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Tag - Témoignages enfants

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25 avril 2007

Kinshasa : Persécuté par sa marâtre, Yves subit 3 ans de rue

Pour nous aider, vous pouvez parrainer les enfants des rues de Kinshasa.

Yves a 14 ans, il a passé 3 ans dans la rue : sa maman est décédée et son père s’est remarié avec une nouvelle femme. Celle-ci, attachée à ses propres enfants, n’aimait pas le fils de la première femme de son mari et le faisait sentir à l’enfant tout en faisant au père des rapports cruels et injustifiés sur la mauvaise conduite de son fils. Confiant en sa femme et excédé par cette situation, le père d’Yves a chassé l’enfant en lui disant de trouver refuge dans la famille de sa mère. Se sentant rejeté et abandonné, ne trouvant pas la famille de sa mère, Yves a préféré descendre dans la rue.
Après l’arrivée d’Yves au Centre, un animateur a pu, d’après les indications données par l’enfant, aller visiter sa tante paternelle. Celle-ci a révélé que, quelques jours après avoir appris que l’enfant vivait dans la rue, le père est décédé, profondément triste de ne pas avoir revu son fils.
En souvenir du père et de son attitude, la tante a immédiatement accepté d’accueillir l’enfant et nous avons pu le ramener, tout heureux, chez elle, au milieu de ses cousins. Yves étudie à présent en 5ème année dans une école proche de la maison.

Kinshasa : Kabila, orphelin du sida, 13 ans dont 5 dans la rue

Pour nous aider, vous pouvez parrainer les enfants des rues de Kinshasa.

Son nom est FRANCK, ou plutôt KABILA comme on l’appelle dans la rue en raison de sa corpulence et de sa petite taille, à l’image de l’ancien président du Congo.
Ses deux parents sont décédés du sida alors qu’il avait deux ans et aujourd’hui, à treize ans, il a déjà passé cinq ans dans la rue. Son oncle paternel se considère comme responsable de l’enfant et veut bien l’accueillir, mais ses enfants et sa femme actuelle ne veulent rien entendre et refusent de voir Kabila qu’ils considèrent comme un sorcier dangereux qui ne pourrait apporter que des malheurs dans la famille.
Kabila est un enfant éveillé et intelligent, il se débrouille en français, il aime accueillir les visiteurs du Centre et rend facilement service pour la vaisselle et le balayage mais, quand il se sent agressé, il peut devenir terriblement violent.
Comment le sortir de la rue ? Après de longues discussions avec l’oncle et la famille de l’enfant, après un essai raté de quelques jours dans sa famille, nous avons enfin pu trouver ensemble une solution. L’oncle a souhaité placer Kabila dans un internat, l’invitant à venir passer ses temps de vacances dans sa famille et espérant que cette solution puisse être acceptable pour son épouse.
C’est ainsi que nous avons pu habiller Kabila de neuf, lui donner sa petite valise et son équipement scolaire et le conduire, avec son oncle, tout heureux jusqu’à l’internat de garçons de l’école primaire où il a commencé ce trimestre. Pour cet enfant qui rêvait de reprendre l’école, se retrouver en uniforme scolaire en 5ème année primaire, dans un endroit calme au milieu de nouveaux camarades, quelle joie et quelle dignité retrouvée !
Et le 1er mai, premier week-end de sortie de l’internat, Kabila a pu le passer paisiblement parmi les autres enfants de son oncle. La femme de l’oncle nous a dit qu’elle avait regardé les cahiers de l’enfant et qu’elle était très contente des premiers résultats de son neveu !

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