d’autres filles de la rue le lui ont arraché et nous l’ont amené pour le sauver. Comme Charlène ne veut pas rentrer dans sa famille, nous avons visité celle-ci et découvert une tante qui a bien voulu accepter d’accueillir l’enfant. Nous aidons cette femme très pauvre afin de consolider cet accueil.

28 mai 2007

Kinshasa : Accueil et réinsertion des enfants des rues

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Ndako Ya BisoC’est un semestre riche en émotions que nous venons de passer. Le reportage télévisé diffusé sur TF1 en mars a eu sur le fonctionnement de Ndako Ya Biso un impact que nous n’aurions jamais soupçonné. Vous avez été nombreux à nous manifester votre solidarité et nous vous en remercions très sincèrement. Les enfants ont largement bénéficié de votre générosité qui a sensiblement modifié leurs conditions de vie. Le Centre a pu être rénové et repeint à neuf, et c’est peu dire qu’il en avait besoin car les locaux étaient vraiment vétustes. Des casiers individuels fermant à l’aide d’un cadenas ont été installés et mis à leur disposition, en réponse à une demande pressante qu’ils nous faisaient. En effet, ils souhaitaient tous pouvoir mettre à l’abri les maigres biens qui sont les leurs et qu’ils se font régulièrement voler lorsqu’ils prennent un peu de repos la nuit dans la rue.

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25 avril 2007

Kinshasa : Persécuté par sa marâtre, Yves subit 3 ans de rue

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Yves a 14 ans, il a passé 3 ans dans la rue : sa maman est décédée et son père s’est remarié avec une nouvelle femme. Celle-ci, attachée à ses propres enfants, n’aimait pas le fils de la première femme de son mari et le faisait sentir à l’enfant tout en faisant au père des rapports cruels et injustifiés sur la mauvaise conduite de son fils. Confiant en sa femme et excédé par cette situation, le père d’Yves a chassé l’enfant en lui disant de trouver refuge dans la famille de sa mère. Se sentant rejeté et abandonné, ne trouvant pas la famille de sa mère, Yves a préféré descendre dans la rue.
Après l’arrivée d’Yves au Centre, un animateur a pu, d’après les indications données par l’enfant, aller visiter sa tante paternelle. Celle-ci a révélé que, quelques jours après avoir appris que l’enfant vivait dans la rue, le père est décédé, profondément triste de ne pas avoir revu son fils.
En souvenir du père et de son attitude, la tante a immédiatement accepté d’accueillir l’enfant et nous avons pu le ramener, tout heureux, chez elle, au milieu de ses cousins. Yves étudie à présent en 5ème année dans une école proche de la maison.

Kinshasa : Kabila, orphelin du sida, 13 ans dont 5 dans la rue

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Son nom est FRANCK, ou plutôt KABILA comme on l’appelle dans la rue en raison de sa corpulence et de sa petite taille, à l’image de l’ancien président du Congo.
Ses deux parents sont décédés du sida alors qu’il avait deux ans et aujourd’hui, à treize ans, il a déjà passé cinq ans dans la rue. Son oncle paternel se considère comme responsable de l’enfant et veut bien l’accueillir, mais ses enfants et sa femme actuelle ne veulent rien entendre et refusent de voir Kabila qu’ils considèrent comme un sorcier dangereux qui ne pourrait apporter que des malheurs dans la famille.
Kabila est un enfant éveillé et intelligent, il se débrouille en français, il aime accueillir les visiteurs du Centre et rend facilement service pour la vaisselle et le balayage mais, quand il se sent agressé, il peut devenir terriblement violent.
Comment le sortir de la rue ? Après de longues discussions avec l’oncle et la famille de l’enfant, après un essai raté de quelques jours dans sa famille, nous avons enfin pu trouver ensemble une solution. L’oncle a souhaité placer Kabila dans un internat, l’invitant à venir passer ses temps de vacances dans sa famille et espérant que cette solution puisse être acceptable pour son épouse.
C’est ainsi que nous avons pu habiller Kabila de neuf, lui donner sa petite valise et son équipement scolaire et le conduire, avec son oncle, tout heureux jusqu’à l’internat de garçons de l’école primaire où il a commencé ce trimestre. Pour cet enfant qui rêvait de reprendre l’école, se retrouver en uniforme scolaire en 5ème année primaire, dans un endroit calme au milieu de nouveaux camarades, quelle joie et quelle dignité retrouvée !
Et le 1er mai, premier week-end de sortie de l’internat, Kabila a pu le passer paisiblement parmi les autres enfants de son oncle. La femme de l’oncle nous a dit qu’elle avait regardé les cahiers de l’enfant et qu’elle était très contente des premiers résultats de son neveu !

11 mars 2007

Kinshasa : Pour aider Arnold, Kabila, Ruben et Joseph, les enfants sorciers du reportage de TF1

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Le reportage sur les enfants sorciers à Kinshasa diffusé le dimanche 11 mars 2007 aura très prochainement une suite. La situation a sensiblement changé pour Kabila, Ruben et Joseph, le journaliste Emmanuel REITZ en témoigne dans un nouveau reportage. Celui-ci sera diffusé dans l'émission 7 à 8 sur TF1 dans le courant du mois de mai.

Si vous souhaitez aider ces enfants de manière personnelle, plutôt que de leur envoyer un colis qui risque fort de ne pas leur parvenir ou d'être pillé au passsage, vous pouvez utiliser notre service de cadeaux en ligne en mentionnant leurs noms dans la case "filleul" du formulaire des cadeaux aux enfants sorciers.

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21 décembre 2006

Kinshasa : Accueil et réinsertion des enfants des rues

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Ndako Ya BisoCe jeudi, nous avons passé une merveilleuse journée avec 31 des enfants de la rue que nous accueillons dans notre centre « Ndako ya Biso ». Nous avions loué un vieux petit bus, où tous se sont entassés, et nous sommes partis au bord d’une petite rivière. Toute la journée, les enfants ont pu plonger dans l’eau et se détendre ainsi que profiter d’un bon pique nique : une journée de joie pour tous.
La responsable du petit centre où nous étions nous a bien accueillis et m’a dit qu’elle avait eu peur au départ, trouvant les enfants très agressifs, mais qu’elle avait été si heureuse de les voir progressivement de plus en plus joyeux et détendus au cours de la journée.

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