en savoir plus sur le parrainage d'Orphelins au Rwanda
Suivi psycho-social
Les animateurs du Point d’Ecoute visitent régulièrement les fratries afin de se rendre compte des problèmes auxquels les
enfants se
heurtent.Ces rencontres se font non seulement avec les enfants infectés et affectés par le VIH/SIDA mais aussi les parents et/ou tutelles sans perdre de vue leur entourage pour résoudre les problèmes affectant le bien être et l’épanouissement des orphelins.
On enregistre des conflits inter fratries qui entraînent parfois l’abandon de foyer, des conflits avec leurs tutelles voire même avec leur entourage.
En vue de susciter l’implication de la communauté dans la prise en charge des fratries, il a été mis en place dans la zone de Kanama et Cyanzarwe un conseil des parents qui va pouvoir identifier et affronter les problèmes auxquels les enfants sont exposés (discrimination, stigmatisation, usage des drogues, exploitation sexuelle). Ce conseil va épauler le Point d’Ecoute pour une bonne orientation et gestion des aides destinées aux fratries.
Rappelons que ce conseil regroupe les parents et ou les tutelles des orphelins du VIH/SIDA et autres parents responsables des enfants encadrés par le Point d’Ecoute.
Notre précédent rapport exposait le problème majeur de certaines adolescentes
chefs de famille devenues mères prématurément. Dans le but de les aider pour la
double prise en charge de leur fratrie et de leur bébé, s’inspirant du proverbe
chinois Au lieu de me donner un poisson, il faut m’apprendre à le pêcher, le
Point d’Ecoute a expérimenté avec ces jeunes filles chefs de famille un
programme de démarrage de micro-projets. Une dizaine de jeunes mamans chefs de
fratrie de la zone de Nyamyumba ont ainsi reçu un financement pour la création
d’une activité génératrice de revenus.
Un cheval est attaché à
l’entrée de la cour d’Ali Ouedraogo, dans la bourgade de Gourcy, à 150 km au
nord de Ouagadougou, la capitale burkinabée, en plein Sahel. Ce n’est pas banal
: l’animal est un signe de réussite, la preuve qu’à 78 ans, Ali Ouedraogo vit
mieux que ses voisins, paysans comme lui. Au milieu de sa cour, trois greniers
circulaires sont remplis de sorgho à ras bord. Il y a là de quoi nourrir toute
la famille jusqu’à la prochaine récolte, en septembre, peut-être même plus.
Quarante personnes, dont une ribambelle d’enfants, en vivent, alors que
d’autres familles sont déjà à court. Elles devront survivre avec le babenda, un
plat de disette au goût d’épinards fades, constitué d’une poignée de céréales
et de brassées de feuilles.
En 2007, dans la région
de Guiè, la saison pluvieuse a commencé en juillet, avec un mois de retard.
Puis, pendant deux mois et demi, les pluies ont été abondantes, souvent
destructives. A la mi-septembre, la pluie s’est arrêtée brusquement, un mois
trop tôt. Beaucoup de récoltes se sont desséchées avant de mûrir ; depuis la
famine est dans tous les esprits car chez nous tout le monde est agriculteur
!
Au niveau de chaque
zone, un animateur est affecté en permanence au service des enfants de son
ressort. Il effectue régulièrement des visites dans les fratries afin de se
rendre compte des difficultés auxquelles se heurtent les enfants dans leur vie
quotidienne et ils examinent ensemble comment trouver des solutions à ces
problèmes.
Au niveau de la Ferme
Pilote de Guiè, nous accusons un sérieux déficit. Alors qu'une saison normale
donne autour de 750 mm, nous avons reçu 529 mm d'eau en 2006 répartis sur une
période de 26 semaines. Cela nous donne une moyenne de 20 mm par semaine sur
l'ensemble de cette période pluvieuse (24 avril au 19 octobre). Mais seules 23
semaines de cette période ont été réellement pluvieuses et 3 semaines n'ont
connu aucune pluie (deux en mai et une en octobre).
Contrairement à celle de
2004, la pluviométrie enregistrée en 2005 a été bonne, avec une difficulté de
taille pour les agriculteurs : gérer une bonne campagne agricole en même temps
que la famine faisant suite aux récoltes catastrophiques de 2004.
Au début du mois de
septembre, les maïs tant attendus ont donné leurs épis et le poids de la famine
s'est enfin dissipé.
Vous avez été nombreux à réagir à
notre message concernant la pluviométrie 2004 relevée à la Ferme Pilote de
Guiè. Il faisait aussi état de la situation de famine dans notre région, suite
aux désastreuses récoltes de 2004.
La pluviométrie
enregistrée en 2004 a été une fois de plus catastrophique pour le Sahel, elle
engendre une famine dont les médias commencent à parler.